Archive pour juillet 2007

Steeve-O 1974-2007

Lundi 30 juillet 2007

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Il s’était pourtant GUNTACKER les couilles sur les cuisses, tomber dans de la merde d’éléphant, manger son vomi, licher des sangsues, mais le pauvre a été trop loin…Il s’est baigné dans un lac du Québec.

Clin d’oeil

Lundi 30 juillet 2007

Est-ce qu’une fille qui se nomme Marie-Lune peut conduire de la machinerie lourde?

Un avovat qui s’appelle Dino ne devrait-il pas obligatoirement charger 30% de moins?

On constate que les vieux noms sont revenus à la mode. Béatrice, Noa, Camille, Romain, Théo, Jules, Émile (hé oui)

C’est normal, mais si ça continu, dans 15 ans on devrait commencer à avoir des Gaspard et des Juliette qui ont des grand-maman Vanessa et Cathleen.

Une autre chose vraie pour les chroniques branchées de Nicolas Langelier

Samedi 28 juillet 2007

À 30 degrés, on entend moins de jokes sur les Lavallois qui ont des piscines.

Plouch…

Bonne nouvelle

Lundi 23 juillet 2007

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Urbania a fait son meilleur numéro avec leur spécial sur les filles. Même si j’achète depuis le début, j’étais toujours déçu. L’asymétrie entre les qualités graphiques et le contenu anecdotique en faisait un exercice de style qui tardait à prendre du muscle.Le nouveau capitaine, Steve Proux, semble être celui qui manquait à cet équipage de volontaires.

On reste encore en surface, évidemment, mais on s’amuse mieux. J’aime beaucoup l’intégration de plumes blogosphériques, humoristiques, en continuant d’attendre le moment où ils vont cesser d’aiguiser leurs couteaux et se mettre à les planter là où il faut.

Montréal a cruellement besoin d’un magazine indépendant hors-Québécor, hors-Transcontinental, hors-Gesca. Urbania peut être tellement plus qu’une carte d’affaire de luxe pour graphistes de talent et jeunauteurs motivés. Ça s’en vient.

Le thème du prochain numéro: Montréal.

Le metteur en scène se repose enfin…

Mercredi 18 juillet 2007

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À ma première véritable mise en blague, j’avais les papillons. Quand c’est mon show, je suis sur scène, c’est moi le pilote. Mais pour Zone Interdite (studio du musée Juste pour rire à 23h30 jusqu’à dimanche) une fois le spectacle commencé j’étais impuissant. Excité mais impuissant.

La Presse les ont baptisé LES 4 FANTASTIQUES, le journal Métro parle d’audace, d’intelligence et de rire à profusion, le journal de Montréal n’a pas aimé les jokes de cul (c’est chacun ses goûts) mais souligne, comme les autres, l’efficacité des numéros de groupe et l’hilarité peu commune du dernier sketch.

Le dernier sketch, justement, nous a déjà valu des commentaires franchement délirants de la part de nos comparses du « milieu» .

Si vous passez les voir, laissez moi vos commentaires.

p.s. si vous achetez vos billets le jour même à la billetterie du festival c’est moitié prix…je dis ça de même.

Dieu donne moi un bon pacing

Dimanche 15 juillet 2007

Voici un billet pour les fans d’humour.

Les galas Juste pour rire présentent depuis 25 ans des dizaines d’humoristes à la suite l’un de l’autre. C’est l’art d’enchaîner des numéros et des artistes complètement différents. Cet art c’est l’art du « pacing» . Les français disent « la conduite» , le terme est le « conducteur»  mais si vous voulez vous faire comprendre par Gilbert Rozon, dîtes « pacing» .
Le pacing, c’est le mot chinois pour désigner l’ordre des numéros. C’est là que TOUT se joue. Le pacing c’est 95% des discussions de coulisse.

Pourquoi les agents accompagnent leurs artistes en coulisse? Le pacing.

