La Belgique!
haaaaa la Belgique.
Citée en exemple maintes et maintes fois pour démontrer l’efficacité d’une culture bilingue. Haaa la Belgique, terre d’idéal fédéraliste, un exemple magnifique pour les méchants séparatisses durs de comprenure.
haaaa la Belgique, mais wouuups.
Est-ce que quelqu’un quelque part voit la brèche qui s’ouvre dans les arguments-bétons de l’autre camp?
Non évidemment..dixit Ian Lauzon : des perles pour les cochons.

Au lieu d’un commentaire, je me permets ici de vous partager mon état d’âme vis-à-vis un Québec indépendant.
J’ai toujours voté pour le PQ et le Bloc Québécois. Lors de la démission de Bernard Landry, j’avais l’impression qu’on tournait politiquement en rond et qu’on n’avait plus de leader politique pour mener la barque.
L’arrivée d’André Boisclair a rallumé ma flamme. Avec fierté et empressement, j’ai encore voté pour le PQ.
Maintenant, j’ai l’impression que je reviens au point de départ et que je n’ai plus ni volonté, ni énergie politique. Je suis à me demander maintenant de quelle façon je vais annuler mon vote pour les prochaines élections. J’ai toujours voté et je considère que c’est important de le faire. Puisque plus rien ne m’attire dans le paysage politique, je considère maintenant important d’aller annuler mon vote. Question d’être certain que personne ne le vole. On a déjà fait voter des morts, on serait bien capable de faire voter les abstentions!
Si nous nous étions séparé, est-ce à dire que Paul Martin, un Québécois, aurait trafiqué les lois québécoises pour favoriser des exemptions d’impôts pour ses bâteaux? Est-ce à dire que le scandale des commandites, avec plein de noms québécois, se serait tout simplement passé à Québec plutôt qu’Ottawa? Quoiqu’avec le Mont Orford, j’ai l’impression que Québec n’est pas exempté de scandales.
Avec le succès de financiers et d’entrepreneurs tels que Bombardier, Péladeau, Desmarais, Desjardins. Avec la réputation internationale de notre culture avec Céline Dion, le Cirque du Soleil et bien d’autres artistes (dont le célèbre Martin Petit). Avons-nous encore besoin de nous séparer pour préserver notre culture et la faire éclater au grand jour à travers la planète?
Je me permets ce partage sur un blogue indépendantiste. En espérant que ceux-ci sauront rallumer ma flamme avant que je commence à annuler mes votes et me considérer comme un athé politique.
Je suis politiquement déprimé et politiquement sur le burn-out.
Très drôle
mais le problème avec les fédéraliste du Québec est que tu as beau amener les meilleurs argument du monde, ils vont rien vouloir comprendre. Ces gens sont »buckés » et, de plus, ils ont aucun argument qui se tient.
Je ne me lance pas dans l’analyse politique… mais je garde un oeil sur l’Écosse et la Belgique depuis plusieurs mois. J’avais lu aussi cet article et je me demandais quand est-ce qu’ils se rendraient à l’évidence que quand aucune entente n’est possible une séparation est de mise. Le divorce quoi !
C’est plus un livre qu’un commentaire… mais bon…
Comme Raymond, je suis un souverainiste déçu… Déçu par le PQ, ses chefs et par les Québécois en général. Souverainiste déçu, mais néanmoins convaincu. Si tu crois Raymond que le Québec n’a pas besoin de l’indépendance pour rayonner culturellement, tu as raison. Mais si on se débrouille très bien, la question reste de savoir si on pourrait faire mieux en étant indépendant. Ça me fait rire cette mentalité, non seulement au niveau culturel, mais à tous les niveaux, de se dire « On n’est pas si pire au Canada, regarde en Somalie ». En effet, nous ne sommes « pas si pires », nous sommes mêmes choyés, mais est-ce qu’on a le droit collectivement d’aspirer à être plus que « pas pire » et de viser plus haut où doit-on se dire « Bah, c’est pire au Nicaragua, on peut encore se laisser descendre un peu! »? C’est comme si un père disait à son enfant qui aurait eu 52% en maths (ou trois étoiles, deux bonhommes sourire et un hippocampe anorexique… on ne sait plus avec les bulletins) « Bah, c’est correct le gros, y’en a un qui a eu 37%! »
Il suffit de lire l’article accompagnant l’argument 3 de Martin sur le Top 100 des meilleurs disques canadiens où les artistes québécois brillent par leur absence pour voir que la fédération canadienne n’est pas un environnement propice à l’épanouissement de notre culture. On peut aussi penser au documentaire canadien Festival Express traitant de la tournée du même nom où le réalisateur canadien Bob Smeaton, a complètement ignoré Robert « Sideshow Bob » Charlebois qui faisait pourtant partie intégrante de la tournée, pour laisser toute la place à Janis Joplin, aux Grateful Dead… et aux Flying Burrito Brothers (!?!?!?!). Au Canada, il est plus intéressant de parler d’artistes ordinaires anglophones, canadiens ou non que de parler d’un monument de la chanson francophone. Et ils nous donnent des leçons d’ouverture sur le monde et de diversité culturelle! Il n’y a qu’aux Prix Génie, où nous sommes reconnus à notre juste valeur. Le contraire serait plutôt gênant, compte tenu du fait que les parts de marchés des films canadiens n’atteignent pas les 2% au Canada anglais, alors qu’avec un petit nombre de productions notre cinéma atteint jusqu’à 20% chez-nous en plus de se démarquer à l’étranger.
