Archive pour la catégorie 'Non catégorisé'

Le pays rendu impossible

Jeudi 29 novembre 2012

2012 est Historique. Le printemps érable, un été électoral, l’automne des révélations, et un l’hiver de toutes les tempêtes qui s’annonce, voilà ce que j’appelle une période marquante.

La pieuvre mafieuse se révèle de façon spectaculaire dans l’intimité du pouvoir.  Les Charest, Tremblay qui ont laissé faire, les Vaillancourt qui ont carrément joué les caïds, les Normandeau qui ont joué à la fée des étoiles, tous sans exceptions se sont enrichis, en trompant, mentant, et en banalisant éhontément le pillage organisé de la « grande famille libérale ».

Aussi coupable les milliers de québécois qui pour peu qu’ils recevaient des miettes de fraudes du festin des puissants, gardaient le silence.  Tout le monde a un prix, et ce dernier est parfois aussi bas qu’un billet de hockey.

Dans cette perspective où le haut de la pyramide est pourri, la souveraineté, cette idée qui n’intéresse pas les hommes d’affaires intéressés par la manipulation du pouvoir, cette belle et audacieuse idée, l’idée de faire un pays francophone en Amérique, semble loin.

Normal. Comment demander à la population qui se réveille à la corruption comme une victime de la drogue du viol, de donner à des politiciens le mandat de construire un pays?  J’aime beaucoup la clareté de Jean-Martin Aussant, mais l’heure est au nettoyage.

Il faudra intégrer des hauts niveaux de démocratie, pas seulement plus de polices, mais des normes et des mécanismes de transparence spectaculaires et permanents.  Devenir plus transparent, forcer l’intégrité, soutenir la bonne administration du bien commun, c’est en faisant cela qu’un gouvernement souverainiste peut espérer mettre en lumière l’opacité d’Ottawa.  Car Ottawa abrite une ville souterraine où les avions de guerre s’achètent sans appels d’offres et où on peut vendre à coups de millions une guerre (1812) qui sert à militariser une fierté nationale, bref faire du marketing, de la mascarade, de l’emballage sous vide culturel.

Un Québec meilleur que le Canada, si ce n’est pas ça le message, l’objectif, l’idéal, le combat, alors je n’en serai jamais le soldat.

L’idée folle qui n’en est pas une ( ou quand mon ironie est trop subtile )

À la demande de François Cardinal de La Presse je soumettais l’idée sur son blogue, il y a un an, de créer à Montréal un musée de la mafia.  Ce n’était pas une blague.  En fait je rigolais certes de savoir que c’était la dernière idée qu’un politicien en place défendrait. Évidemment l’idée est plus qu’excellente, c’est ma meilleure depuis des années.  Le crime organisé travaille dans l’ombre.  Plus que la police qu’il peut infiltrer, il déteste la lumière.  Un endroit qui met en lumière les mécanismes de corruption, ses conséquences, ses grands acteurs, son histoire, enseigne aux jeunes les conséquences, encourage la justice, bref un lieu de changement de culture nationale.

Vous trouvez ça étrange ou farfelu?  Vous irez voir l’exposition sur les Beatles au musée Pointe-à-Callières payée avec vos taxes, tout une nécessité…….zzzzz

À consulter :

Le musée de la terreur : Après les nazis et les soviétiques, les Hongrois se sont dit qu »ils avaient payés assez chers, et ils l’ont fait. Eux.

Musée de la terreur

À suivre :

Le Blogue de Josée Legault, la future conservatrice du musée de la corruption

La faute à Simon Jodoin ;-)

Mardi 9 octobre 2012

En Janvier, à la création du Huffington Post version Québec, on m’a proposé d’y être blogueur non rémunéré. Puis Simon Jodoin a crée en réaction à ce géant américain du leg intellectuel, un pendant sur le site de Voir, rémunéré celui-là, avec des collaborateurs estimés de la blogosphère, dont ma favorite, Catherine Voyer-Léger.  Simon m’a offert de m’y joindre, j’ai dit oui, puis, je n’ai rien écrit depuis ! Au moment où m’a proposé de bloguer dans la ligne nationale, j’ai accroché mes patins.

Ça ne m’a pas empêché de twitter en écervelé, mais le blogueur en moi est tétanisé. Je n’ai jamais blogué pour bloguer, mais blogué pour respirer, et je suis allé respirer ailleurs.  Twitter pour ventiler et puncher, sur scène pour me défouler, mais surtout j’ai écrit et développé des projets pour la télé et le cinéma, des trucs de longue haleine impossible à partager ici avant l’accouchement.

Puis surtout j’ai beaucoup lu, écouté, regardé.

Le contraire de l’artiste qui blogue et du chroniqueur-blogueur, sont ces pauses obligatoires où il faut arrêter de presser le fruit, se retirer du marché et ensemenser.

