Archive pour la catégorie 'Chroniques'

Capitaine Coderre

Samedi 6 octobre 2007

Quand rien ne va plus, c’est chacun pour soi. Le naufrage du Parti libéral du Canada est un bon exemple. Stéphane Dion étant probablement le seul à croire encore en Stéphane Dion, l’équipage prépare la mutinerie.Et rien de mieux qu’une situation désespérée pour encourager des actes désespérés comme en témoigne le voyage improvisé en Afghanistan du député libéral Denis Coderre. Le capitaine Coderre part donc par ses propres moyens en Afghanistan pour mieux juger l’état de la situation. Il n’y a pas à dire, l’homme est un aventurier. A t-il de la graine de Don Quichotte (ou est-ce du Evel Knievel ?) c’est à voir. On a toujours su qu’il possédait un certain talent pour chercher le trouble (et le trouver) mais là il se surpasse.

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Que va t-il faire là ? Évidemment on ne va pas à Kaboul pour se partir une librairie féministe ou une SAQ sélection. Une boutique d’orthèse-prothèse serait une bonne idée, mais ce ne semble pas être son intention. Le but de l’opération n’échappe à personne : Indiana Coderre veut prendre du grade de cow-boy pour pouvoir briguer, un jour, le job de premier shérif du Canada. Remarquez qu’on ne peut pas être contre l’ambition, et quand on regarde ceux qui ont occupé ce poste depuis plusieurs années, l’objectif est loin d’être irréalisable. Devenir Premier Ministre du Canada est tout de même plus facile que de se partir un magasin de farces et attrapes à Kandahar.

Go Coderre Go !

L’avantage d’un tel coup de pub est de nous aider à connaître l’homme derrière le bonhomme. Déjà on comprend que le général Roméo Coderre est plus du type visuel que du type auditif. On a beau lui répéter que c’est dangereux en Afghanistan, il ne veut pas le sawouère, il veut le wouère. Cela dit, je ne suis pas contre le fait que Rambo Coderre visite l’endroit le plus dangereux du monde après l’Irak, au contraire. Mais la question qu’on doit se poser est pourquoi s’arrêter là ?
Une fois dans la région, pourquoi ne pas aussi visiter l’Iran ? Son président Mahmoud Ahmadinejad (Momo pour les intimes) affirmait dernièrement qu’il n’y avait pas d’homosexuels en Iran. Ce serait bien que Colombo Coderre aille vérifier sur le terrain cette affirmation saugrenue.

Il y a aussi la Corée du Nord qui promet de défaire ses installations nucléaires. Mais comment les croire ? Notre député pourrait inclure le pays de Kim-Jong Il dans son « world inspection tour ». Mais si notre ambassadeur n’a pas le temps de faire tout cela il faut le comprendre, il a du pain sur la planche au Canada. Car je suis tombé par hasard sur l’agenda de Denis Coderre pour 2008 et voici ce qu’il compte faire dès son retour de Kaboul.

1.Boire de l’eau du lac Brome pour vérifier la présence d’algues bleues.
2.Prendre des photos d’ours polaires affamés au Nunavut
3.Frencher une vache pour mieux connaître la maladie de la langue bleue.
4. Chatouiller des crocodiles et plonger avec des raies.

Devant tant d’exploits potentiels que dire sinon: M. Coderre, je vous félicite pour votre beau programme !

Pauvre Pauline, très chère Paris

Samedi 29 septembre 2007

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Il paraît que la relation que nous entretenons avec l’argent en dit beaucoup sur notre personnalité. À suivre l’actualité cette semaine, je me demande si les québécois sont bipolaires, schizophrènes, ou est-ce moi qui est paranoïaque?

Cette semaine j’ai entendu des gens dans les lignes ouvertes traiter Pauline Marois de bourgeoise, tandis que la diva des nunuches, la milliardaire Paris Hilton, était reçue comme une reine dans le vieux-Montréal. Faut bien être une société distincte pour ne pas faire la distinction entre une femme de talent qui travaille pour la société et une conne de course célèbre pour faire du bouche-à-bite sur internet.

Car il est notoire que la tarte la plus photographiée de l’histoire de l’humanité à beau partager le même nom que la capitale française, cela ne fait pas d’elle une fille-lumière !

