Crosse Canada

21 avril 2011

À l’écoute des enregistrements sonores que je viens tout juste d’entendre (via Cyberpresse) et qui devraient jouer en boucle aux nouvelles télévisées (à moins d’une injonction de la part des avocats de Tony Accurso), on est dans l’inacceptable sidérant, on est pas surpris, mais on est dans l’inacceptable quand même. Tony Accurso aime les bateaux mais ce n’est pas pour ça qu’il s’intéresse au Port de Montréal j’imagine…

La magouille exposée est simple.  Nommons des boys de notre club à la tête du Port de Montréal pour recevoir les « inside » pour se partager les juteux contrats prévus dans les prochaines années.

Voilà comment au Québec, on manque d’argent pour prendre soin de nos vieux, faire de la recherche sur le cancer, soutenir nos professeurs et nos infirmières exténués, voilà comment on paye 20% de plus par millions dépensés pour engraisser les poches des firmes de génie-conseils et autres amis du pouvoir.

Vous avez un blogue? Parlez-en. Parlez-en partout où vous pouvez, car les politiciens au pouvoir à Ottawa et à Québec semblent trop peu pressés de prendre leurs distances face aux joueurs de ce club fermé pour ne pas être complices d’aveuglement volontaire.

Plus de démocratie ! Plus de transparence ! Et du monde en criss pour les bonnes raisons ! Voilà un slogan politique nécessaire.

Le boss

15 avril 2011

Je constate mon désintérêt de la campagne électorale en ceci que je porte quotidiennement un intérêt à la chose politique.  En campagne où tout n’est que marketing, c’est les vacances pour ceux qui comme moi se font une idée au fil des jours.

Mais à tout ceux qui se demandent pourquoi voter et/ou s’y intéresser :

Je considère dans la vie que j’ai 2 employés, le premier ministre du Canada et le premier ministre du Québec, élus pour me servir.  Suivre la politique c’est faire sa gestion de personnel.

Le gros cave et l’intelligence politique

13 avril 2011

Le livre « L’intelligence émotionelle » issu d’études récentes qui repensent la notion de QI pour y intégrer les émotions dans les relations humaines, a aussi eu l’avantage de regarder l’intelligence autrement.

La définition du Wiki du concept d’intelligence émotionnelle dit ceci :

Différentes significations sont données au terme d’intelligence. Toutefois, que l’on parle d’intelligence artificielle, d’intelligence humaine ou d’intelligence économique, toutes impliquent le fait de rassembler de l’information, d’apprendre de celle-ci et de raisonner avec elle ; elles impliquent toutes une habilité mentale associée à des opérations cognitives.

En pleine campagne électorale force est de constater à quel point il y a matière à définir l’intelligence appliquée au domaine du pouvoir politique.  Fondamental je dirais que l’on cartographie l’intelligence qui permet ou non à l’électorat de faire un choix personnel éclairé.

Mon collègue le futur honorable Jean-François Mercier lance sa candidature en s’élevant contre le peu de changements réels mis de l’avant par nos députés.  Réaction donc à l’absurde du jeu politique.  Le nombre de gens qui ne votent pas aussi est une réaction passive à cette absurdité perçue.

J’en conclu qu’une intelligence non cartographiée est à l’oeuvre, et que la raison ne semble pas percer.

Comment raisonne t-on quand on est incapable justement de « rassembler de l’information, d’apprendre de celle-ci et de raisonner avec elle » ?

Le tabou évidemment qui empêche d’aller plus loin est de nommer l’inverse de l’intelligence, être un cave ou un gros cave pour vrai  !

Évidemment quand on croit que des tables parlent avec des morts ça part ben ben mal un réflexion politique cohérente, moi être du parti conservateur je mettrais mes pubs pendant cette émission là au pc !

et Foglia qui va dans un sens similaire le 17 avril en parlant d’Harper : il ne cesse de susurrer des demi-vérités dans le but évident de plaire aux demi-imbéciles qui forment, on le sait, le gros de l’électorat.

Croire

11 avril 2011

J’ai rencontré quelqu’un qui croit avoir rencontré un autiste adulte qui génère son électricité et utilise des tunnels spatio-temporels avec sa mobilette (Québec-Montréal en 20 minutes!). La personne sort avec une amie du cégep que j’adore alors c’est délicat, comprenez.

