haaa les vacances…
Samedi 12 juillet 2008
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Pêcheur 1 : moi j’ai peur que Barack Obama se fasse tirer.
Pêcheur 2 : tu penses que Hillary irait jusque là?
…
(extrait du sketch Les Pêcheurs présenté à Juste pour rire et diffusé cet automne à TVA)

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Pêcheur 1 : moi j’ai peur que Barack Obama se fasse tirer.
Pêcheur 2 : tu penses que Hillary irait jusque là?
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(extrait du sketch Les Pêcheurs présenté à Juste pour rire et diffusé cet automne à TVA)
Christiane Charette m’avait posé exactement la même question que France Beaudoin m’a demandé hier soir: pourquoi le blog ? Est-ce un besoin absolu de s’exprimer? (ajoutez ici une interprétation un peu inquiète du genre, ça va bien dans le coco Petit ?)
Je ne comprends pas l’inquiétude. Ce blogue est un peu ma machine à café. Je travaille seul, j’écris dans un bureau dans une joyeuse solitude, mais puisque je suis humain, me prend des envies de partager, de tendre la main, de rigoler, de réfléchir tout haut, you know…
C’est bizarre à quel point les choses les plus simples peuvent paraître si compliquées.
Tout est ici, bisou à l’Intellexuelle.
Papa depuis seulement 14 mois, ce n’est pas pesant d’expériences, pourtant. 14 mois à tout faire différemment ça a son effet. Depuis 14 mois, j’ai mon homme. Mon petit Indiana Jones des armoires de cuisine, mon mini-Batman des couvre-lits, mon John Cage du piano Fisher Price, mon Jacques Cousteau de la baignoire, mon Gargantua des pots de bébé, le Gilles Villeneuve des épaules à son papa. 14 mois seulement qu’on se connait et il n’y a pas de doutes, mon homme et moi c’est pour la vie.
Mais quel texte de Lagacé, bravo kick, un beau cadeau de chroniqueur.
Observé dimanche, 8 juin, Montréal. Mon labo créatif est situé près du pont Jacques-Cartier, en me stationnant, je vois ti-pas passer le prototype de l’amateur de formule un avec son chandail Ferrari. Mais 10 pas derrière lui, v’la ti-pas sa blonde, même chemise rouge qui force du talon haut pour le rejoindre. Ils ont décider de marcher le pont vers la piste. Un gars qui marche devant sa blonde, même 2 pas, ça me fait capoter, mais 10 c’est absurde. On dirait vraiment un enfant qui a honte de son ami obèse et qui se retourne tous les 30 pieds pour constater l’écart qui se creuse et qui poursuit sa course d’énervé. Tout ça pour dire que de ma fenêtre je les voient marcher au loin et notre Enzo Ferrari de banlieue est rendu à 150 pieds devant sa blonde !!! J’étais décontenancé. Pour sa blonde évidemment. Courir après un gars devrait toujours n’être qu’une image.
J’ai mon Ipod plein volume pour amoindrir l’impact sur mon moral des outils de dentisterie qui s’emballent sur ma molaire. Mon dentiste est un joyeux drill. Ma dent est du genre sensible et à prendre avec des fraises . À la faveur du mode aléatoire, George Harrison me réconforte,Sunrise doesn’t last all morning…
Mon ordi, ma vie, my life, mon MacBook pro me flush itou. Noir total, est-ce le câble d’alimentation ou le fait que je suis allé jouer dans mon menu? Un désagréable mélange des deux. Le”génius” de la boutique Mac (c’est leur nom, c’est pour dire) me fait une job de chiro sur mon menu et je repart avec 2 câbles neufs à 85$ la craque. It’s not always gonna be this way…
Pendant que son papa se fait canaliser le molaire, Émile s’en pousse une pour compenser. Morve et température sont au rendez-vous, all things must pass mon kiki…
Et puis Hillary qui pleure et puis Bill qui la console…all things must pass away…

