
C’est fait, 2008 est remisée dans le grand livre d’histoire. Comme le Dalaï-Lama me le disait hier après un solide match de ping-pong : « quand tu perds ne perds pas la leçon ». Au lieu de refaire un 545ème top 10, essayons tous ensemble d’identifier les perles de sagesses cachées dans la vase des derniers mois.
Petite leçon : Chantons tous ensemble, ainsi fond, fond, fond, mon réer mon réer…
Ne JAMAIS attendre qu’on vous dise de sortir vos billes de la bourse, ça n’arrivera jamais. Le 18 juin 2008 était la dernière date pour sortir de là sans blessure. Rappelons nous le mot d’ordre de tous les experts : patience, patience, patience. Des perroquets qui ont tous le même pusher de pinottes. Maintenant c’est : pour votre retraite les amis, patience, patience, patience.
Méchante leçon: (Celle qui ne passera pas)
L’économie N’EST PAS une science. Les économistes rêvent d’être des scientifiques, on a qu’à les écouter disserter à la télé comme des médecins autorisés qui prescrivent leurs remèdes. Mais voilà que l’économie n’EST PAS une science mais bien un assemblage de techniques comptables au service d’une idéologie.
Et si travailler avec des chiffres donne des allures scientifiques, regardons ce dernier : 1000 000 000 000$ ! Les USA, le Canada, le Japon, l’Europe, donnent plus de 1000 MILLIARDS de billets verts au service de l’économie triomphante qui est dans une…mauvaise passe. Merci 2008, de confirmer que le capitalisme sauvage est de nature plus bête que prévu.
Leçon américaine
La victoire d’Obama sur McCain-Palin nous démontre que l’espoir a besoin de bras. Sans les millions de militants, le premier président internet de l’histoire n’aurait pas vaincu l’incompétente droite religieuse. 2008, le Web a clanché God.
Leçon mal apprise
Maintenant que Bush quitte, on voit mieux Harper, grâce à qui la bonne réputation du Canada fond comme la banquise. Finalement nous sommes les américains de 2004, allons nous entrer dans le nouveau monde où continuer de reculer dans l’ancien…
Votre leçon?

Ah! je savais bien qu’il y avait un sage qui se cachait au fond de toi!
Ma leçon? Et bien…personnellement je dirais que, l’amour triomphe toujours! Voilà tout simplement et profondément!
« 2008, le Web a clanché God. »
Je l’aime trop celle là. Un jour au Québec, un gars brillant comme Obama ira puiser dans notre 40% de gens qui ne vont pas voter, et les vieux mononcles de la politique qui radotent toujours les même chose vont manger une volée.
Moi ma leçon je l’ai appris au centre commercial avant Noël : on a beau être en « récession », les Québécois consomment encore beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et c’était 2 semaines et demi avant Noël, je n’ose même pas imaginer les 3 dernier jours. Wall-e (du film du même nom) aura beaucoup de travail à faire.
Ma leçon, la voici :
J’ai cru pendant des mois que Hillarionne, Barnak ou M. Frite, c’était kif kif bourrichon. Je me suis fait niquer solide et sans yogourt. C’est pas du tout pareil. Kissinger chez McCain, BRZEZINSKI chez Obama. Oupse. Ils jouent à bon président, vilain président, mais microscopique recherche de base de trois minutes vingt-six secondes effectuée, euh… Nous sommes dans la marde. C’est le temps ou jamais d’investir dans les body-bags.
Pour ceux qui n’auraient pas gaspillé comme moi sept heures à lire l’insupportable The Grand Chessboard de M. Zbigniew Brzezinski (dont Obama est le petit caniche savant), il incombe de spécifier que la guerre totale contre la Russie est dans l’ordre des possibles à court terme. Je compte sur les bozos qui grimpent déjà dans les rideaux pour m’asséner leur foi dans un quiet quotidien éternellement renouvelable pour d’abord lire le bouquin ci-haut mentionné.
merci Di, excellente année à toi et ta tribu! xxx
Kalem 13 : c’est à espérer mais ça sent l’impasse à moyen terme…
Mc Com : je vais aller le lire de ce pas, mais ti crois que Poutin me passerait sa copie?
Tiens, t’es bon pour donner des leçons sans faire la morale! Le Web a clanché God indeed…
Ma leçon 2008? Arrêter d’attendre – les subventions, la bénédiction, l’approbation, le go du réseau – f… that! Les reer, ça sert à être retirés pour faire des affaires tripantes plutôt que de fondre aux mains des « greedy monsters ».
C’est tout! Bonne année Martin!