C’est triste de constater à quel point l’homme VEUT croire aux : fantômes, esprits, tables qui parlent, les revenants, les chrystaux,  les licornes, les zombies, au diable, à des autistes électriques, des statues qui pleurent, etc…

C’est très triste.  Ça gâche souvent le reste. Parce qu’une fois qu’on me parle d’autistes électriques, c’est terminé, comment survivre à ça?

Je vous le demande, lecteurs rationnels, comment faîtes vous? (invitation à me partager vos témoignages de farfelus)

Quand t’as tué.

5 avril 2011

Décidément si Marc Cassivi n’écrivait pas dans La Presse, je n’aurais rien à dire.

Petit retour du midi sur la controverse Cantat au TNM (j’ai raté C Charette) mais j’ai lu cet article de Marc Cassivi, à lire, mais je sais que c’est déjà fait, vous êtes si curieux chers lecteurs.

Sur l’histoire « Cantat au TNM ».  Je me désole que la formule « pour ou contre » soit la formule réflexe quand un sujet délicat pointe son nez boutonneux.  Laissons à Denis Lévesque ce qui appartient à Denis Lévesque.

J’osai ajouter ce matin via Twitter que : « Moi si je tuais ma blonde dans un moment de folie je vous épargnerais ma gueule en spectacle ».  Je suis capable d’accepter qu’un humoriste qui commet le pire des crimes, a plus qu’une sentence de prison à faire pour oser demander des applaudissements pour ses gags.

Je ne parle pas de pardon, de droit de vivre ou de droit d’être artiste.  Je fais partie des fans de Noir Désir troublés par ce meurtre de Cantat.  Cela dit j’ai appris à écouter les albums de Noir Désir sans culpabilité, mais autant j’aime un album ou un artiste, autant il y a l’art et il y a la vie, et les symboles forts que l’on maîtrise ou non.

C’est Dutrisac qui twittait que c’est Wajdi qui devrait défendre son choix et non Lorraine Pintal et c’est vrai, on ne peut pas se cacher quand on cherche la réflexion par la provocation. J’espère qu’il le fera dans les prochains jours.

Je suis déçu de Cantat parce que le spectacle de la rédemption n’a pas eu lieu.  Des rockeurs ça peut arrêter de rocker sur scène, ça se peut, tout comme les danseuses arrêtent de danser, mais l’artiste peut continuer d’exister, dans le noir justement, sur disque même, loin du désir du public. Les poètes majeurs et plus importants que Cantat, comme René Char, continuent d’illuminer le monde sans projecteurs au visage. (je sais que René Char est mort mais vous comprenez le principe)

J’ai absolument aucun problème à ce que Cantat fasse ou non des spectacles, j’insiste, aucun problème avec ça.  Mettre Cantat en scène et nous demander de nous adapter à l’inconfort, c’est en effet un pari risqué de la part du TNM.  Vive ce risque vivifiant et riche de ses dangers.  Je défends cette liberté car ni moi ni ma blonde allons en mourir. Mais.

J’insiste.  Je ne serai pas de la fête.  Parce ma boussole personnelle me dit que je ne pourrai pas, me frapper les mains les unes contre les autres pour applaudir. LE RISQUE IL EST OÙ?  Crever avec des riffs de guitares et des mots, son propre abcès, m’apparait être la chose la plus difficile à faire, au nom de la vie qu’on a soufflé et le faire dans la ville où est née Marie Trintignant, si tu réussis ça Cantat, ha ben là, on aura grandit tous ensemble.

P.S. Je ne ferai pas de sketch avec Vincent Lacroix pour susciter un débat, en espérant que ça m’enlève rien.

P.P.S. Si Guy Cloutier produisait le prochain disque de Cantat, ce serait un beau débat sur le pardon aussi non?

La blogosphère en parle à plein régime mais je me délecte comme à l’habitude de JoBLo

Ho et puis ici dans la ville du vent, un écho cousin et solidaire de chez Burp

The joke is on you…and me

31 mars 2011

Bravo à Marc Cassivi ce matin pour son article, Demi-vérités, où il met dos à dos le comportement machiavélique de l’administration Harper face aux artistes (et aux Canadiens par extension) et le manque de mordant de plusieurs émissions d’humour (la dernière étant la fade série d’animation avec des personnages du groupe sanguin). Très bon parallèle parce que nous comprenons de mieux en mieux, médias sociaux à l’appui, qu’une société n’est pas une juxtaposition de boîtes à métiers (les artistes d’un bord, les astronautes de l’autre), nous sommes tous liés, et la vigueur de nos liens représente la force de notre société même.

