Archive pour la catégorie 'Chroniques'

George Carlin (1937-2008)

Dimanche 29 juin 2008

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Ça me désole que George Carlin nous quitte ainsi, cette année, bêtement, en plein vol. Car l’humoriste taillait des One-man show dans le granit des tabous américains comme d’autres attaquent une motte de beurre en plein midi. Tout avait l’air plus facile pour lui, la signature des grands. Dans notre métier, les paresseux sont ceux qui forcent sur scène, George Carlin avait la dégaine maitrisée d’un slacker post-hippie. Faut dire que c’était vraiment un ex-hippie junky name it, mais il était féroce, le Bruce Lee du liner assassin.

Le monsieur a pondu 14 HBO special, une quantité de matériel qu’aucun humoriste américain ne pourra jamais accoté sinon notre Yvon national. La cour suprême des USA a dû changé ses règlements sur la censure et les médias à cause de lui. Il était un libre penseur et un franc tireur, il ne bousculait pas les idées reçues et leur flanquait des savates. Il travaillait aux frontières, celle de la liberté d’expression et celle qui sépare les cerveaux libres des robotomisés. (more…)

Le ti-Jésus est sauvé!

Lundi 26 mai 2008

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Premier geste de la classe politique suite au dépôt du rapport Tay-Bou (Taylor-Bouchard) ? Conserver le crucifix au parlement. Le ton est donné. Le pauvre Jésus devra donc rester cloué à l’Assemblée Nationale, condamné à écouter les débats parlementaires…L’enfer ! Une chance au moins que Ponce Pilate n’a pas décidé d’empaler Jésus, nous serions en train de nous battre pour une brochette bizarre.

Cela dit je ne suis pas contre un peu de décoration folklorique. Une grande roue de bateau, des peaux d’ours et de castor, un canot d’écorce, quelques scalps, des bâtons de crosse et de hockey, cela rappellerait notre riche passé à ce Parlement qui cherche son avenir. Je propose d’ailleurs qu’on remplace Jésus par un amérindien crucifié. La symbolique est plus claire, c’est sur leur terre que nous avons bâti notre église, non ? Mais en politique comme aux douanes, l’humour ne fait pas bon ménage. Comme disait Jésus en lavant les pieds de Marie-Madeleine : je m’essayais, au cas…

Rigueur, rigueur…

Les 2 intellectuels concluent que les médias ont transformé une situation normale en crise nationale. Une position que Nathalie Simard appuie sûrement. Mais Gérald et Charles oublient que quand il est question d’amplifier les conflits, les religions ne passent pas inaperçues. Ils recommandent que le Québec adopte une « laïcité ouverte ». On veut que j’invite les témoins de Jéhovah à déjeuner chez moi pour m’enrichir de leur vision du monde au lieu de leur claquer la porte au nez ? Je suis capable d’inventer des mots moi aussi, j’appelle ça : de la « laïcécité volontaire »

Dans la foulée de ce grand appel d’ouverture d’esprit collectif, rappelons que le ministère de l’éducation considère toujours que le mot athée est tabou. Faut-il que je m’invente un Dieu-pour-ceux-qui-ne-croient-pas-en-Dieu pour qu’on me considère ? C’est fatigant à la fin. Pas moyen au Québec de laisser les acquis de notre révolution tranquille, tranquilles ?

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La ville est kleenex

Lundi 5 mai 2008

La ville était hockey, aujourd’hui la ville est kleenex et anti-dépresseur. Alors que nos Canadiens étaient au prise avec la maladie du Umberger, plusieurs dossiers importants sont passés entre les jambières de l’actualité. Avant de vous livrer mon post-mortem des séries, voici ce que la fièvre du CH vous a peut-être fait rater.

La moyenne n’a pas plus de moyens

Statistique Canada nous confirme que depuis 25 ans, la classe moyenne ne s’est pas enrichie (0.1%). Ironie bancaire, à mon guichet automatique il y a ce slogan d’inscrit : vous êtes plus riche que vous pensez ! Conclusion : si les banques sont un bon miroir de l’économie, ce sont des miroirs déformants, comme les rétroviseurs de nos voitures. Caution : recessions are closer than they appear.