Je n’ai pas écrit ici, mais je n’ai pas arrêté de penser.  Et pour les pauvres yables qui viennent ici quand même une fois par mois depuis un an, pour constater que rien ne bouge, un gros merci de l’intérêt.

Je ne blogue pas encore, mais l’envie revient, comme une tétine qui pousse sur une patate…

Choississez donc Club Soda !

Jeudi 31 mai 2012

Salut lecteur itinérant et pourtant fidèle à ce blogue bi-annuel ;-) )

Je suis en vacances mais pendant celle-ci je vais bizouner mon prochain sketch des Pêcheurs avec Dominic et Martin qui sera présenté en primeur à la St-Jean des Humoristes le 24 juin.

Et zieuter moi le line-up, pour seulement 30$ c’est malade.

Et faut pas oublier, 20% off pour les étudiants et les policiers.

si c’est flou allez à la page facebook de l’événement

Une idée mondialisée

Jeudi 26 avril 2012

À l’heure même où PKP se désole que les concepts télés d’ici ne soient pas exportés à l’étranger ( pour rapporter à qui au juste ? ) la compagnie Dreamworks a décidé de produire la version américaine de Starbuck.

Alors que dire de plus.  Mon nom sera au générique d’un film américain à côté de celui de Steven Spielberg !!!!!!!

(je redescend du plafond)

C’est un rebondissement final spectaculaire et surtout rapide. Il y a moins de 3 ans je partageais à Ken Scott cette idée de film d’un homme qui a 9 mois pour conjuguer l’arrivée d’un premier enfant et un recours collectif de centaines d’enfants issus de ses dons de sperme.

Nous avons écrit le scénario avec le stress constant de voir l’annonce d’un film sur le même sujet.  Depuis, plusieurs cas de « Starbuck » au USA et en Angleterre sont apparus, ce qui a donné énormément de pertinence à cette histoire.

Maintenant c’est la Mercedes des compagnies de cinéma qui va propulser cette histoire aux 4 coins du globe.

J’avais vécu ça à plus petite échelle avec les Bizarroïdes, où nos sketchs visuels avaient fait le tour du monde avec les émissions Juste Pour Rire, mais là, c’est intense.

Je sais que ça parait surréaliste que mon premier projet en cinéma se retrouve dans les mains de Steven Spielberg, et ce l’est.  Mais en même temps, j’ai toujours cru qu’au delà des réputations des CV, des égos, du glam et du StarSystem, le monde des arts doit être mené ni par l’argent ni par le sexe, mais par des idées.

L’exportation québécoise, ne peut que passer par l’originalité des idées, si j’étais PKP, j’investirais simplement dans ceux, ici, et ils sont nombreux, qui en ont…et je m’arrangerais pour que ce soit financièrement intéressant pour eux advenant un succès.  :-)

Femmes je vous aime

Lundi 12 mars 2012

J’aime les femmes pour plein de raisons mais depuis quelques années j’apprécie vraiment ceci, qu’elles ne sont pas jalouses.

Mes amies Facebook, Twitter, ou lectrices de blogues, je pense à mes amies Geneviève Lefebvre, Catherine Voyer-léger, et combien d’autres, âmes sensibles et sereines, qui ne cessent de m’encourager quand un évènement heureux arrive.

J’ai compris aussi que je ne le suis pas de nature, j’ignore pourquoi.  J’avais 20 ans, rien devant moi, et mon amitié avec Michel Courtemanche, qui était alors vedette millionnaire et artiste vénéré, ne générait absolument pas une once de jalousie.

Je ne le suis pas car je ne considère pas être en compétition avec personne mais en combat avec moi-même.  C’est contre moi-même que je lutte pour arriver à quoi que ce soit.  C’est contre mon inertie , ma paresse, mes défauts, mon manque de talents que je lutte tous les jours pour créer quelque chose de cohérent.  Personne n’aura une plus grande part de responsabilité que moi-même dans ce que je rate.

Quand on réussit quelque chose c’est toujours au prix d’un effort réel.  Je ne connais pas de succès facile.

Les femmes sont sûrement jalouses par moment, entre elles, mais avec moi on dirait que la compétition disparait et laisse place à une relation qui est beaucoup plus constructive.

Pourtant j’ai beau travailler fort, c’est tellement pas ce que je suis, ça me définit si peu, que je me demande de quoi on peut être jaloux.

En ce lendemain de Jutra, j’ai une pensée pour ce vieux chum de Phillippe Falardeau, qui au bout de son clavier d’ordi, devant sa boîte de courriel, ne lui écrira pas la fierté qu’il éprouve pour son ami, par jalousie, ce sentiment qui fait rapetisser.

En bref, changez pas les filles, vous n’avez pas besoin de talons hauts quand vous êtes assez grandes pour dire bravo.

