Archive pour la catégorie 'Débats effrénés'

De l’importance d’un taux de testostérone stable

Mardi 18 décembre 2007

Dans tout travail de création, il y a de la place pour de la sensualité, de la libido réfrénée ou assumée, du désir latent ou même violent, mais dans le cas précis de l’art fantastique, il y a…comment dire…une fixation juvénile, rarement ou jamais remise en question, concernant l’équipement guerrier féminin. Il semble que, peut importe la mission, la température extérieure ou le type de combat, la guerrière-fantastique-type insiste pour se battre avec des ronds de cuivre collés vraisemblablement sur les mamelons, plutôt que d’opter pour une cotte de maille, une veste de cuir ou de métal.

Peut importe le danger, allant du dragon aux monstres aux créatures mystiques les plus féroces, l’héroïne de fiction semble à son mieux lorsque ses, toujours énormes seins, sont bien en vue, libres de bouger, mais quand même protégés des lames, crocs ou jets de flammes, par d’esthétiques rondelles de matériaux divers, stratégiquement appliqués sur leurs légendaires mamelons.

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Ping-Blogue

Jeudi 6 décembre 2007

J’ai effacé un billet hier (ce qui est rare).  Je l’ai fait parce que le journaliste Pierre Cayouette se sentait attaqué (des courriels ravageurs auraient trouvé leur source ici selon lui) ce à quoi je suis sensible. Gardons le web propre. Je l’ai fait aussi parce que j’aurais dû répondre à son article sur son blogue, directement, ce que j’ai fait.
Le tout a commencé .  On a fournit un point très drôle là.  On s’est repris . Et là on attend.

Cela étant dit, ça m’a inspiré.  Je suis en train d’écrire un numéro sur l’éternel débat entre culture de masse et culture de pointe, anti-intellectualisme et snobisme, la valorisation de l’actualité internationale et le dénigrement des nouvelles locales, les élites et les cancres, il y a de la matière….

O boy

Jeudi 15 novembre 2007

J’ai bien hâte de lire, voir et entendre les réactions des médias à cette nouvelle concernant Dieudonné.
Je sais que le gars est un insoumis, un orgueilleux mais aussi un hypersensible et un humaniste.
Il a dérapé. Il est condamné à payer une amende. Mais attention. Observez bien avec quelle énergie on va maintenant lui faire payer son arrogance.

Des photos sans mise en contexte comme celle-là sont à prévoir. Observons chers amis, observons.

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Photo prise lors d’une visite de Dieudonné chez les pygmés.

On change tu de devise?

Lundi 12 novembre 2007

Depuis le temps qu’on s’amuse à redire, répéter, écrire encore et encore ce cliché, lieu commun d’entre tous les lieux commun voulant que notre divise JE ME SOUVIENS ne nous représente d’aucune façon. Il est temps d’y remédier. Laissez vous aller, lâchez vous lousse, toutes les idées sont bonnes!

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Je propose:

C’est ça qui est ça

C’est beau beau beau
ou plus philosophique

On perd rien pour attendre

Nationalix et Adéquix

Dimanche 28 octobre 2007

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En politique provinciale, Mario Dumont est le Guy Lafleur de la formule punchée.  Mais comme le démon blond autrefois, il lui arrive de rater la cible.

Cette semaine, il caricaturait la vision économique des 3 grands partis politique québécois avec cet exemple : le PQ c’est Obélix, le PLQ c’est le barde et l’ADQ c’est Astérix.  Vous ne comprenez pas du tout ce que ça veut dire? Moi non plus. Normalement quand on utilise des exemples simplistes (comme le village d’Astérix), ce n’est pas supposé être accompagné d’un livret explicatif. Je pose donc tout haut la question que personne n’ose poser même tout bas: Dumont souffre t-il d’épuisement professionnel ?

Que notre démon brun soit fatigué ne serait pas surprenant.  Comprenez, ce fut toute une année pour Mario Dumont.  Passer de chef d’un parti vide à chef d’un parti avec du vrai monde dedans, c’est stressant.  De plus, quand tu te retrouves avec des jeunes députés qui ont de la misère à faire un nœud de cravate, c’est plus d’ouvrage.  On pourrait penser que si Mario Dumont utilise Astérix et Obélix c’est pour ce faire comprendre par ses propres députés, mais si tel est le cas, il aurait été plus avisé de piger dans le répertoire de Passe-Partout. Ça ne tient donc pas.