Karma et écran plat

La télévision québécoise est perturbée. Mais c’est à se demander s’il n’y pas un lien à faire entre les finances des télédiffuseurs et leur programmation ? Explication : TQS a investi dans la téléréalité cheap (loftStory), résultat, aujourd’hui elle vend ses meubles. De son côté, TVA a investi dans Le Banquier et il passe à la caisse (profit record de 5.6 M). Faut-il conclure que si Radio-Canada programme l’émission de Josélito sur le deuil, c’est pour se préparer à des coupures de budget ?

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Le chœur des partisans

Revenons sur notre rôle, comme partisans des Canadiens, qui est de chanter. Je trouve qu’on chante n’importe quoi au Centre Bell. Premièrement, le Ô Canada, pus capable. Je ne connais personne qui sait porté l’épée et e, qui sait porter la croix. Et son histoire est loin d’être une épopée et e, des plus brillants exploits. Deuxièmement, avec la quantité de joueurs de toutes nationalités jouant dans un club appartenant à un américain, c’est pas un peu absurde de chanter un hymne national ? Ce serait tellement plus fort de partir ça avec une chanson d’Éric Lapointe suivie de « go habs go ». Et pendant qu’on y est: le « Olé Olé Olé », c’est quoi le rapport avec le hockey ? Il y a combien d’Espagnols dans la LNH pour que ce soit devenu une ritournelle populaire ? L’an prochain on va avoir quoi ? « Allez les rouges » comme on le chante au stade de France ? Comme le dit Carbonneau, on est bon mais on peut faire mieux.

Mario Dumont prend pour les Flyers

Lundi 28 avril 2008

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Même Fabienne Larouche et Chantale Fontaine ont ce désir commun, que les Canadiens gagnent la coupe Stanley. Tout le monde souhaite que les Canadiens gagnent. Tous sauf un. Le mouton noir de la politique, Mario Dumont. Je ne dis pas qu’il en est conscient, mais c’est à son avantage que les Flyers emportent la série, voici pourquoi.

L’ADQ, est tombée à 18% dans les derniers sondages, c’est bas. C’est presque aussi bas que la cote de sympathie des frères Rémillard. On est dans le très creux. Quand Victor-Lévy Beaulieu pense qu’il peut avoir ta peau, c’est que tu saignes abondamment. Ça ne va pas bien. Une rumeur veut même que Mario Dumont soit tenté de s’exiler dans le nouveau village de Nathalie en République Dominicaine. Ça va très mal.

Et quand ça va mal, on cherche un responsable. Pour ce rôle, l’immigrant a toujours fait un excellent bouc émissaire pour les problèmes des natifs. Mais le violon à une corde de l’ADQ ne peut pas jouer trop fort sa chanson à succès : wowowo les immigrants. Pas pendant les séries du moins. Car tout les espoirs du Québec sont entre les mains de Markov, Koivu, Kovalev, Streit, Smolinski, Hamrlik, Plekanek et les frères Kotsistyn, pas vraiment le moment de débattre des quotas sur le talent étranger. Donc, seule une élimination rapide face aux Flyers pourrait aider l’ADQ à chasser les mauvais esprits.

Cela étant dit, Mario Dumont en a vu d’autres, c’est un animal politique qui connait les caprices du vent. Il peut prendre exemple sur Kovalev. L’an dernier le russe était un ingrat, un fainéant, bref un étranger. Depuis qu’il propulse le Canadien, c’est un champion, un glorieux, bref un Québécois. Conspué hier, ils seraient nombreux aujourd’hui à lui embrasser le « jackstrap » pour lui montrer leur gratitude. Donc on peut imaginer que Mario Dumont prend pour les Flyers tout en se prenant pour Kovalev. Appelons ça le « paradoxe adéquiste », ce parti « gauchement à droite ».

