Ma nouvelle invention pour donner une nouvelle mesure de qui vous êtes, d’où vous venez et où vous allez dans la vie.
Le catastrophomètre utilise les informations suivantes:
Où étiez vous le jour de la tuerie de la polytechnique? : décrivez en peu de mots, votre situation sociale à ce moment.
Où étiez vous le 11 septembre 2001? : même description rapide de votre situation sociale.
Aujourd’hui: où en êtes vous?
Ex:
Polytechnique : Étudiant UQAM certificat en littérature jeunesse, pauvre, célibataire, habite chez ses parents, chevelure abondante. État d’esprit : perdu et angoissé face à l’avenir, régulier du St-Sulpice.
11 septembre: Humoriste, divorcé, classe moyenne avec hypothèque, banlieue, cheveux rares et teint blond. État d’esprit : inquiété par les dérives du capitalisme sauvage et adepte de méditation. Fonde le cabaret des auteurs du dimanche.
Aujourd’hui: Humoriste-apprenti scénariste , fiancé, 2 enfants, classe moyenne sans hypothèque, banlieue, chevelure en déroute, barbe poivre et sel. État d’esprit: peu fier de ce que le Québec/Canada devient mais croit à l’avenir à cause de ses enfants, dors peu ou pas.
à vous…
* lire les commentaires absolument. C’est comme dans un vrai party…le fun est dans la cuisine…et gare aux yeux il y a des oignons.

1989 : j’ai 15 ans, en pleine crise d’adolescence… j’ai commencé à fumer du pot et j’me fous pas mal de ce qui se passe autour de moi. Je n’ai pas de souvenir précis de Polytechnique. Ce n’est que quelques années plus tard, en discutant avec des tantes dites «féministes», que je comprendrai toute l’ampleur de cet évènement.
2001 : j’ai 27 ans, encore un peu perdue, j’ai décidé de reprendre mes études en Histoire à l’UQAM. Le matin du 11 septembre, ma co-loc me réveille en panique : c’est la 3e guerre mondiale, qu’elle me dit. J’ai passé la journée à regarder les images des tours qui s’effondrent, incapable de penser, de trouver un sens à ce qui arrive. Je suis célibataire et j’me dis que j’aimerais bien avoir un amoureux pour aller me jeter dans ses bras, lui dire combien j’ai peur, combien je l’aime…
2010 : j’ai 36 ans, j’ai une bonne job qui n’a rien à voir avec mes études en Histoire. Je n’aime pas beaucoup le monde dans lequel je vis, mais j’ai un amoureux qui réussit tout de même à me faire rire aux éclats… j’ai de bons amis, une famille unie… et je comprends, de plus en plus, que le bonheur, il faut le trouver dans les petites choses de la vie…
11 septembre 2001 – 08h30 du matin, je rassemble mes dossiers en sirotant mon dernier café avant mon départ pour le travail, tout est calme dans la maison, ma douce est encore dans un sommeille profond, du coin de l’œil je vérifie à l’horloge de la cuisine les minute qui me reste avant que je me plonge dans le trafic matinal de Montréal pour me rende au centre ville. Soudainement dans le calme de mon home à cinq minute de mon départ mon pagette ce mes en action suivie de mes deux cellulaires et du téléphone de la maison le tous en quelque seconde… J’ai a ce moment la 49 ans je suis Superviseur sénior des équipes de montage de structure en exposition, nous venons de passer 3 jours à monté au palais des congres de Montréal un évènement en provenance des USA ( je vous le donne en milles le thème du congres La sécurité dans les aéroports au USA dont l’ouverture doit ce faire à midi.