—-

L’argent qui fait le bonheur

Vendredi 24 février 2012

Le nouveau quadragénaire Patrick Lagacé pilote un dossier très pertinent sur notre relation avec l’argent. Un sujet tellement riche qu’on pourrait y revenir pendant des mois tellement l’argent organise nos vies intimes.

Mais dans la foulée de la relation de l’argent avec le bonheur j’ajouterais ce petit fait vécu.

Aujourd’hui une personne très importante dans ma vie a reçu une excellente nouvelle sur une opération qui consistait à enlever une masse cancéreuse.  Les nouvelles sont excellentes, le cancer ayant été pris à temps. Sans entrer dans les détails le médecin a résumé cela ainsi, un mois plus tard seulement, et la virulence de la maladie aurait été considérablement augmentée.

Je vous dit ça pcq cette discussion a eu lieu dans une clinique médicale privée.  Ces endroits où il en coûte plus cher pour avoir ce qu’on vient d’obtenir, du temps.  Temps que le réseau public ne pouvait vraiment pas nous donner.

De l’argent, quand ça peut acheter du temps, ça fait vraiment le bonheur.

C’est le plus beau cadeau que je me suis fait depuis très longtemps. Je dis « me suis fait » car c’est une générosité égoïste que de donner pour garder près de soi les gens qu’on aime.

Et regardez qui vient me rejoindre pendant que j’écris ça……Ça ne s’invente pas

p.s.

(il ne s’agit pas de mes enfants ni de ma blonde ni de moi, heureusement, je le dis pcq ma mère m’a appelé ce matin toute inquiète….Et soyez sans crainte si c’était le cas je ne le bloguerais pas)

Le tabou de l’ordre social

Lundi 20 février 2012

Vous avez encore peur des pauvres vous?

Fascinant qu’on ait tant parlé des fameuses gated communities, de cette peur des pauvres, de ce besoin de se protéger des méchants pauvres.

Suivre l’actualité depuis 15 ans il est évident que c’est du côté des très riches que les plus grands maux arrivent.  Où sont les mécanismes de défense contre ceux qui mettent en péril la majorité de la population?

La classe moyenne ici comme ailleurs est incroyablement servile malgré toute l’information qu’elle possède.

L’état lui joue le jeu des puissants avec une arrogance insoutenable.

Comment cela peut-il durer? Puisque rien n’est éternel, cela ne durera pas éternellement.

Au moins il y a des petits comiques comme celui-là

50 conseils applicables en humour (ou presque )

Dimanche 12 février 2012

Dans cet article de blogue, plusieurs conseils pour des designers graphiques mais qui se transposent au métier d’humoriste (et plein d’autres évidemment).

J’aime cette vision du succès comme étant une source illimitée, trop souvent les gens ont l’impression que le succès de l’un empêche le leur.

J’ai vu bien des humoristes faire de très mauvais choix (moi inclus) parce que l’entourage ou l’équipe du moment ne donnait pas l’heure juste.

…et quand on échoue. Assumer notre part de responsabilité.

Être contre la semaine du suicide (façon de parler)

Mercredi 8 février 2012

Parlons tabou, je la trouve très mal nommée cette semaine de prévention du suicide.

Car il me semble qu’on veuille parler de prévention de la détresse psychologique?  C’est la détresse qui mène à l’idée du suicide non? Cette détresse a de nombreuses causes, le suicide est le point final à des histoires souvent différentes.

Parler de détresse psychologique ça ouvre le sujet à toute la société, en fait, ça oblige à remettre en cause cette même société qui est toxique mentalement pour des milliers de personnes.

Voir noir, perdre espoir, s’imaginer le pire, se sentir à bout de souffle, sans ressources, vidé,   oublié et rejeté, ça arrive à nous tous au cour d’une vie.

En fait, je me souhaite de me tromper et que cette semaine soit bien nommée, car c’est trop important pour que le message rate sa cible.

Le tabou des cultures nationales

Mardi 31 janvier 2012

Dans La Presse de samedi dernier, un reportage fascinant sur la soeur de la femme meurtrière du clan Shafia.  La soeur afghane, qui habite toujours là-bas, dans une famille où l’honneur est central au point de justifier le meurtre de ses propres enfants.

Ça écoeure.

Ça écoeure de savoir que des québécois sont morts en Afghanistan pour défendre des gens comme ça aussi.

Ça écoeure de constater un fossé de civilisation aussi vaste.  Impossible à combler.

Comme quoi les cultures ne se valent pas toutes.

Les cultures ne sont pas toutes égales.  Voilà le tabou du multiculturalisme.

Il y a des cultures minables et méprisables d’un point de vue occidental.

Ça se dit pas souvent mais ça se dit, c’est une question d’honneur.

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