Archive pour janvier 2009

Comédie dramatique

Jeudi 8 janvier 2009

Un peu de Palestine et d’Israël? Oui mais un peu de local avant.

Retour sur l’enterrement culturel raté de 2008.

Rien de bien grave dans ce Bye-Bye qui n’a pas été le party de famille attendu.

Car c’est de ça qu’il s’agit, un Bye-Bye c’est un party de famille, et la famille hôte a oublié les allergies de ses invités.

On fait quoi maintenant? Rien.  Il n’y a rien à faire.  Pas nous en tout cas.

Mais de chaque côté de la clôture du succès, Véronique et Nathalie se regardent.

Faut, faudrait, va falloir, peut-être, que ces 2 filles là se parlent face à face.

Si Radio-Canada, TVA, La semaine, 7 jours, Québécor, Gesca, pouvaient régler le malaise, my god, on le saurait.

Guy A Lepage dit qu’il faut aimer ses victimes sinon les parodies ne passent pas.  Ben c’est ça. Ça manquait d’amour tout ça.
Sans amour, c’est la bande de Gaza.

Et si CNN, le Jerusalem Post, NY times, Paris match, NBC, BBC,A l-Jazira pouvaient régler le conflit, par Allah on le saurait.

Bonne chance les filles. Sincèrement.

ajout:

Je l’ai ! Sarkozy, ben oui qui d’autre pour ramener la paix au Québec! Parce qu’avec Angelil fâché qui réclame des têtes on a besoin de plus que du thé et des biscuits.

The show must go on

Mardi 6 janvier 2009

(Récit autobiographique)

Au début des années 90, dans un petit bar de St-Thérèse, je donnais un show avec les Bizarroïdes.  À peine avions nous débuté notre numéro d’ouverture qu’un gars full cuir monte sur scène (!) et me glisse à l’oreille : le monde aimerait mieux avoir du Led Zep ou du The Doors, tu comprends?  Et il est resté là, quelques secondes, assez pour me faire peur, les 2 bottes vissées dans ma bulle qui n’existait visiblement que dans ma tête.  J’ignore comment, mais ce soir là on a continué.  Mais les Bizarroïdes n’ont plus jamais fait de bars sauf en de rarissimes occasions.

Par la suite, passionné de stand-up, j’ai continué dans les bars et j’ai dû apprendre à composer avec tous les types de gars chauds : le Hell’s du coin, le comique raté, le pas vite du village, le gros égo, le pas vite musclé, la fille qui hurle, celle qui fait de l’écoute active ainsi que le gars-qui-se-pense-plus-drôle-que-toi-mais-à-qui-il-manque-trop-de-dents.  Si ça ne favorise pas la subtilité, ça forme l’instinct de survie.

Jusqu’à tout récemment j’ai toujours réussit à composer avec les éléments extérieurs.  Des congrès où le public est trop saoul, des événements spéciaux mal organisés, pas éclairés ou trop éclairés, peu importe le problème, j’ai toujours réussit à tirer le meilleur de la situation.  Mais avant les fêtes j’ai craqué.

J’étais engagé pour un show privé de 60 minutes pour les employés d’une compagnie pharma.  À 21h00 (c’était une surprise) je monte sur scène et c’est la folie. Les employés sont pas mal réchauffés et ils m’accueillent comme si j’étais un boys band.  Mais dans ces cas là un départ canon n’est pas garant d’une fin en lion et le petit hamster travaillait fort pour domestiquer la bête.   À peine 10 minutes d’écoulées, un type assez costaud se lève devant moi, au ralenti, il nous fait le numéro du gars qui enfile son manteau par la mauvaise manche.  J’accuse la situation en blaguant, mais le gars se retourne vers moi, ses yeux me lancent des torpilles, et il enjambe la scène avec l’intention très claire de me fermer la gueule avec ses poings.

Et bien les amis, je me suis dit tout sauf ça.