Je décroche l’appareil de la maison, ces mon adjoint qui me dit ‘’ Jack allume ta TV ça presse! ‘’ Je dépose le récepteur sur la table, je réponds à un cellulaire ces le bureau pris de panic m’explique la situation en même temps la télécommande en main, la télévision s’anime juste à temps pour voir le deuxième avion percuté la deuxième tour, le deuxième cellulaire qui ne cesse de s’activé je réponds ces une des organisatrice Américaine le trémolo dans la gorge me demande si je suis au courant de la situation ce que je confirme et me demande de la rejoindre APC. De retour à mon adjoint sur l’appareil de la maison je lui demande de rejoindre les équipes et de foncé au palais, je reviens au premier cellulaire et confirme à notre bureau que les équipes s’organise et ce dirige au palais. Je lève les yeux et aperçois mon épouse assis sur le rebord du divan les yeux rivé sur la télévision la bouche ouvert, un réveille brutale.
Croyez moi le tout ce fait en cinq ou six minute, l’adrénaline a son maximum je saute dans ma voiture je me rends au palais en utilisant tous les raccourcis inimaginable déjà dans le stationnement souterrain du palais une fébrilité hors du commun y règne, la sécurité s’active plus qua la coutume, ne peut rentré qui veux sur le site de l’événement par chance je n’es pas oublié mon accréditation, je pénètre dans la salle principale et découvre tous les exposants (Américain il vas de soit) devant les écrans géant qui regarde ce que les chaine de télévision surtout CNN passe et repasse de l’attaque.
Désolation, stupéfaction, rage, sanglot, pleur ce dégage des différents groupes, une réunion de production doit avoir lieux dans les minutes qui suive mes on ne veut rien brusqué, l’heure de l’ouverture vient vite…
11h00 le tout est joué, l’évènement est annulé on passe en mode démontage, à l’heure du midi un vent de panic souffle chez les exposants une rumeur circule à l’effet que les frontières entre nos deux pays soit fermé nos voisin américain veule rentré chez eux et pendant ce temps tous les écrans disponibles dans les kiosques dans les aires de repos ce sont joint au écran géant à l’unissons diffuse les nouvelles de CNN.
J’utilise tout mes contactes brooker en transport, agent de dédouanage pour savoir si la rumeur ce confirme mes rien ni transpire ces le noir total…
16h00 le temps passe, les tapis d’aller sont retiré nous somme au stage de débranché les moniteurs, doucement on s’approche du groupe principale qui sont agglutiné sous les écrans géants, on les informe que nous devons procéder au débranchement des appareils compréhensif il quitte vers leur hôtel certain s’attarde au écran encore en fonction dans les kiosques.
En fin de journée seulement quelque responsable sont demeuré sur les plancher pour planifier la logistique du retour de leur équipement dans leur pays, mais tous avant leurs départ son venus nous remercié de notre soutient soit par des accolades, des poignés de main de petit cadeaux improvisé pour certaine les becs sur les joues accompagné de quelque larme, pour eux les Québécois avait maintenant une autre signification.
(Petite note : J’ai reçus un appel sur mon pagette le 11 septembre, d’un éleveur de chi sue pour nous informé de la naissance d’une porté que nous attendions impatiemment, nous avons adopté une petite femelle que nous avons prénommé Pricillia elle n’aurais pas vraiment compris ce faire appelé 911, mais vue que rien n’est parfait dans ce bas monde l’appel à vraiment eu lieux le 11 septembre mais 2002 depuis ce temps je suis devenue son jouet… à Pricillia on s’entend))
merci pour l’histoire, c’est une « pas drôle » de coincidence
touché
Polytechnique: Je viens de célébrer mes 1 ans. Ma mère travaille plus d’heures et gagne mieux sa vie que mon père et pour moi c’est tout à fait normal.Je cours partout, alerte sur mes petites jambes toutes neuves dont j’ai enfin compris le fonctionnement pour me déplacer seule. C’est le début d’une grande aventure pour moi… et la fin pour 14 jeunes femmes. Mais je ne le sais pas encore.