Quand un terroriste attaque un caricaturiste (Danemark) il ne s’attaque pas au métier de dessinateur, il s’attaque à la liberté d’expression de tous les Danois.  Quand au Québec, on tolère une concentration des médias trop forte, la conséquence est un rapport de force qui disparait et une industrie qui dicte ses 4 volontés au pouvoir en place.  Les conséquences étaient quand même prévisibles.

Mike Ward et moi avons eu le même réflexe de revenir sur scène pour aller aussi loin que nous le voulions car sur scène il n’y a pas de contrôles de contenu qui mènent comme le dit très bien Cassivi à « l’uniformisation, l’aseptisation et à l’aplanissement des contenus comiques ». D’ailleurs on dirait presque un titre de cour en droit « Uniformisation, aseptisation et aplanissement des contenus comiques 101″.

Bill Maher, John Stewart, Colbert, les gars de South Park ou des Simpsons, sont là pour nous rappeller à quel point aller loin ici c’est pas aller très loin.

Autre élément important, Marc Cassivi rapporte des inquiétudes de plusieurs artistes s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.  Sachez que je ne suis pas dans le club des anonymes en passant, je suis capable de dire ce que je pense et je me désole souvent de la frilosité de la colonie artistique dans le domaine du respect de la liberté d’expression.  Ça rit jaune parfois.

Mais je me dis que quand les artistes résistent à « l’uniformisation, l’aseptisation et à l’aplanissement des contenus comiques » en baissant leurs culottes en groupe au nom d’un cachet intéressant, ça vaut ce que ça vaut.  Entre « l’uniformisation, l’aseptisation et à l’aplanissement des contenus comiques » et « l’auto-sublimation de l’éthique personnelle au nom du profit » il y a ce qu’on appelle un combat pour la liberté.

Il parait qu’il faut se battre dans la vie pour ses convictions, mais c’est plus pratique de ne pas en avoir.

Je suis allé voir le film sur la vie d’un grand québécois, Gérald Godin, un politicien mais aussi un journaliste culturel et un artiste.  Un politicien-poète-journaliste, qui fut emprisonné pendant la crise d’Octobre, pourquoi? On ne lui a jamais dit.  La raison était si simple pourtant. Pour lui rappeller à lui et à tous les intellectuels québécois francophones de l’époque, who’s your daddy !

Maintenant, daddy c’est Harper et papa va couper les allocations aux mauvais garnements, et par la bande à tous ceux qui ont des liens avec les artistes d’ici.  À la guerre quand ton avant-garde se fait écraser, une chose de sûr, you’re next !

Et si on était la force des liens qu’on entretient entre nous au lieu de vouloir être celui qui dépasse les autres? Ce serait un début de contre-pouvoir….

bonhomisation et madamisation et quoi encore

22 mars 2011

Nouveaux termes, bonhomisation est de Simon Jodoin qui répond à l’article du Devoir signé Stéphane Baillargeon sur la madamisation des médias.

La madamisation des médias a tué le magazine Madame au foyer parce que son contenu est vampirisé, copié, parodié, imité par tous, alors Simon Jodoin nous explique comment la bonhomisation donne une job aux Jeff Fillion de ce monde en simplifiant à outrance l’art de l’argumentaire.  En tournant les coins ronds on dirait qu’au Québec, la madame est contente et le monsieur est fâché.

Les 2 phénomènes sont vrais, et je crois que c’est l’avenir qu’on regarde simplement.  Chaque hormone son média, chaque émotion son chroniqueur.

Ça va résonner à grand coup de « c’est donc vrai » mais la vérité comme toujours nous sera cachée sous un tas de niaiseries.  Parfois je regarde mon bac de recyclage et en le vidant dans mon plus grand bac de recyclage j’ai l’impression c’est de plus en plus comme ça que l’information me parvient, à moi de faire le triage.

Vous voulez de la formule choc? J’en ai une, la mouettisation de l’information, nous sommes des mouettes dans un grand dépotoir de nouvelles à ciel ouvert et on y va à l’instinct.  Ça madame messieurs, c’est l’avenir de l’homme-mouette, des miettes de vérité à la dompe.

(le pire c’est que je suis quand même de bonne humeur aujourd’hui)

La maladie du premier ministre

20 mars 2011

Encore un billet qui ne sert à rien.