Athée avec un grand A

Lundi 21 avril 2008

Athée risque?
Je suis devenu tabou.  Moi et toutes les personnes athées du monde entier.  Car « athée » (et non Karaté) est reconnu officiellement comme un tabou par notre divertissant ministère de l’éducation qui juge le terme « trop négatif » pour les oreilles de nos petits Einstein.

Je lisais cette nouvelle en déjeunant samedi, et j’ai eu peur d’avoir manger des céréales à remonter dans le temps !  Sommes-nous encore en 2008 ou en 1816?  Je pensais que le suicide assisté et les pratiques sexuelles incluant des excréments étaient tabous. Mais être athée !? Vraiment ? Mon gouvernement m’inquiète.

Car je suis un authentique pratiquant athéiste.  Je ne suis pas une brebis égarée qui croit aux Canadiens quand ça va bien et en Dieu quand ça va mal.  Je suis homme d’aucune religion, je n’ai même pas de carte air miles, c’est vous dire comment je ne suis pas proche d’aller au ciel!

J’aimerais que la souriante ministre m’explique comment 800 000 000 d’athées de par le monde, deviennent un groupe tabou? Même Dieu est athée, car Dieu ne peut pas croire en une force supérieure à lui-même, il est donc athée ou immensément confu, un mystère que je laisse à d’autres le soin de percer.

Les jeunes entrent au primaire déjà déçus d’apprendre que le Père Noël n’est rien d’autre que tonton Sylvain, donnons leur un peu de répit.  D’ailleurs ce n’est pas un cours de religion qui manque aux enfants, c’est un cours d’enseignement des adultes.  Un cours qui leur expliquerait qui sont ces extra-terrestres narcissiques qui insistent tant pour les déformer à leur image.

Tentative d’explication religieuse pour les jeunes :

Dieu (God) : Nom masculin. Difficile à croire mais Dieu est un concept religieux responsable de la création du soleil, de la terre, des kiwis et des hommes. Être tout-puissant, il a attendu que l’homme découvre l’alphabet pour écrire son best seller, la Bible.  Véritable succès de librairie, ce livre sacré raconte, entre autres, comment Dieu a massacré les populations de Sodome et Gomorrhe pour excès de sodomie.  Dans un autre passage cocasse, on y apprend comment Dieu a aussi tué tous les habitants de la planète en les noyant.  Un one-man show inspiré  de ce texte est présentement en tournée au États-Unis.

La flamme hypocrite

Lundi 14 avril 2008

Au somment du classement des travailleurs candidats à la dépression, on retrouve ex-equo, les déneigeurs québécois et les responsables du comité Olympique chinois. 2 professions qui vont se souvenir longtemps de l’année 2008.

Pour les pauvres déneigeurs, c’est pas chinois, c’est la faute de mère nature. Mais pour savoir pourquoi le fonctionnaire pékinois déprime, c’est facile, follow the flame! Jusqu’à maintenant, la couverture médiatique du parcours de la flamme est un fiasco qui frise l’embarras diplomatique. Comme le disait Confusius: rien ne sert de courir, surtout si les médias ne font que filmer des protestataires, calvaire.

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Surtout que la cause tibétaine obtient l’appui de plusieurs vedettes d’Hollywood. Une rumeur parle même de récupérer l’événement pour en faire un film intitulé : Les mésaventures d’une torche en Europe. Ne me demandez pas qui ferait la torche.

Faut-il boycotter le boycott ?

Un jour, le Bouddha, qui aimait bien descendre les montagnes du Népal en traîne-sauvage, dit à ses disciples: dis moi qui tu boycott, je te dirais qui tu es. Puis il replaça sa tuque peine de neige et ajouta : cela dit, je prendrais bien un chocolat chaud avec des mini guimauves qui flottent dedans.