Alors si ni la fatigue, ni les médicaments ne sont en cause, et que l’allégorie du village gaulois est fidèle à sa vision de l’économie, cela soulève d’importantes questions. Si l’ADQ est Astérix, qui est le chef Abraracourcix ? Le parti Conservateur ? Qui tient son bouclier ? Le NPD et le Bloc? Qui vend le poisson pas frais ? Les libéraux ? Jules César c’est George w. Bush ? Qui est le vieux qui sort avec la jeune blonde? Claude Dubois? Falbala, c’est Liza Frulla? J’exige des éclaircissements !  Car si on est pour aller fouiller dans notre collection d’Astérix pour percer le mystère adéquiste, faudrait être plus clair.

Décidément, le leader de l’action démagogique nous a habitués à mieux.  Je sais que Mario Dumont a peur que la réalité ne lui tombe sur la tête, mais de là à se prendre pour Astérix ?  Comme on dit : le combat des chefs ne fait pas le gaulois.

Le pire dans cette comparaison ratée, c’est qu’Astérix a beau être le héros, c’est Obélix que les gens préfèrent, et ça, c’est une erreur qu’un jeune député adéquiste n’aurait jamais commise…

Alors qu’est ce qui déconcentre tant l’ailier droit adéquiste? Serais-ce la présence de Pauline Marois sur la patinoire identitaire ? Surtout quand on sait que chaque anglophone enragé qui traite les francophones de vermines racistes (lire The Gazette) se décline en des milliers de nouveaux appuis à la cause souverainiste.  Je ne suis pas « devin » mais on dirait que le Québec est en train de se préparer aux aventures d’Astérix au pays des Souverainix.

Et au cas où Mario voudrait changer de héros et se prendre pour Jésus, faudrait lui dire, que malheureusement pour lui, la place est déjà prise par Martin Matte.  Mais Goldorak, Demetan et Spiderman sont disponibles.

Cette semaine dans le Petit dictionnaire de Martin :

Simpliste : adj.  Qui simplifie outre mesure.  Ex : prendre des péquistes pour des nazis, comparer le rôle de l’état avec une bande dessinée, prendre les arabes pour des terroristes et tous les Imams pour des saints.

Pensée du jour :

Soyons moins simplistes par Toutatis !

Ça brasse à Naziland

Jeudi 25 octobre 2007

Tous les éditorialistes ont varlopé Madame Marois pour son truc identitaire (une idée originale développée par Jean-François Lisée). Je n’ai jamais eu le temps de comprendre le projet de Madame Marois que l’on célébrait déjà son enterrement. Je me suis penché, je me relève et l’histoire est déjà finie! On ne peut plus dire que les choses n’avancent pas vite au Québec…

Puis le B’nai Brute dégaine la bombe H de la menace nazie pour achever le projet…c’est inélégant, le vrai terme étant dégueulasse. J’abonde dans le même sens que Patrick Lagacé mais j’irai ici plus loin.

*( il redonne une couche de brillante façon aujourd’hui (Lapresse, 26 octobre) bravo.)

Ce n’est pas un lobby, c’est une police. Une police culturelle qui se permet de nazifier des personnalités publiques avec le pouvoir que leur confère la Shoa.

Va falloir un jour mettre une chose au clair concernant la Shoa. C’est inutile d’être juif pour comprendre l’horreur nazie. Je l’ai étudié, encore et encore et encore, et j’ai marché en silence le long des murs des chambres à gaz à Auschwitz. Tout cela pour retenir au final que l’homme peut devenir un monstre, et que le premier poison de la conscience est le mensonge. Hitler est un des plus grands menteurs de l’histoire et le nazisme est un des nombreux visages de la corruption de la vérité au service de la haine. Quand on connaît VRAIMENT la nature même du nazisme, et le fardeau horrible de ses conséquences, on n’utiliserait alors JAMAIS, ces termes comme des insultes à moins d’en être absolument sûr. Ceux qui le font inconsciemment sont des imbéciles, et ceux qui le font sciemment sont de sinistres individus.

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D’ailleurs ça me rappelle que François Parenteau, le zapartiste, nous avait traité, nous, les humoristes québécois de colabos nazis (rien de moins) sur les ondes de la radio de Radio-Canada (haine de soi sort de ce corps). Malgré tout les efforts que François met dans sa propre carrière humoristique, une dérive comme celle-là est plus navrante que l’encyclopédie des jokes de clitoris de Peter Macleod.

Pardonnez moi ce billet pas jojo, mais balancer des nazi-ci, des nazi-là, c’est insulter la mémoire de millions d’êtres humains dont je me sens absolument solidaire.