L’injustice, c’est ce qui m’enrage, depuis toujours, même si je loge du bon côté de la cour d’école, l’injustice me tue. Les occasions de m’enrager sont donc nombreuses et j’ai souvent plus que le micro en feu.

Suite à ce qui se passe dans le monde arabe, étant témoin de l’énergie nécessaire pour qu’une population se fasse entendre, je me dis que cette surdité des politiciens doit être étudier.  Comme une maladie peut l’être.  Il y a des classements pour les tremblements de terre et les tsunamis, les ouragans et les films à la télévision, je propose humblement une matrice pour évaluer le degré de sourdité d’un gouvernement, en l’occurence celui de l’administration Charest

Nommons la maladie : le syndrome de l’oreille du roi

Grade 1.

Vous êtes élu lors d’une élection boudée par un nombre record de québécois.  Vous ne faîtes pas le constat d’un cynisme dangereux pour la santé démocratique du Québec.

La coalition pour sortir le Québec du nucléaire n’a jamais été considérée par votre gouvernement.

Les travailleurs du Journal de Montréal sont dans la rue victime d’une loi du travail désuète, vous n’écoutez pas leur besoins.

Le français recule sur l’île de Montréal, vous faîtes la promotion de l’enseignement de l’anglais langue seconde sans mettre en place une valorisation musclée du français.

Grade 2

Vous trouvez ça normal qu’après le scandale des commandites, des collecteurs de fonds qui s’intéressent aux plans de carrière de nos juges entrent et sortent de votre bureau, post-it à l’appuie.

La population ne comprend pas votre politique concernant les gaz de shiste mais il vous faut des mois avant de changer de discours.

Grade 3

Le secteur de la construction est infiltré par le crime organisé, la population hurle pour avoir une commission d’enquête…pas vous.

La population est insatisfaite de votre travail à 81%.  Une pétition qui réclame votre démission obtient 300 000 noms en une fin de semaine, vous montrez dent blanche à qui veut bien vous prendre en photo.

Grade 4

Un de vos députés laisse entendre que le maire de Laval lui a offert de l’argent comptant, vous prenez acte tout de suite en retirant Gilles Vaillancourt du CA d’Hydro-Québec.

Quand un ancien ministre émet des allégations sur la nomination des juges, vous mettez en place une commission d’enquête qui coûtera 6 millions pour apprendre rien de précis.

Conclusion :

Quand la population hurle, manifeste, rage, l’écho de tout cela n’est que murmure à vos oreilles.  Quand il s’agit d’un député libéral ou d’un ancien ministre libéral alors là c’est comme si votre ouïe était celle de l’homme de 6 millions.

La maladie de l’oreille du roi est confirmée donc par une fermeture volontaire de l’oreille externe qui entend le monde extérieur, et une hypersensibilité de l’oreille interne, celle qui reconnaît les membres de la classe dirigeante.

D’où l’expression, ferme la porte j’ai un appel important.

Internet et les artistes

10 mars 2011

* Ce billet est un peu une suite du dernier.

Avec un minimum de recul je constate à quel point internet aura une influence positive sur les artistes, et les humoristes pour ce que j’en sais.

Si être humoriste était simplement « être drôle » le métier aurait connu une transformation majeure grâce à internet.  C’est plus que ça.  Mais quand même, parce que des gens drôles, il y en a des milliers qui s’agitent sur twitter et Facebook ou Youtube. Des personnes qui font me rire sur les médias sociaux? il y en a à la tonne.  Pourtant il y a pas plus d’humoristes à cause de cela et les humoristes ne manquent pas de jobs.

Mais s’il y a quelque chose pour moi qui a changé c’est la qualité qu’on est en droit de s’attendre des humoristes.  Quand les gens se déplacent pour nous voir, c’est pour voir et entendre de l’originalité. Vive internet pour ça.  Un public plus exigeant qui force les comiques à se surpasser !!!

La création et le résultat

9 mars 2011

Dans la suite logique de mon spectacle Martin Petit et le micro de feu, où j’aborde un paquet de tabous, je déborde sur ce blogue (que je délaisse comme une vieille minoune dans un champ) des tabous qui me viennent en tête au gré de la vie qui continue de tourner malgré ma tournée.

