Archive pour la catégorie ‘Chroniques’

Miracle naturel

Vendredi 8 mai 2009

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Ça y est! Enfin! Les feuilles sont sorties!

Fini les chroniques, articles, cahiers spéciaux, reportages, sur Montréal la laide.  Chaque année fin mars et tout avril, tant que les feuilles ne sont pas sorties, on gaspille salive, papier, ruban et bande passante à chercher l’origine de la laideur de la métropole.

Pas compliqué simonak, il y a pas de feuilles!  Montréal pas de feuilles c’est Britney Spears pas de cheveux! C’est comme un ours pas de poils, comme une fontaine pas d’eau, comme un parc pas d’enfants.  Vous en voulez d’autres? Comme Falardeau pas de cause, comme une Civic pas d’ailerons…(cherche)…..comme un Mister Freeze à saveur de rien.

Comment peut-on oublier chaque année l’impact des feuilles?

C’est 14 000 milliards de feuilles qui poppent en 7 jours pi il y a personne qui allume.  Évidemment c’est encore à cause des femmes!  Si elles étaient pas si pressées de sortir leurs jambes de créatures on remarquerait un peu plus le miracle de la nature.

Les requins de la finance et nous les poissons

Mercredi 11 mars 2009

Les hommes d’affaires sont du monde ben ordinaire.
Pendant 2 ans j’ai animé un des encans sociétals les plus lucratifs du Québec.  C’était pour l’hôpital St-Justine, excellente cause s’il en est une.  C’était un tournoi de golf officié par les vedettes du Québec inc qui partageaient leur swing du dimanche avec des hommes d’affaires de catégorie B (des propriétaires de restaurant de luxe, magasins grandes surfaces, et quelques wannabe milliardaires, et aussi quelques joueurs de hockey. Bref le plus grand rassemblement des fortunes francophones en Amérique.
Autant j’ai animé avec plaisir des encans où on ramassait 2000$ dans la joie, autant j’ai détesté l’exercice d’y vendre pour 150 000$ de lots.

Déjà que je co-animais la 2ème fois avec un précieux minus qui était à l’époque PDG de la SAQ (celui qui s’est fait crisser à la porte pcq il achetait notre vin volontairement trop cher).  Ce cher PDG avait pu offrir des lots de Petrus rares pour la bonne cause (à 600-700$ la bouteille c’était les lots les plus accessibles.)  Puis on tombait dans le gros stock, balade en jet privé pour aller golfer avec Mario Lemieux pour 8, croisière sur le yatch de l’autre pour 10, 20 000$ une fois, deux fois, vendu.

Deux ans de suite le même spectacle.  Personne ne pouvant suivre les Desmarais, les gens regardaient impuissants, incapables. C’était tout de même de longs échanges pour chaque lot, une lente valse entre 2 ou 3 grands argentiers qui allaient de toute façon s’inviter pour golfer en jet où bronzer en yatch.  Les joueurs de hockey, les pauvres du groupe, regardaient passer la parade impressionnés.

Moi, grand ignorant du monde merveilleux des primates, je me demandais ce qui clochait dans ce curieux encan.  Car il y a quelque chose qui cloche.   Il y a un inconfort à regarder seulement  3 milliardaires s’acheter des lots à 30 000$, en rigolant entre eux, poussant un petit 5000$ de plus pour taquiner son voisin de table,  « ô pi envoye donc 40 000$ tiens»  en s’esclaffant de rire.   Ça ne fait progressivement rire personne, ô ça rit, mais ça rit soumis, le même rire que l’employé réserve pour les farces du boss, la salle bondée de chefs d’entreprise se tranforme tranquillement en une salle d’employés désabusés.

Quand seulement 2 ou 3 personnes peuvent participer à un encan, on règle ça en 2 minutes entre le trou 4 et 5, non? « Tu prends le jet je prend le yach on en parle plus.» 

Que neni.  L’homme est un primate, et non content que sa grosse queue soit visible pour tous, il doit une fois de temps en temps la passer au visage des membres de son clan en guise de domination.

Ainsi moi, l’ultra pauvre (selon leur critère), sous prétexte de financer un hôpital pour enfant, j’aidais à la mise en scène annuelle d’une centaine de riches, regarder d’autres plus riches lancer des 30 ooo$ comme s’ils achetaient des laminés de Duran Duran.

