Archive pour octobre 2007

André Sauvé avait raison

Jeudi 18 octobre 2007

André Sauvé l’a dit dans un sketch mémorable : On se le cachera pas, il reste encore des belles journées en octobre!

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Je suis un gros cochon

Lundi 15 octobre 2007

Grâce à mon collègue résistant Renard l’éveillé, je réponds ici à l’invitation du Blogactionday, qui propose à tous les blogueurs d’écrire une note sur l’environnement aujourd »hui 15 octobre.

Je suis un gros cochon

Il faut être solidaire. Il faut être responsable. Être solidaire et responsable veut dire assumer les actions de ses compatriotes. Cela aide à assumer souvent les nôtres. C’est pour cela que j’affirme être un gros cochon.

Assis sur 3% des réserves mondiales d’eau propre, le québécois gaspille, détruit et pille une ressource vitale. Chaque année, malgré mes efforts, le québécois moyen progresse vers le haut du classement des pollueurs mondiaux.

Notre image nord-américaine sur la scène mondiale se détériore au même rythme que celui de la biosphère. Nous qui sommes préoccupés par l’image que nous dégageons à l’étranger nous allons être surpris bientôt.
Car l’information circule. La neige de notre inconscience fond et les algues bleues de nos abus s’agrippent à notre quotidien. Je suis un gros cochon, je suis un gros cochon, je suis un gros cochon, un mantra pour réveiller notre pire ennemi, l’illusion de notre image de pays de nature infinie.

Quoi faire?

Arrêter de parler de « la mode bio », « le côté tendance de l’environnement », « ou de secte agricole paysanne » et parler de ce que c’est réellement, un nouveau mode de vie à explorer. Faire la différence, tout est là, FAIRE LA DIFFÉRENCE, entre une mode et un mode de vie, FAIRE LA DIFFÉRENCE, c’est déjà beaucoup, rroin rroin.

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450 chemin du snob ou l’indicatif ne fait pas le moine

Dimanche 14 octobre 2007

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Ça me fait toujours rire de lire ou d’entendre ce cliché qui veut que tous les artistes habitent le plateau Mont-Royal. Non seulement ce n’est pas le cas, mais c’est loin d’être le cas.

Il y a effectivement plusieurs artistes qui habitent le plateau, mais ce sont principalement des célibataires sans enfants (communément appelés : des drummers). Le « Plateau » c’est un site de rencontre géant, une immense piste de danse avec des boulangeries bio. Le « buzz » du Plateau c’est son indice voisine-sexy. Quand on est entouré de quadruplex remplis à craquer de jeunes universitaires, Internet n’est plus nécessaire si on possède un bon télescope.

Mais une fois en couple, les raisons de demeurer à Flirt-ville disparaissent comme les clients des terrasses à l’automne. J’ai toujours trouvé étrange qu’un artiste connu, une fois en couple, demeure à cruise-town. Ça me fait penser à ces couples qui insistent pour sortir chacun de leur côté le samedi soir. Comme le disait le célèbre moine Birman : « à force de jouer avec le feu on finit par l’avoir dans les culottes». (Lire la suite…)

Woups

Vendredi 12 octobre 2007

Le maire a pris le bar…

Québec média vs USA média

Jeudi 11 octobre 2007

Quoi penser de cette situation ? Dans son dernier livre, THE ASSAULT ON REASON, Al Gore souligne le même problème que l’excellent humoriste-animateur américain John Stewart dénonçait à l’antenne de l’émission crossfire à CNN : la disparition des limites entre l’information et le divertissement et la perte du pouvoir du public dans une démocratie mal informée.
John Stewart dénonce le glissement marqué des émissions d’informations vers le potinage, l’anecdotique et le superficiel (ex : couverture du Décès d’Anna-Nicole Smith comme si c’était la fin de la guerre froide). La frustration de l’humoriste est d’autant plus compréhensible que ce phénomène a pour effet de gommer un peu l’aspect parodique de sa propre émission de variété basée sur l’actualité politique.

Québec distinct

Au Québec, c’est « évidemment » le contraire. L’ombudsman sortant de Radio-Canada faisait une sortie dernièrement contre les émissions de variétés qui incorporent des gens et des sujets de la classe politique. Les flèches étaient dirigées vers Infoman, Laflaque et Tout le monde en parle, dont le crime était de recevoir entre autres des personnalités du monde politique.

Ici, l’information est « menacée » par les humoristes qui prennent pour inspiration LE politique et LA politique. Étrangement, l’ombudsman ne voit pas de danger plus grand (comme le fait qu’on tente de rendre les nouvelles plus « funny-funny » ou plus sensationnelles).

2 cultures

Pour résumé très grossièrement, aux USA les humoristes critiquent les médias et ici les médias critiquent les humoristes.

Mais rien ne bouge.

Pendant ce temps-là, les Afghans rêvent du jour où ils pourront avoir les deux.

Arcade fire : web musical master

Mardi 9 octobre 2007

Aller voir sur ce site le nouveau vidéo interactif du meilleur band québécois au monde!

et puis il y a celle-là qui est de loin la plus drôle

Capitaine Coderre

Samedi 6 octobre 2007

Quand rien ne va plus, c’est chacun pour soi. Le naufrage du Parti libéral du Canada est un bon exemple. Stéphane Dion étant probablement le seul à croire encore en Stéphane Dion, l’équipage prépare la mutinerie.Et rien de mieux qu’une situation désespérée pour encourager des actes désespérés comme en témoigne le voyage improvisé en Afghanistan du député libéral Denis Coderre. Le capitaine Coderre part donc par ses propres moyens en Afghanistan pour mieux juger l’état de la situation. Il n’y a pas à dire, l’homme est un aventurier. A t-il de la graine de Don Quichotte (ou est-ce du Evel Knievel ?) c’est à voir. On a toujours su qu’il possédait un certain talent pour chercher le trouble (et le trouver) mais là il se surpasse.

