Ce matin Foglia dit ceci:
« L’État est cet appareil de gouvernance extérieur à nous-mêmes et à ceux que nous avons élus, cette machine qui fonde sa légitimité sur l’expertise – expertise : compétence d’experts – cette machine disais-je, qui règle les affaires courantes du pays, mais décide aussi, on le sait moins, de ses grandes orientations. »
On capote raide sur les qualités et les défauts de nos leaders, mais qu’en est-il effectivement des machines qu’ils doivent piloter?
Comment à ce sujet, comment rendre des comptes sur notre politique énergétique, quand Hydro-Québec cultive le silence. Fait tout pour ne pas discuter du maintient couteux (2 milliards) des vieilles centrales nucléaires comme Gentilly ? Comment servir la population quand on tient des réunions du BAPE à Havre St-Pierre? En fait, va falloir se demander LA question, Hydro-Québec est-il devenu plus puissant que le gouvernement?
Le silence, le mensonge, semblent être des produits dérivés de la gestion du nucléaire, un petit rappel ce matin que les experts, militaires cette fois, ne sont pas aussi imputables que l’on souhaiterait.
