
Ça me désole que George Carlin nous quitte ainsi, cette année, bêtement, en plein vol. Car l’humoriste taillait des One-man show dans le granit des tabous américains comme d’autres attaquent une motte de beurre en plein midi. Tout avait l’air plus facile pour lui, la signature des grands. Dans notre métier, les paresseux sont ceux qui forcent sur scène, George Carlin avait la dégaine maitrisée d’un slacker post-hippie. Faut dire que c’était vraiment un ex-hippie junky name it, mais il était féroce, le Bruce Lee du liner assassin.
Le monsieur a pondu 14 HBO special, une quantité de matériel qu’aucun humoriste américain ne pourra jamais accoté sinon notre Yvon national. La cour suprême des USA a dû changé ses règlements sur la censure et les médias à cause de lui. Il était un libre penseur et un franc tireur, il ne bousculait pas les idées reçues et leur flanquait des savates. Il travaillait aux frontières, celle de la liberté d’expression et celle qui sépare les cerveaux libres des robotomisés. (Lire la suite…)