Ce n’était pas le spectacle de la générosité, c’était le simulacre du roi de la montagne version millionnaire.  Je le voyais bien de ma tribune, le regard des millionnaires quand les enchères atteignaient parfois les 60 000$, et qu’ils regardaient le plancher pour ne pas que je les achale, ils devaient se sentir pauvres à côté d’un milliardaire comme Desmarais qui gardait sa belle humeur peu importe l’enjeu.

La magnanimité des riches doit être vue, pas par nous, les bas de gamme qui en seraient choqués, mais par les autres riches, pour qu’ils réalisent vraiment qui mène le bal.
Quand je regarde les nouvelles économiques je pense à eux,  les crises économiques ne sont pas des bons moments pour se brasser le macaque dans la face des collègues, je me demande si c’est pas ça pour eux le plus chiant dans une crise économque, l’obligation morale de se garder une petite gène…

Martineau en toute liberté (…à lire au complet)

Lundi 2 février 2009

(Sur le passage du chroniqueur à TLMEP)

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Retenir la leçon

Dimanche 4 janvier 2009

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C’est fait, 2008 est remisée dans le grand livre d’histoire.  Comme le Dalaï-Lama me le disait hier après un solide match de ping-pong : « quand tu perds ne perds pas la leçon» .  Au lieu de refaire un 545ème top 10, essayons tous ensemble d’identifier les perles de sagesses cachées dans la vase des derniers mois.

Petite leçon : Chantons tous ensemble, ainsi fond, fond, fond, mon réer mon réer…

Ne JAMAIS attendre qu’on vous dise de sortir vos billes de la bourse, ça n’arrivera jamais.   Le 18 juin 2008 était la dernière date pour sortir de là sans blessure.  Rappelons nous le mot d’ordre de tous les experts : patience, patience, patience.  Des perroquets qui ont tous le même pusher de pinottes.  Maintenant c’est : pour votre retraite les amis, patience, patience, patience.

Méchante leçon:  (Celle qui ne passera pas)

L’économie N’EST PAS une science. Les économistes rêvent d’être des scientifiques, on a qu’à les écouter disserter à la télé comme des médecins autorisés qui prescrivent leurs remèdes.  Mais voilà que l’économie n’EST PAS une science mais bien un assemblage de techniques comptables au service d’une idéologie.

Et si travailler avec des chiffres donne des allures scientifiques, regardons ce dernier : 1000 000 000 000$ !  Les USA, le Canada, le Japon, l’Europe, donnent plus de 1000 MILLIARDS de billets verts au service de l’économie triomphante qui est dans une…mauvaise passe.  Merci 2008, de confirmer que le capitalisme sauvage est de nature plus bête que prévu.

Leçon américaine

La victoire d’Obama sur McCain-Palin nous démontre que l’espoir a besoin de bras.  Sans les millions de militants, le premier président internet de l’histoire n’aurait pas vaincu l’incompétente droite religieuse.  2008, le Web a clanché God.

Leçon mal apprise

Maintenant que Bush quitte, on voit mieux Harper, grâce à qui la bonne réputation du Canada fond comme la banquise.   Finalement nous sommes les américains de 2004, allons nous entrer dans le nouveau monde où continuer de reculer dans l’ancien…

Votre leçon?

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weapon of mass instruction

Jeudi 18 décembre 2008

Quand les journalistes écrivent avec leurs pieds…

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Un autre sens à l’expression: se mettre un pied dans Bush.

Se faire passer un sapin de Noël ou un sapin des fêtes?

Jeudi 11 décembre 2008

Pendant que le comité marketing de notre premier ministre John Charest s’enfarge avec la terminologie d’un conifère illuminé, pendant que ma deuxième voiture est prisonnière de son écrin de glace, pendant qu’il y a une épidémie d’exorcisme à la garderie de mini-me, je lis Chronique Blonde en me disant, non, pas cette année, PAS de centre-d’achalandage cette année, je ne centrelavalerai pas, point.  Ce sera donc un Noël web.  Étant un junior en la matière, que me recommandez vous pour des achats de cadeaux en ligne?

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Suggestion lecture, les 2 soeurs crèvent un abcès nommé snobisme dans leur blogue.

C’est toujours drôle de voir des adultes se servir de leur consommation culturelle pour se définir.