Cela explique pourquoi des chefs spirituels admirés, du Dalaï-Lama à Céline Dion, se sont prononcés contre le boycott des jeux Olympiques. Malgré cela, j’annonce ici même que je suis pour le boycott ! (Ajoutez une grève de la faim car j’écris cette chronique sans avoir déjeuner). Mon boycott n’est pas nouveau, en fait, je rejette les jeux Olympiques depuis que Ben Johnson a pété ma baloune en pissant des stéroïdes à Séoul en 1988. Je ne l’ai pas encore digéré.

Concernant les jeux, c’est l’hypocrisie qui y est olympique. Pour moi, le Tibet, ce n’est qu’une 178ème raison de plus pour boycotter cet événement qui a plus à voir avec le politique qu’avec l’athlétique. Le C.I.O. se fout des droits de l’homme en Chine comme il se fout des droits des cyclistes propres. Et que celui qui peut me nommer le dernier champion de triple saut me lance le premier javelot.

La Chine étrangle le peuple Tibétain depuis 59 ans, je me doute bien que ce n’est pas mon boycott d’une compétition de gymnastique rythmique qui va changer cela. Mais c’est le moindre que je puisse faire. Et si certains athlètes chimiquement modifiés, insistent pour que je les encourage, cet été, j’urinerai à leur santé.

Un esprit sain dans un boycott sain, et désolé monsieur De Coubertain.

La sexualité des chiffres

Lundi 17 mars 2008

Dans La Presse de vendredi dernier, Nicolas Langelier se demandait d’où vient notre obsession pour les chiffres ronds, 400Ème de Québec, 10ème des Jutra, 200 ans de carrière de Michel Louvain etc…Comme on dit : quand La Presse se pose des questions, le Journal de Montréal trouve des réponses ! (ô quel taquin je fais ce matin!) J’ai donc pris sur moi d’expliquer ce phénomène.

Pour comprendre il faut se tourner vers la pornomathique, la science qui étudie le sexe des chiffres. Des pornomathéticiens de Silicone Valley ont remarqués que les hommes et les femmes ne donnent pas la même valeur aux chiffres. Prenez le chiffre 3125. Une femme va trouver normal de dépenser 3125$ pour un sac Louis Vuitton alors qu’un homme va trouver cela absurde. Un chiffre, 2 sexes, 2 valeurs.

Faites le test la prochaine fois que vous passez devant un kiosque à journaux. Remarquez les pages de couverture des magazines féminins et masculins. Les magazines de gars présentent des listes simples : 10 choses à faire avant de mourir, les 10 meilleurs albums, les 100 meilleurs films de tous les temps, les 1000 plus beaux bikinis, etc…Mais les femmes sont attirées par : 7 trucs beauté, 16 look d’enfer, 8 produits minceur, 22 secrets de star, 11 crèmes miracles. Conclusion : les femmes embrassent la complexité et les hommes recherchent la simplicité.

La ministre des finances était fière de comparer son budget à celui d’une « bonne mère de famille ». Budget pourtant qualifié de drabe et sans éclats par plusieurs observateurs masculins. Pourquoi ? Ça manquait de gros chiffres ronds et fermes. Prenez le salaire de 5000$/heure que commandait la fameuse escorte du gouverneur Spitzer. 5000$, est un chiffre pornomathiquement pensé pour un homme en mal d’excitation. Imaginez qu’on lui aurait demandé 4892$ ou 5017$ ! Cela aurait généré de l’incompréhension, et tout le monde sait que le doute est l’ennemi de l’érection.

La pornomathique explique même l’existence de Céline Dion. Après son dixième enfant, Adémard Dion a dû être tenter d’arrêter ça là, car 10 est un gros chiffre rond pour une famille. Mais puisque c’est Maman Dion qui portait les culottes (ou qui les enlevait, c’est selon) elle a poussé le projet jusqu’à 14 et Céline Dion est née. Avec la pornomathique, on comprend que les chiffres ont un sexe, à preuve, à l’émission du Banquier les chiffres ont même un prénom. Après ça ils diront que l’argent n’a pas d’odeur…

Référend’homme 7 heures

Dimanche 9 mars 2008

Pauline a rayé la clause qui obligeait le PQ de déclencher un référendum dans un premier mandat. Comme elle le dirait si mal: it is big big changement ! Car mine de rien, Pauline Marois a posé un ‘geste de souveraineté’ face aux ‘purs et durs’ du PQ, c’est un beau risque.