Tabou # 76  Votre créativité

Le discours sur la créativité est passé de suspecte (les artistes sont des fous) à sur-valorisé (tout le monde a un Picasso intérieur).  La vérité, elle, est comme toujours, en petite boule et pleure dans un coin.

Il y a de très fortes chances que vous mêmes, lecteurs de ce blogue ne soyez pas très créatifs.  Parce que TRÈS créatif c’est être créatif au même titre qu’un sprinter olympique cour vite.

Entre avoir des bonnes idées, avoir des bons flashs de temps en temps, et être très créatif, il y a un océan. Mais on vit dans une période loufoque où le créatif fascine plus que jamais dans l’Histoire.

Dans Mad Men le héros est un créatif d’agence et tout le monde de penser que lui aussi pourrait l’être, tellement pas !

Cela dit, pleurez pas, ça sert à rien d’être un hyper créatif.  Michel Louvain a fait une carrière formidable avec une toune et ben des sourires.  Des paroliers rendus riches pour un hit il y en a des milliers. Des scénaristes qui font carrière avec un bon flash, il y en a à la tonne.

Le gars qui inventé Facebook, il a même piqué son idée et il est Multi-billionnaire Man of the year!

Je reçois assez régulièrement des soumissions de projets extravagants de toutes sortes avec la mention, mon idée est géniale c’est sûr que ça va marcher ! Ben c’est ben de valeur mais c’est de la bouette poche dans 99% des cas! Pi quand tu me vends tes restants de trip de pot comme si c’était de l’or ben ça vient me titiller mon serial killer intérieur.

Tsé quand ta mère te disait il est beau ton barbo c’était arbitraire à ta condition d’enfant dont le cerveau est en construction neurologique.  Tu n’es pas un génie créatif, tu es un rêveur qui est probablement en train de scrapper sa vraie job de jour en s’imaginant être le prochain Xavier Dolan.

Ceci dit j’oserai, en ces temps de révolution mondiale de la créativité, passer pour prétentieux pour les quelques insécures de l’idéation, en osant briser ce tabou et de dire que oui, moi par contre je suis très créatif.  Ben oui. Imagine un gars qui a tout le temps des idées pi donnes-y du café, c’est moi.  Pi ça fait quoi? Ça fait que si tu m’engages pour trouver des idées tu vas en avoir plus que tu en demandais, c’est tout.  Rien de plus.  Mon cerveau fonctionne malgré moi comme ça.  Et ce n’est pas un super pouvoir.  J’accumule les dysfonctions les plus simples de la vie de tous les jours comme se rappeler de payer son permis de conduire où se faire couper les cheveux (ma braguette de pantalon est baissée 90% du temps).

Et si toutes mes idées valaient de l’or je serais multi-billionnaire, et je suis loiiiiiin du compte.  Alors quoi.  Le secret c’est quoi.  Le secret c’est la bonne idée certes, mais faut du monde de talent pour la réaliser.  Les pyramides c’est une idée originale qui serait orpheline sans des milliers de travailleurs, l’idée, est à la fin du processus, qu’un élément du processus.

Moi je tiens en haute estime ceux qui réalisent des idées.  Ceux qui font de belles choses avec des idées tout simples, ceux qui font.

Un beaucoup plus créatif que moi, Eddie Izzard a dit ceci sur Léonard De Vinci (monsieur création tout azimut): « Léonard De Vinci célèbre sculpteur, inventeur et peintre de la Mona Lisa, qui a aussi dessiné les plans d’un hélicoptère! Qui ne marchait pas.  Et moi aussi, moi aussi j’ai dessiné un hélicoptère, qui allait sous l’eau, lui! Ne marchait pas du tout non plus ». Voilà. Bravo pour la Mona-Lisa mais un gros zéro pour l’hélico papi.

Conclusion, les idées se révèlent dans leur accomplissement.  Sinon c’est comme trouver des noms originaux pour des enfants qui n’existent pas.  Parce qu’un William qui existe, (aussi peu original le nom William soit-il), c’est le fun à regarder grandir, mais une Stella-Galaxianne qui n’existe pas, ça fait pas des ben beaux barbos (même si ça fait rire après un poffe de pot).

Et à tout ceux qui diminuent le travail des créateurs en disant « je suis capable moi si de sortir des idées », ben sors-en, fais-les, pi d’ici là, farme ta yeule de…de…de…pouetteux de tataouins de nouilles !!! (j’ai pas de meilleures idées d’insultes)!!!

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