Le genre dépeint chez Crispi et djo: j’écoute 95,1 donc je suis.  Surtout qu’il est connu que le consommateur rêvé OPÉRA – GRANDE LITTÉRATURE – BALLET n’existe simplement pas. Les lecteurs les plus fins que je connaisse sont de grands amateurs de pornographie japonaise et de musique électronique et combien d’amateurs d’opéra se tapent de la chick litt juste pour voir. Personne ne mange du caviar tous les jours sans être malade, idem pour la poutine.  L’avenir est hybride, mélange de genre, ouverture à l’autre, c’est ça être de son époque.  Aux cons les étiquettes.

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Le fond du baril (de pétrole)

Dimanche 5 octobre 2008

Vincent Marissal soulignait récemment le problème le plus préoccupant de cette élection, décrite comme une des plus importante des dernières années, l’absence de programme conservateur.  Harper propose quoi? Clairement? On est en passe de voir réélire un homme qui ne propose pas de programme, donc à qui on va donner énormément de pouvoir, mais sans façon de mesurer ses accomplissements.  Les conservateurs veulent un chèque en bleu pour contrôler Ottawa.

Mais un homme politique a toujours un programme.   Un programme public et un progamme privé.  Un article intéressant ici nous en apprend sur ce qu’on veut nous rentrer dans le derrière avec ou sans notre approbation. Une union avec nos voisins d’en dessous.

« Harvard University educated CNN Veteran anchor Lou Dobbs, has further confirmed the official endorsement of the Stephen Harper Minority Conservative government on North American Union, or “New America”.

Mr. Harper has been apparently directed by the principal funders of the Conservative Party of Canada, which are ideologically linked to the CFR, to assimilate Canada into a new “Fortress North America” which is controlled by the U.S. political-military-industrial complex by no later than 2010.» 

Ça vous rappelle quelque chose? On en parlait ici même en mars 2007, alors que nos voisins voulaient trouver la paille la plus proche pour sucer notre eau potable.

C’est délirant non? Les consommateurs qui fulminent tous! Tous unis contre les pétrolières qui nous ont donnés 8 ans de W. Bush, le plus mauvais président de l’histoire des USA.  Tous sont d’accord pour pointer l’influence nocive de ce lobby.  Tous sont d’accord pour identifier qui est le toton qui se fait réellement pomper, nous tous M et Mme Classe moyenne.  Mais quand il devient évident que ce lobby est en opération au Canada, dans le plus incroyable exercice de contorsion mentale, une proportion de la population persiste à en faire un choix politique.

Alors qu’une chose est claire.  Les Québécois qui votent pour le PC, n’auront rien. N’auront rien parce que ce n’est pas pour eux que le PC se fait élire.  Ils n’auront rien comparé au lobby pétrolier, ils auront des miettes, car ce n’est pas pour les québécois que Stephen Harper est là, le Québec ne fait pas partie de son programme, le Québec n’est qu’un challenge particulier, avec lequel il faut composer pour être au pouvoir.  Le Québec est un « political challenge» , rien de moins rien de plus.
Mais ça vous le saviez déjà.

George Carlin (1937-2008)

Dimanche 29 juin 2008

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Ça me désole que George Carlin nous quitte ainsi, cette année, bêtement, en plein vol. Car l’humoriste taillait des One-man show dans le granit des tabous américains comme d’autres attaquent une motte de beurre en plein midi. Tout avait l’air plus facile pour lui, la signature des grands. Dans notre métier, les paresseux sont ceux qui forcent sur scène, George Carlin avait la dégaine maitrisée d’un slacker post-hippie. Faut dire que c’était vraiment un ex-hippie junky name it, mais il était féroce, le Bruce Lee du liner assassin.

Le monsieur a pondu 14 HBO special, une quantité de matériel qu’aucun humoriste américain ne pourra jamais accoté sinon notre Yvon national. La cour suprême des USA a dû changé ses règlements sur la censure et les médias à cause de lui. Il était un libre penseur et un franc tireur, il ne bousculait pas les idées reçues et leur flanquait des savates. Il travaillait aux frontières, celle de la liberté d’expression et celle qui sépare les cerveaux libres des robotomisés. (Lire la suite…)

Le ti-Jésus est sauvé!