Pourquoi les organisateurs se couchent à 5 heures du matin? Le pacing.

Tractation, négociation, le pacing final d’un gala est moins le résultat de la vision du metteur en scène que la proposition finale d’un jeu de pouvoir complexe. C’est au sujet du « pacing»  que se joue les meilleures micro-tragédies comiques du festival. Parce que le « pacing»  d’un gala influence énormément la réponse du public.

Par exemple, cette semaine je participais au 3 galas de Lise Dion. Parce que je devais faire mon one-man show dans une autre salle le même soir, j’étais premier dans le pacing. Résultat je rentrais sur scène alors que le public n’était pas réchauffé au maximum. Ma prestation servait donc un peu à chauffer la salle. Puisque que le gala de Lise était présenté 3 fois, et que mon show complet commençait plus tard que prévu, ma gérante à remarquer que mon pacing n’était pas idéal. Négociation, discussion, le 3ème soir, je me retrouve donc 3ème dans le pacing. En arrivant sur scène la salle était plus chaude, j’ai livré le même numéro que les soirs précédents, et au lieu de recevoir des applaudissement nourris à la fin de ma prestation, j’ai obtenu une ovation debout.

Poème cantonais

La différence entre un standing ou pas de standing? Le pacing!

Heureusement notre métier n’est pas une science. Tout le monde qui travaille en humour depuis 3 semaines développe sa petite théorie sur le pacing idéal. Voici donc les théories les plus populaires:

Les premiers seront les derniers

Personne ne veut être le premier humoriste a être présenté dans un gala.  Ce rôle incombe généralement à un humoriste de la relève.  Le pauvre casse la glace, et si il est fragile, il se casse la gueule.  C’est en revenant en coulisse, l’égo froissé, que le jeune humoriste se dit alors : plus jamais au début du pacing !  Pensez à ça quand vous entendrez des humoristes parler de l’importance d’encourager la relève…Ça veut dire que ça prend des petits nouveaux pour se casser les dents à leur place !

Pas dernier non plus

Cela ne veut pas dire que l’endroit idéal est à la fin du gala non plus.  C’est prestigieux d’être le dernier mais c’est aussi dangereux. Car les galas sont longs, et tout le monde connaît la théorie du cerveau et des fesses.  Cette loi millénaire qui veut que le cerveau ne peut pas en prendre plus que le derrière est capable d’en supporter.  D’où l’expression : en avoir plein le cul.  C’est donc difficile d’être le dernier humoriste d’un gala, à moins de pouvoir fournir un coussin extra à 2500 personnes.

Règle numéro 3 : Jamais après Marc Dupré

La deuxième requête de TOUS les humoristes : ne jamais passer après un imitateur. En général, les imitateurs font toujours des hits, même les moins bons obtiennent des ovations debout.  Mais pour un humoriste à texte comme moi, passer après un medley électrique composé des meilleures chansons d’Elvis, ce n’est pas une bonne idée.  C’est comme passer après Brad Pitt dans une session de speed dating.  C’est pourquoi, généralement, le numéro qui suit un imitateur c’est…l’entracte.

Les français

Tous les humoristes veulent passer après un français. Si le français est bon, la salle est chaude mais si le français est mauvais, la salle sera encore plus contente d’accueillir une valeur sûre. Pensez à ça quand vous entendrez des humoristes parler de l’importance de faire des échanges culturels.  Ça veut dire que ça prend des cousins français pour leur passer la puck sur la palette !

Le facteur X

Personne ne veut passer non plus après des gars comme Jean-François Mercier ou Mike Ward, ils sont tellement corrosifs que comparé à eux, on dirait que des Daniel Lemire ou des Pierre Légaré font de l’humour pour enfant.  L’idéal pour passer après des gars comme eux c’est…un français.