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Que va t-il faire là ? Évidemment on ne va pas à Kaboul pour se partir une librairie féministe ou une SAQ sélection. Une boutique d’orthèse-prothèse serait une bonne idée, mais ce ne semble pas être son intention. Le but de l’opération n’échappe à personne : Indiana Coderre veut prendre du grade de cow-boy pour pouvoir briguer, un jour, le job de premier shérif du Canada. Remarquez qu’on ne peut pas être contre l’ambition, et quand on regarde ceux qui ont occupé ce poste depuis plusieurs années, l’objectif est loin d’être irréalisable. Devenir Premier Ministre du Canada est tout de même plus facile que de se partir un magasin de farces et attrapes à Kandahar.

Go Coderre Go !

L’avantage d’un tel coup de pub est de nous aider à connaître l’homme derrière le bonhomme. Déjà on comprend que le général Roméo Coderre est plus du type visuel que du type auditif. On a beau lui répéter que c’est dangereux en Afghanistan, il ne veut pas le sawouère, il veut le wouère. Cela dit, je ne suis pas contre le fait que Rambo Coderre visite l’endroit le plus dangereux du monde après l’Irak, au contraire. Mais la question qu’on doit se poser est pourquoi s’arrêter là ?
Une fois dans la région, pourquoi ne pas aussi visiter l’Iran ? Son président Mahmoud Ahmadinejad (Momo pour les intimes) affirmait dernièrement qu’il n’y avait pas d’homosexuels en Iran. Ce serait bien que Colombo Coderre aille vérifier sur le terrain cette affirmation saugrenue.

Il y a aussi la Corée du Nord qui promet de défaire ses installations nucléaires. Mais comment les croire ? Notre député pourrait inclure le pays de Kim-Jong Il dans son « world inspection tour ». Mais si notre ambassadeur n’a pas le temps de faire tout cela il faut le comprendre, il a du pain sur la planche au Canada. Car je suis tombé par hasard sur l’agenda de Denis Coderre pour 2008 et voici ce qu’il compte faire dès son retour de Kaboul.

1.Boire de l’eau du lac Brome pour vérifier la présence d’algues bleues.
2.Prendre des photos d’ours polaires affamés au Nunavut
3.Frencher une vache pour mieux connaître la maladie de la langue bleue.
4. Chatouiller des crocodiles et plonger avec des raies.

Devant tant d’exploits potentiels que dire sinon: M. Coderre, je vous félicite pour votre beau programme !

Qui a peur de l’art?

Vendredi 5 octobre 2007

Cet automne le musée des beaux-arts de Montréal m’a demandé d’agir comme porte-parole pour promouvoir son offre spéciale d’accès gratuit à toutes les expositions. L’idée est simple, un humoriste peut potentiellement rejoindre un plus large public qu’un conservateur du musée. Mais ce n’est pas si simple. Ô que non.

Car tout ce qui touche le monde de l’art au Québec est « encore » porteur d’un aura mystique, obscur et hermétique. Conséquence? Oui, on veut bien me recevoir à quelques émissions matinales d’intérêts générals, mais les recherchistes (l’équipe de production?) effectuent des prouesses pour que le musée, l’art, ou quelconque discussions autour du thème soit occultés. De quoi veut-on me parler? Évidemment de mon enfant, le cancer de mon frère, suis-je du type pelle ou souffleuse à neige, brocoli ou chips, mais parler d’art? hiiiiiiii s’il nous reste du temps…Comment voulez vous parler d’art, couché en cuillère dans un lit avec Pierre Brassard?…

Tout cela masque une grande peur. Peur de « perdre le monde ». Parce que « leur monde » semble être inévitablement composé d’une large frange composé d’imbéciles médicamentés et frénétiques de la zapette incapables de soutenir la mention de l’existence d’un musée sans être pris de convulsions.

Je suis un humoriste. Évidemment que je vais en parler de façon ludique. Mais la peur est plus forte.
Si j’étais ministre de la culture voici quel serait mon slogan :

La culture, ça rend pas plus intelligent, mais ça, les imbéciles l’ignorent.

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Concours d’avant après (à vos MAC prêt partez)

Jeudi 4 octobre 2007

avant

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après

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Ceci est une compétition féroce avec face-de-céramique, ne vous gênez pas pour faire la vôtre avec un lien.

Je suis un incompétent connu

Jeudi 4 octobre 2007

J’utilise 10% de mon cerveau. 14% des possibilités de Word, 15 % des fonctions de Firefox, 20% des options de Wordpress, 5% des avantages de ICal, 2% des possibilités de ma caméra web, sans parler de 34% de la puissance réelle de mon moteur de voiture, 5% des multi-fonctions de mon cellulaire, 22% de mon téléphone de maison, 0.0001% des émissions offertes par mon abonnement par câble.

En plus je dors 8 heures par jour, d’un coup ou en morceaux.

Je pourrais me réaliser à mon plein potentiel à condition d’être 12. Décidément plus l’être humain évolue moins il impressionne.

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