Comme il montait, je descendais côté cour, et dans les haut-parleurs on pouvait m’entendre  répéter tandis que je retournais vers ma loge : non, non, non, non, pas ça, c’est fini…

C’est comme un élastique qui a cassé.

Mes veines pompaient une décharge d’adrénaline incroyable.

Je ne tolère pas la violence.  J’ai vu des musiciens engueuler des spectateurs puis repartir le show, mais pas en humour, on ne peut pas repartir un show après un incident violent.

Puis dans ma loge, celle qui m’avait engagé, est venue me voir en catastrophe, m’assurant que le type était expulsé que tout pouvait reprendre, que le public scandait mon nom.

C’est très dur de dire non dans ses conditions là.
C’est très dur de se tenir debout et de dire non.
C’est très dur quand on est un gars de 6 pieds 4 de dire à une fille : désolé, on vient de m’agresser, alors je rentre chez moi, point.
C’est très très dur, de refuser à un public qui te réclame un show que tu ne sens plus.

Ce soir là, en rentrant dans mon lit, ma blonde m’a demandé comment c’était passé mon show.  J’ai mentit pour qu’elle dorme bien.  Puis, beaucoup plus tard, après le rush d’adrénaline, je me suis endormi, et je me suis réveillé heureux. Heureux d’avoir briser cette règle du showbizz stupide :  Sometimes, the show MUST stop.

P.S.

À noter qu’un des spectateurs m’a écrit le lendemain pour me dire qu’il me trouvait cheap d’avoir quitté. Mais c’est la différence entre être un humoriste et être un guignol, le guignol serait resté.

Retenir la leçon

Dimanche 4 janvier 2009

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C’est fait, 2008 est remisée dans le grand livre d’histoire.  Comme le Dalaï-Lama me le disait hier après un solide match de ping-pong : « quand tu perds ne perds pas la leçon ».  Au lieu de refaire un 545ème top 10, essayons tous ensemble d’identifier les perles de sagesses cachées dans la vase des derniers mois.

Petite leçon : Chantons tous ensemble, ainsi fond, fond, fond, mon réer mon réer…

Ne JAMAIS attendre qu’on vous dise de sortir vos billes de la bourse, ça n’arrivera jamais.   Le 18 juin 2008 était la dernière date pour sortir de là sans blessure.  Rappelons nous le mot d’ordre de tous les experts : patience, patience, patience.  Des perroquets qui ont tous le même pusher de pinottes.  Maintenant c’est : pour votre retraite les amis, patience, patience, patience.

Méchante leçon:  (Celle qui ne passera pas)

L’économie N’EST PAS une science. Les économistes rêvent d’être des scientifiques, on a qu’à les écouter disserter à la télé comme des médecins autorisés qui prescrivent leurs remèdes.  Mais voilà que l’économie n’EST PAS une science mais bien un assemblage de techniques comptables au service d’une idéologie.

Et si travailler avec des chiffres donne des allures scientifiques, regardons ce dernier : 1000 000 000 000$ !  Les USA, le Canada, le Japon, l’Europe, donnent plus de 1000 MILLIARDS de billets verts au service de l’économie triomphante qui est dans une…mauvaise passe.  Merci 2008, de confirmer que le capitalisme sauvage est de nature plus bête que prévu.

Leçon américaine

La victoire d’Obama sur McCain-Palin nous démontre que l’espoir a besoin de bras.  Sans les millions de militants, le premier président internet de l’histoire n’aurait pas vaincu l’incompétente droite religieuse.  2008, le Web a clanché God.

Leçon mal apprise

Maintenant que Bush quitte, on voit mieux Harper, grâce à qui la bonne réputation du Canada fond comme la banquise.   Finalement nous sommes les américains de 2004, allons nous entrer dans le nouveau monde où continuer de reculer dans l’ancien…

Votre leçon?

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Bonne ann…hughhhh…née!

Samedi 3 janvier 2009

Désolé je déserte temporairement le clavier pour le papier…

p.s. lavez vous les mains après cette visite, trust me, vous ne la voulez pas.
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