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Mais en abandonnant le fameux référendum obligatoire, c’est Jean Charest que Pauline a le plus déçu. En campagne électorale, il jouissait chaque fois qu’il pouvait sortir le squelette référendaire du placard. Mais comme on dit, un vote de confiance à 97%, ça console énormément. Au chapitre des déceptions, c’est le ministre Couillard qui doit commencer à trouver qu’attendre que le job de PM se libère, c’est quasiment plus long que d’attendre à l’urgence.

 

La médecine Pauline

Ce que Pauline a donné à ses militants c’est un peu comme un sirop contre la toux. Désagréable à avaler, mais un soulagement efficace. Quand tu perds 2 élections de suite et que tu es le 2ème parti de l’opposition, faut pas attendre d’être pris avec le Docteur Khadir avant de réagir…Mais si Pauline a mis le pansement sur le bobo, c’est une façon de confirmer l’existence du bobo. Grattons le un peu.

À la prochaine fois ?

Si on enlève la clause d’un référendum, c’est que ça fait peur à des électeurs. Une peur qu’il faudrait qu’on m’explique. Moi j’ai peur de croquer dans le bâtonnet de bois qui sert à tenir mon club sandwich, peur que ma blonde décide de m’inscrire à des cours de danse sociale, peur que l’hiver ne finisse jamais, peur que le français recule et que Stéphane Dion avance. Mais outre ses peurs légitimes, je ne suis pas référendophobe, mais qui sait, peut-être que ça s’attrape…Faudrait que Fred Pellerin nous écrive la légende du méchant bonhomme référendum. Il semble y avoir un public.

Conversation nationale

Pauline propose plutôt d’engager une conversation nationale. Dekessé? En langage libéral c’est une réingénérie de l’indépendance, en algonquin, un bourrage de pipe collectif. Mais l’idée de créer un nouveau pays en Amérique, demeure un projet ambitieux que je résumerai ainsi : comment «joindre le concert des nations » sans se faire couper après au montage comme Claude Dubois ? That is the question.

Oui le PQ devait changer et il est en train de changer. Il en aura fallu du temps à ces militants pour comprendre qu’il n’y a rien de mieux qu’une femme pour faire le ménage ! ☺

L’assurance vie de Stéphane Dion

Dimanche 2 mars 2008

La marmotte du parti libéral est sortie et elle n’a pas vu l’ombre d’une victoire possible, donc, pas d’élection au printemps. En acceptant le budget, Stéphane Dion s’est aussitôt retrouvé dans un catch-22 ( une situation de perdant-perdant). En approuvant ce qu’il désapprouve, il allait devenir la pignata du parlement. Mais un ange est intervenu. Un ange nommé Cadman.

Un scandale et son fantôme

Chuck Cadman, c’est ce député indépendant que les conservateurs auraient tenté d’acheter sur son lit de mort. J’ai déjà vu des partis politiques scorer dans leur propre but, mais jamais réussir un tour du chapeau comme ça, c’est rare. Quelle incroyable histoire de manigance minable ! Il ne manque plus qu’un conservateur ne se fasse prendre à voler des fleurs dans un centre de soins palliatifs, secouer 2 ou 3 nouveaux-nés et nommer Karla Homolka ministre de la justice et le compte est bon.

Le pire c’est que plusieurs personnes vont me dire qu’on a les politiciens qu’on mérite ! C’est vraiment chien. Je regarde Harper et Dion et je me demande vraiment ce que j’ai pu faire de si horrible pour mériter l’incarnation politique de Laurel et Hardy ? On devrait plutôt dire qu’on a les politiciens qu’on hérite. Le règne des conservateurs est une commandite de l’héritage laissé par le régime de Jean Chrétien. La réalité, ce sont les militants libéraux qui ont le chef qu’ils méritent, pas moi ! Surtout pas moi !