11 septembre 2001: Je suis assise en classe, dans mon cours d’anglais. Mon Dieu que je déteste ma professeure! J’ai été mal classée, je suis dans une classe d’anglais enrichie, mais je ne suis pas sure de tout comprendre. Elle nous annonce la nouvelle et amène un petit radio portatif. Toute la classe écoute en silence le poste qui crache les nouvelles en anglais… Je m’assurerai de vérifier mes informations en sortant. J’appelle ma mère, qui travaille au centre-ville, en lui demandant hystériquement de rentrer à la maison car son bureau est au 15eme étage. J’ai mal au coeur à force de m’en faire pour des gens que je ne connais même pas. Et mon inquiétude perdurera: je vais à l’école tout près d’un aéroport. À chaque avion que nous entendons, c’est toute la classe qui se tait et suppute à savoir s’il atterira ou s’il ira se perdre dans un quelconque édifice sur la planète.
Aujourd’hui: 21 ans bien sonnés, 1 fils de 17 mois aussi insouciant que je l’étais pendant Polytechnique et la peur au ventre qu’il grandisse dans un monde encore plus en catastrophe que moi. 1 père de mon fils (parce que je ne sais plus si chum s’applique dans notre situation compliquée), pas de diplôme collégial au grand dam de ma famille, des rêves plein la tête mais le coeur et le compte de banque à bout de souffle…
Poly: Je suis devant la télé du salon, ma mère prépare le souper. Secondaire 5, je prépare mes inscriptions au CEGEP. C’est décidé, je deviendrai une ingénieure. Je ferai d’ailleurs éventuellement un BAC en génie civil.
9-11-2001: De retour de 3 ans en Europe, je travaille comme consultante juste en face de la place Ville Marie. Tous les collègues s’agglutinent autour des ordis, mais internet plante. Notre VP passe et envoie tout le monde à la maison par précaution. Je rentre doucement à pied et je regarde la télé toute la journée. En soirée, n’en pouvant plus, nous nous retrouvons un petit groupe d’amis pour souper ensemble. La rue St-Denis est vide. Célibatiare, logement, pleine d’espoir
Aujourd’hui: Séparée, maman d’un adorable bambin de 3 ans, toute nouvelle propriétaire d’un magnifique appartement avec vue sur le parc. Travail plutôt ordinaire, mais bien heureuse de pouvoir prendre soin toute seule de mon fiston adorée. Peut-être que l’amour reviendra… Mais en attendant, j’ai plein de choses à vivre et plein d’amis qui m’aiment. La vie est belle…
1989 : Un mois avant le 6 décembre 1989 je venais de fêter mon 1er anniversaire de naissance. Je ne me souviens donc plus de cette époque. Ce n’est qu’il y a quelques années que j’ai découvert l’existence de cette tragédie en écoutant l’émission »Un tueur si proche » à Canal D. Je me disait alors que c’était bien noir »dans le temps ». Je me rends compte aujourd’hui que ce n’était pas seulement »dans le temps » que c’était noir..
2001 : J’ai 12 ans et beaucoup trop d’opinions sur tout. Petite vie facile chez son papa à Ste-Thérèse, j’ai de bonnes notes, je vais à l’école international et je suis gâté pourri. Aucun respect et aucune reconnaissance pour ceux qui l’éduque et qui l’aime. Sur l’heure du dîner à la cafétéria, attroupement massif autour du petit téléviseur des profs qui l’ont emmené pour que les élèvent soient informés. Personne ne parle, les images suffisent.
Maintenant : 21 ans mère monoparentale d’une petite princesse de 3 ans. En Gaspésie dans un 4 et demi tout petit. Financièrement broke à longueur d’année. Pas d’argent mais bourré d’amour pour ma cocotte! Job médiocre qui paie les factures. Rêve d’un retour aux études prochain, de retourner en ville. J’évite d’y retourner depuis que j’ai ma fille, peur stupide des grandes villes. En fait j’ai peur de tout depuis que j’ai mon Annabelle, tellement peur de perdre ce petit bout de ciel qui rends ma vie tellement magnifique. J’ai confiance en l’avenir, en son avenir. Elle fait de moi une meilleure personne à chaque jour, parce qu’elle existe.