Comment s’épanouir pleinement culturellement dans un pays qui relègue notre culture au statut diminutif de « composante régionale » de la culture canadienne, alors qu’il serait plus pertinent de se demander si ce n’est pas plutôt la culture canadienne anglaise qui est une composante régionale de la culture américaine? Bon, l’argument de la « composante régionale » de l’époque libérale est peut-être devenu moins pertinent sous le règne conservateur qui reconnaît du bout des lèvres la Nation québécoise (après l’avoir nié quelques mois auparavant), avec les Libéraux qui soudainement emboîtent le pas, mais reste à savoir si on le reconnaîtra dans la Constitution ou si le mépris reprendra dès qu’il ne s’agira plus d’un enjeu de premier plan afin de remporter les élections.
Peu importe… Pour réussir au même niveau qu’un canadien anglais, peu importe le domaine, il nous faudra toujours, tant que nous serons au Canada, être meilleurs que lui. On n’a qu’à penser à l’équipe Olympique Junior de hockey du Canada au début des années 90, où aucun joueur québécois n’avait été sélectionné, sous prétexte qu’un joueur québécois devait être assez bon pour faire la première ou la deuxième ligne pour être considéré. Autrement dit, à compétences égales, pour la troisième ou la quatrième ligne, on prenait un anglophone. On doit pas être si pire, puisqu’au moment où j’écris ces lignes, c’est Vincent Lecavalier, qui aidé du pas trop mauvais Martin St-Louis, domine les pointeurs de la LNH… Ces Flying Burrito Brothers du hockey sont sûrement dignes d’un quatrième trio dans une équipe junior, non?
Dans le monde des affaires tu donnes l’exemple de Péladeau… Quel bel exemple en effet. Pierre Péladeau n’avait pas pu inscrire son entreprise en bourse ni à Toronto, ni à Montréal, parce que la clique des businessmen canadiens anglais ne voulaient pas d’un Frog dans leur club sélect. Il l’a fait inscrire aux États-Unis… Tu me diras qu’il y a des lustres de ça. Pourtant, avant sa mort en 1997, il avait tenté de faire l’acquisition des journaux Sun et il y eut une levée de bouclier monumentale au Canada anglais contre ce projet. Et plus récemment encore, la fusion des bourses de Toronto et de Montréal a échoué parce que l’establishment anglophone ne voulait pas d’un Québécois à la tête de la nouvelle institution… Ce n’est qu’une fois cette « menace » écartée que la fusion a pu se réaliser. Peut-on donc croire que les Québécois ont des chances égales de prospérer en affaires au Canada?
Nous avons une vision bien différente du monde et je me demande si nous voulons laisser le ROC décider pour nous de notre politique internationale ou environnementale. À une époque où les décisions se prennent de plus en plus à un niveau supranational, la question de la souveraineté est plus importante que jamais. Le Québec a du mal à se faire entendre au sein du Canada et l’expérience a démontré qu’il ne peut défendre librement ses champs de compétences sur la scène internationale. Comment espérer s’épanouir dans un tel contexte?
Voilà Raymond… Moi aussi je suis déçu par nos leaders souverainistes, mais je crois encore et toujours en la souveraineté et en son bien-fondé. J’ai beau être découragé, on dirait que tu viens de raviver la flamme nationaliste qui sommeillait en moi. Chassez le naturel, il revient au galop! Merci Raymond!