Le vrai scandale

Toute cette superficielle affaire du manoir Marois nous éloigne du véritable scandale que révèle la visite de madame Hilton. La confirmation du nouveau statut de Montréal en tant que village pour le jet-set mondial ! Faut regarder la réalité en face. Quand on est rendu à devoir offrir 80 000$ à une idiote, que tout hollywood ridiculise, pour donner du lustre à une boîte de nuit, on ne vaut pas grand chose. Toutes ces courbettes pour séduire la princesse du vide, ressemblent étrangement à un épisode de La Petite Séduction. Au lieu de St-creux-sur-flétanmort qui tente de charmer Luc Guérin, c’est Montréal-by-the-trou qui fait la splitte pour épater Miss rien-à-déclarer. Gérald Tremblay peut enfin le crier sur tous les toits : la fierté à un village, Montréal !

La réalité et la télé

Si la relation que nous entretenons avec l’argent en dit beaucoup sur notre personnalité, nos émissions de télé ne sont pas très éclairantes à ce sujet non plus. Voyons ce que nos grands réseaux nous ont montré cette semaine.

À la SRC, une jeune fille de 22 ans étudie l’intégrale de La p’tite vie pour gagner 20 000$. À TQS, pour la chance de gagner 100 000$, des jeunes échangent leurs droits à la vie privée pour vivre comme des souris de laboratoire au service d’un maître invisible. À TVA, une mère de famille se mérite 104 000$ en ouvrant une demi-douzaine de valises.

Quelqu’un qui ne ferait que passer par le Québec cette semaine (ex : Paris Hilton), pourrait conclure ceci : au Québec, on peut s’enrichir de plusieurs façons ; en étudiant des choses inutiles, en participant à un jeu de hasard ou en s’enfermant dans un studio de télé équipé de toilettes. Mais si jamais, quelqu’un réussit à faire de l’argent en exerçant un vrai métier (comme le mari de Pauline)…Alors là, il vous faudra vous en excuser toute votre vie. Il n’y a pas à dire, il y a des semaines où j’ai l’impression que c’est moi qui vis sur une île bizarre !

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La misère des femmes-coqs

Samedi 22 septembre 2007

3 femmes ont marqué l’actualité cette semaine ; Myriam Bédard, Geneviève Jeanson et Britney Spears. Étant un grand observateur de la gente féminine, j’ai été intrigué par les ressemblances entre ces 3 femmes. J’ai enquêté pour découvrir ceci : Myriam, Geneviève et Britney sont 3 étoiles, mais qui ont (roulement de tambour) : le même signe astral chinois !!! Myriam Bédard est née en 1969, année du coq, alors que Jeanson et Spears sont aussi nées des coqs, 12 ans plus tard (le cycle de l’horoscope chinois est de 12 ans) en 1981.

En attendant mon prix de journalisme d’enquête voici ce que dit l’horoscope chinois à propos des femmes-coqs : “Premièrement la compétition, elle connaît
(on a 3 championnes du monde en cyclisme, en biathlon et en lypsinc cochon, jusqu’ici ça fonctionne)

“La femme coq manque parfois de nuance”
Pour ce qui est de manquer de nuance…On n’a qu’à penser à cette fameuse photo de Britney sortant d’une voiture sans sous-vêtements, on est pas à un poil près de la nuance ! Mais ce n’est pas tout, une femme-coq est aussi : “dotée d’un don d’observation impeccable, elle n’est pas pour autant à l’abri d’un certain manque d’objectivité par moment.”
Pour ce qui est de manquer de recul, on n’a qu’à penser aux cheveux roses et jaunes de Jeanson, du coco razé de Britney ou simplement le chum de Myriam, Nima Marzarouipi et on nage en plein manque d’objectivité.

Les 3 femmes ont aussi fait des affirmations éclatantes. Britney a dit qu’elle était vierge, Jeanson, qu’elle était clean, et Bédard, que Groupaction était impliqué dans le trafic de drogue et que, sans elle, il n’y aurait pas eu de commission Gommery ! La moins problable étant évidemment la première.