Lundi 26 mai 2008

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Premier geste de la classe politique suite au dépôt du rapport Tay-Bou (Taylor-Bouchard) ? Conserver le crucifix au parlement. Le ton est donné. Le pauvre Jésus devra donc rester cloué à l’Assemblée Nationale, condamné à écouter les débats parlementaires…L’enfer ! Une chance au moins que Ponce Pilate n’a pas décidé d’empaler Jésus, nous serions en train de nous battre pour une brochette bizarre.

Cela dit je ne suis pas contre un peu de décoration folklorique. Une grande roue de bateau, des peaux d’ours et de castor, un canot d’écorce, quelques scalps, des bâtons de crosse et de hockey, cela rappellerait notre riche passé à ce Parlement qui cherche son avenir. Je propose d’ailleurs qu’on remplace Jésus par un amérindien crucifié. La symbolique est plus claire, c’est sur leur terre que nous avons bâti notre église, non ? Mais en politique comme aux douanes, l’humour ne fait pas bon ménage. Comme disait Jésus en lavant les pieds de Marie-Madeleine : je m’essayais, au cas…

Rigueur, rigueur…

Les 2 intellectuels concluent que les médias ont transformé une situation normale en crise nationale. Une position que Nathalie Simard appuie sûrement. Mais Gérald et Charles oublient que quand il est question d’amplifier les conflits, les religions ne passent pas inaperçues. Ils recommandent que le Québec adopte une « laïcité ouverte ». On veut que j’invite les témoins de Jéhovah à déjeuner chez moi pour m’enrichir de leur vision du monde au lieu de leur claquer la porte au nez ? Je suis capable d’inventer des mots moi aussi, j’appelle ça : de la « laïcécité volontaire »

Dans la foulée de ce grand appel d’ouverture d’esprit collectif, rappelons que le ministère de l’éducation considère toujours que le mot athée est tabou. Faut-il que je m’invente un Dieu-pour-ceux-qui-ne-croient-pas-en-Dieu pour qu’on me considère ? C’est fatigant à la fin. Pas moyen au Québec de laisser les acquis de notre révolution tranquille, tranquilles ?

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La ville est kleenex

Lundi 5 mai 2008

La ville était hockey, aujourd’hui la ville est kleenex et anti-dépresseur. Alors que nos Canadiens étaient au prise avec la maladie du Umberger, plusieurs dossiers importants sont passés entre les jambières de l’actualité. Avant de vous livrer mon post-mortem des séries, voici ce que la fièvre du CH vous a peut-être fait rater.

La moyenne n’a pas plus de moyens

Statistique Canada nous confirme que depuis 25 ans, la classe moyenne ne s’est pas enrichie (0.1%). Ironie bancaire, à mon guichet automatique il y a ce slogan d’inscrit : vous êtes plus riche que vous pensez ! Conclusion : si les banques sont un bon miroir de l’économie, ce sont des miroirs déformants, comme les rétroviseurs de nos voitures. Caution : recessions are closer than they appear.

Karma et écran plat

La télévision québécoise est perturbée. Mais c’est à se demander s’il n’y pas un lien à faire entre les finances des télédiffuseurs et leur programmation ? Explication : TQS a investi dans la téléréalité cheap (loftStory), résultat, aujourd’hui elle vend ses meubles. De son côté, TVA a investi dans Le Banquier et il passe à la caisse (profit record de 5.6 M). Faut-il conclure que si Radio-Canada programme l’émission de Josélito sur le deuil, c’est pour se préparer à des coupures de budget ?

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Le chœur des partisans

Revenons sur notre rôle, comme partisans des Canadiens, qui est de chanter. Je trouve qu’on chante n’importe quoi au Centre Bell. Premièrement, le Ô Canada, pus capable. Je ne connais personne qui sait porté l’épée et e, qui sait porter la croix. Et son histoire est loin d’être une épopée et e, des plus brillants exploits. Deuxièmement, avec la quantité de joueurs de toutes nationalités jouant dans un club appartenant à un américain, c’est pas un peu absurde de chanter un hymne national ? Ce serait tellement plus fort de partir ça avec une chanson d’Éric Lapointe suivie de « go habs go ». Et pendant qu’on y est: le « Olé Olé Olé », c’est quoi le rapport avec le hockey ? Il y a combien d’Espagnols dans la LNH pour que ce soit devenu une ritournelle populaire ? L’an prochain on va avoir quoi ? « Allez les rouges » comme on le chante au stade de France ? Comme le dit Carbonneau, on est bon mais on peut faire mieux.