Ça plane pour moi

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Quelle semaine passée sous le thème de l’aviation !  Du jumbo Airbus 380 à l’affaire Mulroney en passant par les problèmes de sièges de mon collègue Patrick Huard, tout ce qui touche l’aviation nous passionne.

Concernant la décision de Patrick Huard de ne pas être à Paris. Patrick n’a jamais peur de parler de sujets tabous, et là encore, il touche un point majeur : l’inégalité des classes dans les avions. Oubliez la pauvreté, dans un avion, les passagers sont divisés en 2 classes : les grands et les petits. On se base sur les petits pour dessiner les sièges de la classe économique et l’on demande ensuite aux grands d’essayer de s’asseoir dedans.  Ouch. Je comprends Patrick de vouloir protéger la circulation sanguine de ses genoux. En cinéma, quand on veut faire souffrir les gens, on engage des cascadeurs, les producteurs devraient le savoir !

Les avions manquent de classes !

Avouons que même le terme « classe économique » n’est pas invitant.  Ça fait pauvre.  Alors que, normalement, les pauvres ne sont pas censés occuper 80% des sièges d’un avion ! Les pauvres sont supposés vivre dans leur pauvreté, pas aller à Cuba exploiter celle des autres.  On devrait rebaptiser la « classe économique » pour « la grande classe », « la classe très populaire » ou « le choix du pilote », ce serait déjà moins gênant pour les pauvres stars québécoises de s’y entasser.

Même la « classe affaire », porte à confusion.  Les hommes d’affaires travaillent en économie, ils devraient logiquement être en « classe économique», pas nous !  Nous qui vivons dans un monde où on nous propose 200 sortes de brosses à dents,  ils devrait y avoir plus que de 2 classes dans un avion.  Patrick Huard devrait pouvoir être en classe artiste, les vacanciers en classe touriste et les trop grands, comme moi, en classe extra-jambe.

Je rêve d’un monde aérien où, comme le disait George Orwell, nous serions tous égaux, mais certains plus que d’autres.

Air Mulroney

Toujours dans l’aviation, la classe et les affaires ; la réputation de Brian Mulroney traverse une zone de turbulences.  On ne connaît pas les détails de l’affaire, mais on peut au moins imaginer que M. Mulroney doit aimer regarder l’émission Le Banquier. Lui qui a déjà ouvert trois valises gagnantes contenant 100 000$ chacune, ça doit au moins lui rappeler de bons souvenirs.

L’avion c’est la vie

Finalement, si l’aviation nous fascine tant, c’est qu’elle imite la vie.  En aviation comme en politique, nous sommes tous des passagers, plus ou moins confortables, qui ne sauront jamais, dans le détail, ce que font les pilotes à qui l’on donne notre confiance.  La grande différence est que dans un avion, tout le monde aimerait jouir de 6 pouces de plus, alors que dans la vie…ben on fait avec. :)

3 réponses à “Ça plane pour moi”

  1. CaR0 dit :

    Sur ce petit texte, je lève mon chapeau, parce qu’il dénonce tellement habilement cette folie sociale qu’est l’apparence dans toute situation. (ouf! mais quelle phrase!) Je n’ai rien à rajouter dans mon commentaire à propos de ce texte, car je le trouve vraiment bien écrit et inspirant.
    Bref, j’adore.

  2. Francis dit :

    Le jour où tu trouveras un siège extra-jambe svp laisse le moi savoir.

    D’un autre verticalement défié.

  3. Ed dit :

    Autre point important:
    Dans l’avion, on ne choisit pas ses pilotes, mais on sait où ils se dirigents.
    Dans la vie, on choisit nos « pilotes» , mais on ne saisit jamais très bien où ils vont..

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