Mais ce qui frappe encore plus fort c’est la ressemblance des hommes de leur vie. K-fed, le marie de Britney, est probablement l’artiste le plus détesté en amérique, André Aubut, le coach contôlant de Jeanson était un pusher de drogue, et Nima Marsoupilami un voleur de tableaux. On a ici une belle brochette de bozos! Ajoutez à ça Vincent lacroix et on a la version 2007 des frères Dalton. Comme quoi derrière tout grand homme il y a une femme, et derrière toute grande femme qui tombe…il y a un homme qui la pousse !

Bonne nouvelle

Lundi 23 juillet 2007

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Urbania a fait son meilleur numéro avec leur spécial sur les filles. Même si j’achète depuis le début, j’étais toujours déçu. L’asymétrie entre les qualités graphiques et le contenu anecdotique en faisait un exercice de style qui tardait à prendre du muscle.Le nouveau capitaine, Steve Proux, semble être celui qui manquait à cet équipage de volontaires.

On reste encore en surface, évidemment, mais on s’amuse mieux. J’aime beaucoup l’intégration de plumes blogosphériques, humoristiques, en continuant d’attendre le moment où ils vont cesser d’aiguiser leurs couteaux et se mettre à les planter là où il faut.

Montréal a cruellement besoin d’un magazine indépendant hors-Québécor, hors-Transcontinental, hors-Gesca. Urbania peut être tellement plus qu’une carte d’affaire de luxe pour graphistes de talent et jeunauteurs motivés. Ça s’en vient.

Le thème du prochain numéro: Montréal.

Dieu donne moi un bon pacing

Dimanche 15 juillet 2007

Voici un billet pour les fans d’humour.

Les galas Juste pour rire présentent depuis 25 ans des dizaines d’humoristes à la suite l’un de l’autre. C’est l’art d’enchaîner des numéros et des artistes complètement différents. Cet art c’est l’art du “pacing”. Les français disent “la conduite”, le terme est le “conducteur” mais si vous voulez vous faire comprendre par Gilbert Rozon, dîtes “pacing”.
Le pacing, c’est le mot chinois pour désigner l’ordre des numéros. C’est là que TOUT se joue. Le pacing c’est 95% des discussions de coulisse.

Pourquoi les agents accompagnent leurs artistes en coulisse? Le pacing.

Pourquoi les organisateurs se couchent à 5 heures du matin? Le pacing.

Tractation, négociation, le pacing final d’un gala est moins le résultat de la vision du metteur en scène que la proposition finale d’un jeu de pouvoir complexe. C’est au sujet du “pacing” que se joue les meilleures micro-tragédies comiques du festival. Parce que le “pacing” d’un gala influence énormément la réponse du public.

Par exemple, cette semaine je participais au 3 galas de Lise Dion. Parce que je devais faire mon one-man show dans une autre salle le même soir, j’étais premier dans le pacing. Résultat je rentrais sur scène alors que le public n’était pas réchauffé au maximum. Ma prestation servait donc un peu à chauffer la salle. Puisque que le gala de Lise était présenté 3 fois, et que mon show complet commençait plus tard que prévu, ma gérante à remarquer que mon pacing n’était pas idéal. Négociation, discussion, le 3ème soir, je me retrouve donc 3ème dans le pacing. En arrivant sur scène la salle était plus chaude, j’ai livré le même numéro que les soirs précédents, et au lieu de recevoir des applaudissement nourris à la fin de ma prestation, j’ai obtenu une ovation debout.

Poème cantonais

La différence entre un standing ou pas de standing? Le pacing!

Heureusement notre métier n’est pas une science. Tout le monde qui travaille en humour depuis 3 semaines développe sa petite théorie sur le pacing idéal. Voici donc les théories les plus populaires:

Les premiers seront les derniers

Personne ne veut être le premier humoriste a être présenté dans un gala.  Ce rôle incombe généralement à un humoriste de la relève.  Le pauvre casse la glace, et si il est fragile, il se casse la gueule.  C’est en revenant en coulisse, l’égo froissé, que le jeune humoriste se dit alors : plus jamais au début du pacing !  Pensez à ça quand vous entendrez des humoristes parler de l’importance d’encourager la relève…Ça veut dire que ça prend des petits nouveaux pour se casser les dents à leur place !