Le pacing de gala c’est un sport extrême.  Tout le monde veut le meilleur spot même si personne ne sait exactement où est le meilleur spot, sauf Yvon.  Mystérieusement, Yvon Deschamps est toujours au bon endroit, comme quoi quand on excelle, on éclipse tout ce qui vient avant, comme quoi il suffit d’être brillant pour briller.

L’humour avec un grand Y

Jeudi 12 juillet 2007

Des moments comme ça on les savoure.  Assis avant un spectacle, à discuter de l’importance du rythme dans un show d’humour.  Pas de révélations, pas de grandes envolées prophétiques, juste une conversation entre gens du même métier.  Ce qui est particulier, c’est quand ton interlocuteur se nomme Yvon Deschamps.  Il est content d’être avec nous.  Premier arrivé dans la loge, comme s’il ne voulait rien rater.  Yvon Deschamps savoure lui aussi ses adieux, qui n’en sont pas, il sait trop bien que pour des hommes comme lui, on ne décide pas comment ça va finir.

Le temps…

Mardi 10 juillet 2007

Mes ambitions d’entretien blogostique s’accordent difficilement avec la réalité.

La mise en blague de Zone Interdite 5 a pris beaucoup de mon temps mais le résultat est là.

A ne pas manquer à partir de Jeudi jusqu’à lundi à 23h30, le show se termine vers 1 heure am.

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Dans la loge

On a finalement découvert qui pue dans la gang du spectacle de La Clique.  Car oui, mesdames, les acrobates sont beaux, mais ils suent, et qui sue pue.

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Ce soir : lundi

19h30 St-Denis 1 gala Lise Dion

21h30 St-Denis 2 Spectacle Humour Libre

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Nombre de fois que je me suis baigné dans ma piscine lavalloise? 1

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Bon festival

Vous avez dit extrême?

Mercredi 4 juillet 2007

Demain soir, la moitié des humoristes de la province seront au studio Juste pour rire pour tester leurs sketchs pour les galas Juste pour rire.  De Dominique Michel à Lise Dion en passant par François Morency et Laurent Paquin, nous serons réunis dans une loge de fortune, fragilisés au maximum par la peur de se planter avec des nouveaux gags.  J’aime ces moments là, une petite salle, des égos plein d’angoisse, ça devient presque de la boxe, les chanceux sortent de scène exaltés, les autres reviennent en coulisse en faisant la liste mentale de leurs devoirs à faire, c’est mon métier dans toute sa vérité, sont touchant les petits comiques…

Je vous fait un compte-rendu dès que je peux.

Jeudi soir 23:30 Zone interdite 5

Lundi 2 juillet 2007

Certains se rappellent peut-être la série de spectacles Zone Interdite? En 94, Maxime Martin, Mario Bélanger, Sylvain Ouellet et moi-même avions créé l’équivalent québécois des Nasty Show de Just for laughs.

Il y eut ensuite Zone interdite 2 avec Maxime, Mario et Didier Lucien puis Mike Ward, Patrick Groulx, Martin Perizzolo et Patrick Tremblay ont assuré le 3ème épisode, puis Benoit Roberge, Cathy Gauthier, Mario Bélanger et Guylaine Tremblay ont animé le 4e volet.

Puis, comme l’anneau maléfique dans la caverne de Gollum, l’idée fut oubliée, la légende devint un mythe, le mythe une vieille affaire…Mais voilà que s’agite de nouveau le volcan de l’humour noir. Oui! Amoureux de farces qui pénètrent dans le dessous de la ceinture et qui visitent les zones en friche de votre cerveau sur-vitaminé, zone interdite revient!

Première mercredi jeudi soir à 23h30 au studio du musée juste pour rire.

C’est ma première mise en blague officielle.

Et j’oubliais, bel épais, c’est avec Dominic Paquet (qui fera un acteur porno) Marie-Christine Lachance alias Mary-Céramik Placard (en danseuse hongroise) Michel Sigouin (en terroriste) et Billy Tellier (en responsable des effets spéciaux de StarFuck 3).