Montréal et le monopoly

Avez vous embarquer dans cette pétition visant à inscrire Montréal sur la nouvelle version du jeu de monopoly ? Pas moi. Que Montréal, Blainville ou Venise-en-Québec soient inscrits sur ce jeu ne change rien à ce détail important : Monopoly est le jeu le plus plate au monde ! À l’ère des jeux vidéos, Monopoly c’est une option de dernier recours, quand on est pris dans un chalet avec une panne électrique et du monde trop moche pour vouloir faire un strip-poker.

Mais si vous avez une pétition pour créer une nouvelle version du jeu Tétris où les blocs remplissent des nids de poule, un nouveau jeu d’échec avec Hillary Clinton qui remplace la dame blanche et Barak Obama qui fait le chevalier noir, ou bien une version de Super Mario qui essaye de remonter dans les sondages en cherchant désespérément un clou magique pour taper dessus, là je suis votre homme !

Des idées santé

Lundi 25 février 2008

Bonne nouvelle pour le ministre Couillard, à force de se faire rentrer dedans, notre système de santé pourra bientôt se mettre sur la CSST. La semaine dernière, le rapport Castonguay nous confirmait qu’il nous faut plus d’argent. Au moins le rapport ne dit pas qu’on a besoin d’un autre rapport, c’est déjà ça.

J’ai bien aimé cette perle de M. Castonguay “au lieu d’être perçu comme une dépense, le patient devient une source de revenus”, donc « une personne en bonne santé devient une perte ? ».

Quand on parle de financement en santé les propositions fusent : 1% de taxe de plus, des cliniques privés, les idées ne manquent pas quand il est question de nous lipposucer le porte-feuilles ! Je ne comprends pas le rapport, normal, je ne l’ai pas lu. Mais je comprends que nous avons besoin d’une nouvelle approche, de nouvelles idées, et ça, c’est mon département. Voici donc en quelques mots mon axe de développement des soins de santé.

Pas de Méga-hôpital

Vous connaissez le dicton « méga-hôpital, méga-problèmes » ? C’est inutile de faire une version plus grosse de quelque chose qui ne fonctionne pas. Les médecins en urgence travaillent depuis des années dans des corridors, ils ne savent même plus à quoi ressemble un vrai hôpital. Je propose donc de construire un Méga-corridor ! J’ai même le site idéal, les galeries St-Hubert ! Quoi de mieux que de se faire soigner en magasinant une robe de mariée ?

Bannir la malbouffe des lieux publics

Si un des défis est de mieux manger, il faut s’attaquer à la malbouffe, et l’interdire des lieux publics. Le fast-food est au colon ce que la cigarette est au poumon, alors il faut être ferme. Au début, ce ne sera pas chic de voir des gens à l’entrée des tours à bureaux, la bouche pleine de frites et de burgers dégoulinants. Mais suffit de penser à la fumée secondaire d’un hamburger bacon ! Quoi de plus dégueulasse de voir quelqu’un engloutir un hamburger tout près de nous, juste l’odeur, ça donne envie d’aller s’en chercher un…et ça c’est dégueulasse !

Taxer la relish

Dans la lutte à la malbouffe, il est difficile de taxer toutes les saucisses, car il y en a des excellentes. Mais en taxant la relish, on s’assure de rejoindre le consommateur de fast-food. Car la relish n’entre dans la préparation d’aucun mets raffiné. Rien à part le fameux le chien-chaud. La relish c’est la clef. En s’attaquant à la relish on brise la chaîne de la malbouffe une fois pour toute.

Un gros corridor, des gens qui mangent des frites dehors et de la relish au prix du caviar, décidément, qui a dit qu’il n’y avait pas de solutions ?