On peut dire que je ne les ai pas voler mes 5 jours sur le bord de la mer avec mignonne et mignon. À mon retour j’ai dû nettoyer la piscine, pelleter les publisacs, écouter mes messages de répondeur (cellulaire, maison), mes courriels et enfin ici, (22 heures plus tard) mon cabanon sur le web, rempli de messages passionnés.
Vos analyses et commentaires sur les Olivier sont aussi différents que l’excellente critique du Soleil et celle ordinaire de Lapresse. Merci à Éric Rémy et Marc Laurendeau qui ont aimé, moi je me dis que quand Marc Laurendeau et Éric Rémy abondent dans le même sens, on touche à quelque chose de spécial!!!
Ce petit bloque a semble t-il fait les frais de la grande presse de Gesca, on m’a résumé l’éxécution sommaire, mon bourreau ayant oublié que les blogues sont équipés d’une fonction interactive pour permettre aux gens de réagir à mes commentaires. Où s’en va la culture web diantre?
Vos nombreux commentaires méritent une réponse. Plongeons.
Numéro Uno
Je vous remercie de l’intérêt que vous porter à mon travail, je suis heureux car c’est pour vous que je travaille.
Numéro duo
Je ne déteste pas Hugo Dumas et je ne pense pas qu’il soit malade mentalement. Moi, je déteste Vincent Lacroix. Par contre j’en ai contre la constance d’Hugo Dumas qui, depuis plusieurs années, prend un mesquin plaisir à prendre de haut notre évènement. L’accumulation, documentée et archivée est manifeste. Difficile dans ces conditions d’espérer être aimer par notre milieu. C’est simplement un fait et je m’étonne que le scribe s’en surprenne. La mauvaise foi sème rarement des fleurs (proverbe australopithèque)
Numéro trio
Pour ceux qui pensent que l’on est hypersensible à la critique. 1.2 million de spectateurs c’est pour moi 1.2 million de critiques toutes aussi légitimes les unes que les autres. Les humoristes ont de la difficulté avec la critique? Imaginez une foule qui reste de glace à une nouvelle blague, il n’y a pas de critique plus impitoyable. Je travaille depuis 20 ans avec la critique et le jour où je cesserai d’écouter les autres je cesserai d’être drôle.
Numéro calimero
Merci de remarquer cher M. Bourque, notre dédicace de gala à M. Westergaard, le caricaturiste danois qu’on a tenté de tuer cet hiver. Un geste subtil qui a échapper étrangement à certains journalistes, et qui soulignait volontairement cher M. Bourque, la semaine de la liberté de presse ! Faut le faire, se battre pour permettre à d’autres de planter furieusement notre petite face d’abonné…(soupir) Cela étant dit, si vous connaissez quelqu’un qui parle le Danois et le français, svp me le signaler, nous aimerions, l’équipe du gala et moi-même, que M. Westergaard puisse recevoir notre message, merci.
Numéro psycho
La semaine dernière était la semaine de prévention du stress. Imaginez le mien, à la veille d’animer le gala les Olivier, de lire de la main d’Hugo Dumas, une chronique où il m’annonçait que je devais être parfait sinon se serait la crucifixion! Promesse tenue visiblement. René Char disait magnifiquement : la compassion c’est avoir l’imagination de l’autre. Une qualité à développer chez Scout Dumas.
Numéro vitroplus
Non je n’ai pas payé Richard Therrien pour son excellente critique.
Numéro pepto
Je suis désolé pour ceux qui ne m’aime pas, tant que vous laissez les autres s’amuser, on ne vous en tiendra jamais rigueur.
Numéro cuisto
Mardi dernier, mon Émile est tombé en pleine face dans une vitre qui s’est fracassée sur l’impact. Le trou dessinait une étoile, les morceaux restants pointaient tous vers le centre, centre où revenait tomber au ralenti la figure d’Émile. Mon bras est parti vite, jamais mon bras n’est parti aussi vite. Un chien fou retenu par sa laisse, sec comme ça. Un millimètre entre la rétine et les lames. Un millimètre. C’était tout ce que j’avais besoin. Un millimètre. Je l’ai eu. Mardi dernier, d’un coup franc, le gala des Olivier c’est rendu au bout de sa laisse, la vie a repris ses quartiers.
Merci, merci, merci.
Richard Therrien, Le Soleil:
“Oui, on peut réinventer les galas. Martin Petit et son équipe ont réussi ce tour de force hier en offrant un gala souvent surprenant, drôle et encore drôle, et surtout pas paresseux. Si ce n’était que de moi, Petit pourrait attraper le contrat pour les trois prochaines années.
Pour son deuxième gala, l’humoriste a donc été d’une efficacité redoutable, surtout durant la première heure. Après un numéro d’ouverture rappelant les 10 ans, avec nul autre que Patrick Bruel sur l’air de Place des grands hommes, on a eu droit à ce clin d’oeil génial : une équipe tournant un making of du gala, et cette autre tournant un making of sur le making of! Une mention spéciale à l’imagerie de ce gala, colorée et vivante.”
*