Pas dernier non plus

Cela ne veut pas dire que l’endroit idéal est à la fin du gala non plus.  C’est prestigieux d’être le dernier mais c’est aussi dangereux. Car les galas sont longs, et tout le monde connaît la théorie du cerveau et des fesses.  Cette loi millénaire qui veut que le cerveau ne peut pas en prendre plus que le derrière est capable d’en supporter.  D’où l’expression : en avoir plein le cul.  C’est donc difficile d’être le dernier humoriste d’un gala, à moins de pouvoir fournir un coussin extra à 2500 personnes.

Règle numéro 3 : Jamais après Marc Dupré

La deuxième requête de TOUS les humoristes : ne jamais passer après un imitateur. En général, les imitateurs font toujours des hits, même les moins bons obtiennent des ovations debout.  Mais pour un humoriste à texte comme moi, passer après un medley électrique composé des meilleures chansons d’Elvis, ce n’est pas une bonne idée.  C’est comme passer après Brad Pitt dans une session de speed dating.  C’est pourquoi, généralement, le numéro qui suit un imitateur c’est…l’entracte.

Les français

Tous les humoristes veulent passer après un français. Si le français est bon, la salle est chaude mais si le français est mauvais, la salle sera encore plus contente d’accueillir une valeur sûre. Pensez à ça quand vous entendrez des humoristes parler de l’importance de faire des échanges culturels.  Ça veut dire que ça prend des cousins français pour leur passer la puck sur la palette !

Le facteur X

Personne ne veut passer non plus après des gars comme Jean-François Mercier ou Mike Ward, ils sont tellement corrosifs que comparé à eux, on dirait que des Daniel Lemire ou des Pierre Légaré font de l’humour pour enfant.  L’idéal pour passer après des gars comme eux c’est…un français.

Le pacing de gala c’est un sport extrême.  Tout le monde veut le meilleur spot même si personne ne sait exactement où est le meilleur spot, sauf Yvon.  Mystérieusement, Yvon Deschamps est toujours au bon endroit, comme quoi quand on excelle, on éclipse tout ce qui vient avant, comme quoi il suffit d’être brillant pour briller.

Bonne fête aux nouveaux papas

Samedi 16 juin 2007

Les nouveaux papas

Ils sont à la mode, ils sont branchés, ils sont tendances et ils sont debout depuis 5 heures ce matin, qui sont-ils ? Les nouveaux papas ! Ceux qui célèbrent leur première fête des pères un biberon à la main.
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Toutes les 8 secondes

Dimanche 3 juin 2007

Saviez vous qu’aujourd’hui c’est la journée officielle des gens heureux sans enfants? Pas que les gens heureux sans enfants ne méritent pas une journée, mais avouons que la cause est faible. Ce qui n’aide pas, c’est le principe même de consacrer une journée à une cause.

Le problème c’est que les bonnes causes ne manquent pas. Les thématiques s’empilent les unes sur les autres comme la fête de Dollar/la reine/les patriotes ou le 1er juillet qui est la fête du déménagement du Canada. Les 365 journées de l’année ne suffisent plus. Cela génère de plus en plus de confusion. Chaque jour est comme un club sandwich de bonnes intentions.
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You wanna suck me?

Dimanche 15 avril 2007

C’est un peu ce que certains canadiens se préparent à demander à l’oncle SAM.  Pas seulement combien suces-tu? Mais, tu sucerais combien ? Sucerais-tu avec un pipeline ? Es-tu ouvert au libre-échangisme ? Tes ressources naturelles, c’est ti des vraies ?
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Le grand méchant nous

Dimanche 8 avril 2007

Si vous avez les blues en regardant dehors, attention, ne lisez pas le livre : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Je l’ai lu et je le confirme, ça te casse un dimanche de pâques assez raide ! Le genre de livre qui donnerait des idées suicidaires aux plus jovials des Eric Salvail.

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Nettoyage du printemps

Dimanche 1 avril 2007

Ce blogue, à la manière d’une amie blogueuse, alourdit de commentaires, se repose, pour un nettoyage, disons le poliment…karmique. Ce blogue est aussi en deuil d’amis blogueurs et résiste à l’envie de passer à l’acte lui aussi grâce à des résistants blogueurs, allumés. Ce blogue nuance, jalouse, ce blogue sourit, ce blob endosse, encourage, apprécie la tentative, surtout ce blogue partage un état, ce soir ce blogue ira se ressourcer d’ il vient, et pour ce qu’il défend.