Retrouvailles
5 longs jours loin de lui, c’est rien dans une vie, mais dans une semaine c’est énorme, et la vie c’est une succession de semaines.
Impossible de décrire l’expression d’Émile quand il nous a vu mais c’est unique. Un enfant qui ne compte pas encore la vie en dodo ne peut pas attendre un évènement et se préparer à le vivre. La surprise de revoir ses parents fut comme une bouffée trop forte de joie, joues rougies et yeux brillants…et je ne peux pas décrire notre réaction, mais une femme enceinte qui débarque d’une voiture encore en marche ça ne s’invente pas non plus.
Résumé
Pi le festival Juste pour rire de Nantes? Comment dire…Je fais un métier fragile où les sans-fautes sont rares, mais pour une rare fois, je peux dire que j’ai fait ma Nadia Commanetchi.
Je suis fier de n’avoir rien sacrifié, ni mon accent ni mon rythme, me permettant même des improvisations, mais le plus important, c’est que l’énergie comique a passé entre le public Nantais et moi, bref, on a fait du gros connecting!
C’est surtout fou de se faire comprendre par 1400 personnes pendant 15 minutes et d’être incapable de commander du pain sans avoir à répéter trois fois à un serveur au restaurant. J’aime mieux ça que l’inverse.
Félicitations !!!
Cours de français de France : on ne demande pas du pain, mais du paing (c’est toute une différence, c’est très important, surtout si on se déplace dans le sud). Pour le beurre, je parie que ça t’as pris un bon 6 minutes 43 secondes pour te faire comprendre. Pas le choix de mettre sa bouche en mode « cul de poule » et d’imiter un parigot, ne pas s’attarder sur le « eu ».
Pour le vin, en général, personne n’a jamais de mal, suffit de lever le coude.
héhé Mandy
tu as parfaitement compris le mystérieux et périlleux exercice
pi tu ne t’ennuie pas trop de l’hexagone?
C’est touchant de te lire Martin, c’est beau un homme qui voit et nomme la sensibilité comme tu le fais, on peu très bien sentir l’intencité sous le:
« Une femme enceinte qui débarque d’une voiture en marche… » une phrase qui respire l’émotion. Et puis sinon bien, Bravo encore Martin, c’est génial de lire » Je me reconnais à ce moment précis dans ce que j’ai fais et je me donne un 10! »
ps: si tu avais dis 11 sur 10 là là j’aurais pensé que… tu exagère un tantinet quoi!.
@ Martin :
non
oui
ça dépend.
Mais non. Sinon j’y serai.
non parce que c’est chez moi Montréal.
oui parce que je n’ai pas encore vu mon neveu tout juste naissant, oui parce que je bois moins de génépy et ne mange plus de pizzas au feu de bois (du camion du village), oui parce que mes montagnes me manquent quelquefois, oui parce qu’il y a la famille et des amis.
Mais le non l’emporte pourtant. C’est chez moi Montréal. C’est comme ça.
Merci Diane : faut être pas trop être sévère avec des choses qui nesont pas capitales
@Mandy: assumez ça montrealité avec un temps aussi triste c’est être VRAIMENT montréalaise
pas de doutes
Ton billet m’a rappellé une journée que j’avais presque oubliée:
Quand nous avons appris que j’étais enceinte, nous avons fait garder fiston (10 mois et demi) et nous sommes allés recharger nos batteries sous les palmiers.
À notre retour, il ne nous a pas reconus…
Ça a pris un l…o…n…g… 5 minutes avant qu’il ne me regarde plus comme une plante verte, qu’il sourit et s’écrie: « Maman! ». Et que mon coeur se remette à battre.
Ayant assisté à ton court spectacle de quelques minutes (10 minutes) pendant le festival à Nantes, dont j’ai trouvé le temps trop court pour une si belle performance. J’ai tout de suite adhérer à ton humour et ton jeu de scène. Encore bravo pour ta prestation et je continue à dire qu’il faut des gens comme vous pour donner le sourire aux gens.
Cordialement,