Le gala les Olivier était fini depuis 2 heures et on riait encore. Dans le concert d’éloges que des collègues m’ont offert spontanément, je riais avec l’équipe car on savait que pour chaque Guy Lepage, Louis-José Houde et François Avard qui ont aimé, on trouverait des journalistes qui démoliraient notre show, voilà, c’est pour ça que Brathwaite n’en peut plus. Bref hier ça été un gros party de bureau, les photos suivront.
(*tout compte fait, je dois amender ce texte, les critiques étant majoritairement favorables je dois m’excuser d’avoir prévu le pire)
C’est un vieux cliché journalistique de ne pas aimer les drôles. * Mais je dois féliciter Hugo Dumas, le chroniqueur de LaPresse qui a trouvé le moyen de renouveler le genre. Nouveau débat chez les humoristes: il y a t-il trop d’Hugo Dumas au Québec?
Conclusion: un gala d’humour, c’est un gala. Les moments ratés servent à rappeler à ceux qui peuvent l’imaginer, que notre métier est dangereux et difficile. On les aime autant que nos moments réussis. On est comme des cascadeurs, on fonce et même quand on se blesse, on rit à s’en casser les côtes.
1.2.
Je suis mort de rire. Ceux qui ont vu le gag hier concernant les prouesses vocales de Guy a Lepage qui me font saigner du nez. Appréciez ce courriel, reçu il y a quelques secondes sur le site de l’APIH. C’est vrai de vrai, vrai:
“Il etait evident que l’animateur a pris de la drogue (cocaine) durant le
show … saigne du nez a la television … dommage … ”
wow!
1.2
Ces photos ne sont pas pour diffusion et m’appartiennent, mais vous pouvez les yeuter en masse!

Notre hôtesse, 19 ans, 6 pieds 5 pouces, une vraie soie, et grâce aux recherches de notre équipe, c’était la première fois de sa vie qu’elle portait des talons (3 pouces). Ma blonde lui a même donné un cour d’utilisation avant de rentrer sur scène. Julie porte des 16. Cocasse, 3 gars pendant le party m’ont avoué s’être accidentellement rentré la face dans sa poitrine. C’est qu’elle est un peu clumsy, naturellement.
Et puis Dieudonné! Après avoir dédié le gala au caricaturiste danois Kurt Westergaard on rejoignait un Dieudonné “jack Bauerisé” à la botte des Chinois. De l’humour politique comme je l’aime. De loin le sketch préféré des humoristes présents au gala.

Haaa et mon pirate préféré, un des plus généreux et bon joueur de la colonie. Dominic Sillon et Diane notre vinicologue-régisseure.

3 mois de travail pour 2 heures et demi de niaisage, dimanche soir 19h30 j’émergerai sous les feux HD de la scène (Radio-Canada studio 42). Pour l’instant je suis dans les profondeurs du stress, des répétitions et de l’attente démesurée de mon égo de workaholic.

Entrevue spéciale hier à Musimax (en reprise j’imagine), gracieuseté de madame Losique dont les babines sont demeurées off-cam pour notre plus grand plaisir, avec le maître incontesté de la comédie dramatique, Ricky Gervais.
Il y parlait du son succès fulgurant avec The Office et Extras. Son opinion? Le succès, est une quête vaine. Celui qui court après n’en aura jamais assez. J’ajouterais même : montrez moi un artiste qui ne veut qu’être célèbre et je vous présenterai quelqu’un qui sera extrêmement malheureux. Je le garanti. Et ceux qui sont malheureux tout en ayant énormément de succès, nous font penser à ces millionnaires déprimés que personne n’envie et pour qui personne n’éprouve de compassion réelle. Un luxueux malheur.
Un mentor…un mantra.

Cette semaine j’embarque dans une cure médiatique. Je le fait pour moi mais je dois l’idée et le rappel à eux.
Solidaire mais old school, je garde les journaux (faut pas virer con non plus) et je garde le ipod (l’art n’est pas de la pollution chers amis Adbusters)
Donc c’est fuck-tv-week pour moi. Pour le web…j’ai pas statué encore ![]()