Au somment du classement des travailleurs candidats à la dépression, on retrouve ex-equo, les déneigeurs québécois et les responsables du comité Olympique chinois. 2 professions qui vont se souvenir longtemps de l’année 2008.
Pour les pauvres déneigeurs, c’est pas chinois, c’est la faute de mère nature. Mais pour savoir pourquoi le fonctionnaire pékinois déprime, c’est facile, follow the flame! Jusqu’à maintenant, la couverture médiatique du parcours de la flamme est un fiasco qui frise l’embarras diplomatique. Comme le disait Confusius: rien ne sert de courir, surtout si les médias ne font que filmer des protestataires, calvaire.

Surtout que la cause tibétaine obtient l’appui de plusieurs vedettes d’Hollywood. Une rumeur parle même de récupérer l’événement pour en faire un film intitulé : Les mésaventures d’une torche en Europe. Ne me demandez pas qui ferait la torche.
Faut-il boycotter le boycott ?
Un jour, le Bouddha, qui aimait bien descendre les montagnes du Népal en traîne-sauvage, dit à ses disciples: dis moi qui tu boycott, je te dirais qui tu es. Puis il replaça sa tuque peine de neige et ajouta : cela dit, je prendrais bien un chocolat chaud avec des mini guimauves qui flottent dedans.
Cela explique pourquoi des chefs spirituels admirés, du Dalaï-Lama à Céline Dion, se sont prononcés contre le boycott des jeux Olympiques. Malgré cela, j’annonce ici même que je suis pour le boycott ! (Ajoutez une grève de la faim car j’écris cette chronique sans avoir déjeuner). Mon boycott n’est pas nouveau, en fait, je rejette les jeux Olympiques depuis que Ben Johnson a pété ma baloune en pissant des stéroïdes à Séoul en 1988. Je ne l’ai pas encore digéré.
Concernant les jeux, c’est l’hypocrisie qui y est olympique. Pour moi, le Tibet, ce n’est qu’une 178ème raison de plus pour boycotter cet événement qui a plus à voir avec le politique qu’avec l’athlétique. Le C.I.O. se fout des droits de l’homme en Chine comme il se fout des droits des cyclistes propres. Et que celui qui peut me nommer le dernier champion de triple saut me lance le premier javelot.
La Chine étrangle le peuple Tibétain depuis 59 ans, je me doute bien que ce n’est pas mon boycott d’une compétition de gymnastique rythmique qui va changer cela. Mais c’est le moindre que je puisse faire. Et si certains athlètes chimiquement modifiés, insistent pour que je les encourage, cet été, j’urinerai à leur santé.
Un esprit sain dans un boycott sain, et désolé monsieur De Coubertain.