
J’apprenais avec stupéfaction que mon ex-collègue Richard Turcotte est retenu par contrat de ne pas exercer son métier dans une autre radio commerciale d’ici novembre 2007.
Il ne peut donc pas animer l’émission matinale de CKOI, ce qui empêche le concurrent d’Énergie 94.3 d’amorcer les 10-12 semaines de sondages d’automne avec son équipe régulière.
Même si les avocats d’Énergie parlent de légitimité pour justifier leurs actions, le tout provoque un malaise.
Premièrement, CKOI est une station à la dérive qui a atteint son plus bas niveau depuis 13 ans, ENERGIE a de toute évidence gagné la guerre des ondes. En agissant ainsi on a l’impression qu’ils fessent un adversaire qui est déjà à terre.
Mais le malaise principal est qu’avec ou sans Richard Turcotte, ENERGIE fait beaucoup d’argent, mais Richard Turcotte, sans la radio, en fait beaucoup moins. Il n’est pas une corporation, c’est un homme seul, qui ne peut pas exercer son métier. Il est là le malaise.
C’est un paradoxe un peu bizarre. ENERGIE fait souvent des événements pour ramasser de l’argent pour les démunis, mais dans le même élan, empêche un de ces plus fidèle et dévoué ex-employé de nourrir sa petite famille.
Je crois que tous les animateurs d’Énergie ne sont pas très à l’aise avec cette situation car ils savent que leur cas ne serait pas différent advenant une situation similaire.
Pour moi la prise d’otage de Richard Turcotte est un dérapage provenant de ce climat de guerre commerciale perpétuelle qui se livre des corporations, parfois au détriment du vrai monde.
Pour la petite histoire, CKOI a déjà fait le même coup à ENERGIE lorsque Christian Tétrault avait voulu passer de l’autre côté en plein milieu d’année. Faut pas penser que c’est une première…
Pour ma part, j’ai passé 5 années extraordinaires à Énergie, j’ai participé à l’ascension et la transformation de la station de CKMF à ENERGIE, et je reste convaincu que si nous avons réussit à atteindre des cotes d’écoute record, c’est par la qualité de notre travail, pas en empêchant les autres de s’exprimer…
Comme disait l’autre: La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal…
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Et pour les journalistes qui visitent mon blogue, pleaaaassse, ce carnet n’est pas une sortie contre mon ex-employeur mais bien une critique du climat d’affrontement exagéré qui est présent dans toute l’industrie radiophonique…
Je le fais simplement parce que c’est le genre de nouvelles qui passe trop souvent dans le beurre. Pensez-y, si Richard Turcotte était journaliste il y aurait déjà une manifestation prévue pour dimanche…
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Chers lecteurs, exprimez vous!