Décidément, avec ça et la commission, je pense que je n’ai jamais été aussi mitigé d’être fier d’être québécois…

C’est à se demander s’il y a quelqu’un au Québec qui n’est pas navré de toute cette escalade malsaine ? Si ça existe, il faudrait que ce soit des gens vraiment coupés de tout…

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Torture à la canadienne

Mardi 23 octobre 2007

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Baon. Le gars est rendu en Tunisie chez pôpa môma et accuse le Canada de l’avoir torturé.
Grosse erreur effectivement de reconduire les gens en classe économique. La classe économique est une torture que l’imam fait bien de dénoncer, les sièges trop étroits, pas de place pour les jambes et que dire de l’inclinaison du siège qui donne l’illusion d’un meilleur sort…lombaire. Vous voyez, même gratuit c’est insupportable.

Je propose qu’on expulse les ressortissants étrangers en première classe ; fauteuil en cuir, choix de repas, service impeccable, etc. Ainsi à l’arrivée, la personne pourra mesurer tout ce qu’elle vient de perdre en ne respectant pas les lois canadiennes. De quoi méditer longtemps…

Pour ce qui est de la dame enceinte, comme on dit ici, qui prend mari prend pays…

Les vaches sont mal gardées

Lundi 22 octobre 2007

In a 2004 poll by the Pew Research Center for the People and the Press, 21 percent of respondents aged 18 to 29 cited “The Daily Show” and “Saturday Night Live” on NBC as regular sources for their political news.

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o boy,

À force de faire de l’info-spectacle, les médias américains ont tranquillement réussi à éduquer les jeunes. Jeunes, qui eux, ont ensuite simplement choisi les meilleurs dans cette catégorie. Une belle leçon que personne évidemment n’appliquera.

Je suis un gros cochon

Lundi 15 octobre 2007

Grâce à mon collègue résistant Renard l’éveillé, je réponds ici à l’invitation du Blogactionday, qui propose à tous les blogueurs d’écrire une note sur l’environnement aujourd”hui 15 octobre.

Je suis un gros cochon

Il faut être solidaire. Il faut être responsable. Être solidaire et responsable veut dire assumer les actions de ses compatriotes. Cela aide à assumer souvent les nôtres. C’est pour cela que j’affirme être un gros cochon.

Assis sur 3% des réserves mondiales d’eau propre, le québécois gaspille, détruit et pille une ressource vitale. Chaque année, malgré mes efforts, le québécois moyen progresse vers le haut du classement des pollueurs mondiaux.

Notre image nord-américaine sur la scène mondiale se détériore au même rythme que celui de la biosphère. Nous qui sommes préoccupés par l’image que nous dégageons à l’étranger nous allons être surpris bientôt.
Car l’information circule. La neige de notre inconscience fond et les algues bleues de nos abus s’agrippent à notre quotidien. Je suis un gros cochon, je suis un gros cochon, je suis un gros cochon, un mantra pour réveiller notre pire ennemi, l’illusion de notre image de pays de nature infinie.

Quoi faire?

Arrêter de parler de “la mode bio”, “le côté tendance de l’environnement”, “ou de secte agricole paysanne” et parler de ce que c’est réellement, un nouveau mode de vie à explorer. Faire la différence, tout est là, FAIRE LA DIFFÉRENCE, entre une mode et un mode de vie, FAIRE LA DIFFÉRENCE, c’est déjà beaucoup, rroin rroin.

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Québec média vs USA média

Jeudi 11 octobre 2007

Quoi penser de cette situation ? Dans son dernier livre, THE ASSAULT ON REASON, Al Gore souligne le même problème que l’excellent humoriste-animateur américain John Stewart dénonçait à l’antenne de l’émission crossfire à CNN : la disparition des limites entre l’information et le divertissement et la perte du pouvoir du public dans une démocratie mal informée.
John Stewart dénonce le glissement marqué des émissions d’informations vers le potinage, l’anecdotique et le superficiel (ex : couverture du Décès d’Anna-Nicole Smith comme si c’était la fin de la guerre froide). La frustration de l’humoriste est d’autant plus compréhensible que ce phénomène a pour effet de gommer un peu l’aspect parodique de sa propre émission de variété basée sur l’actualité politique.

Québec distinct

Au Québec, c’est « évidemment » le contraire. L’ombudsman sortant de Radio-Canada faisait une sortie dernièrement contre les émissions de variétés qui incorporent des gens et des sujets de la classe politique. Les flèches étaient dirigées vers Infoman, Laflaque et Tout le monde en parle, dont le crime était de recevoir entre autres des personnalités du monde politique.

Ici, l’information est « menacée » par les humoristes qui prennent pour inspiration LE politique et LA politique. Étrangement, l’ombudsman ne voit pas de danger plus grand (comme le fait qu’on tente de rendre les nouvelles plus « funny-funny » ou plus sensationnelles).

2 cultures

Pour résumé très grossièrement, aux USA les humoristes critiquent les médias et ici les médias critiquent les humoristes.

Mais rien ne bouge.

Pendant ce temps-là, les Afghans rêvent du jour où ils pourront avoir les deux.