Pub Bowl

C’est le week-end du super Bowl, qui est sans conteste la plus grande merveille du capitalisme sauvage. Car la publicité a pris le dessus depuis longtemps sur le réel affrontement sportif. Le super Bowl est au sport ce que Noël est au petit Jésus : une fête commerciale. La question n’est pas de savoir qui va mettre le ballon dans la zone des buts, mais plutôt qui va mieux planter tel ou tel produit dans la tête des consommateurs.

sb.jpg

Certains diront que c’est l’Amérique à son meilleur : les pauvres et la classe moyenne regardant des millionnaires jouer avec un ballon pour faire de la pub à des milliardaires. Un intermède dans la lutte des classes, noyée dans la bière, les grillades cancérigènes et le pepperoni bon marché.

Mais si Wall Street aime le Super Bowl c’est parce qu’il y a un paquet de Jo, Jim, Jack et d’Averel qui regardent en gang cet événement. C’est la St-Valentin des chums de gars. On peut y faire le plein de bines sur l’épaule dans une ambiance propice aux jokes de cul. Pas la bonne journée pour admettre des problèmes érectiles.

On en est là. D’année en année, le Superbowl est devenu un cirque de chiffres. Et les statistiques, c’est le caramel des médias, c’est la meilleure façon de dire n’importe quoi tout en ayant l’air brillant. Mais comme on dit : if you can’t beat them joint them. Voici donc quelques chiffres pour impressionner vos chums pendant le match :

Si tous ceux qui regardent le match faisaient une pyramide humaine, le gars en haut toucherait la lune avec ses doigts plein de crottes de fromages.
Si on donnait toutes les pizzas qui se mangent lors du Superbowl à une seule personne, son cul serait gros comme la Belgique.
Si tous les spectateurs se tenaient par la main, l’Amérique serait au prise avec une sérieuse épidémie de gastro-entérite!

Pour en finir avec le Superbowl, quand c’est rendu qu’un événement sportif est analysé par des publicitaires…on parle plus du même genre de placement. À tous bon match, bonne pizz et bonne pub!

13 commentaires à “Pub Bowl”

  1. Mlle Isabelle dit :

    Moua aujourd’hui, c’est dans le Parc Régional que ça s’passe : Mésanges à la main, chevreuils dans l’objectif de ma cam, écureuils sur mes cuisses et soleil dans mes yeux..

    J’ai pas l’choix, je suis allergique aux produits laitiers, faque la piz pis les crottes de fromage, je ne peux pas.. Je dois m’sacrifier..

  2. mrbathurst dit :

    J’ai travaillé 5ans dans un pizza hut, donc manqué 5 super bowl, pour faire de la maudite pizza pan/croute farcie etc, à quantité industrielle. C’était LA plus grosse journée de l’année. Même plus gros que le tournois de Kin-ball de la polyvalente dont nous étions commenditaires…’magine!!

  3. Cassandra dit :

    Bonjour !! Bon week-end !!
    Martin, je lisais ton billet et je crois que dans les quelques chiffres pour impressionner les chums pendant le match, tu a oublié quelque chose, « La pause pipi » Les chutes jaune tu vois ? le débit d’eau qui s’écoule a la pause pipi pendant le match, celle la est vraiment spéciale hen ? hihi J’en apprend tellement moi a la radio, c’est de plus en plus facile grace a la radio du monde est petit de comprendre les mystère de la vie dans ce monde… ;) xx

  4. Sylvie dit :

    Bon super bowl, et bonnes annonces publicitaire, pendant ce temps je serai une veuve du football..
    bye
    sylvie

  5. brijit dit :

    Martin, j’ai eu peur que tu parles des statistiques de pipi comme vous avez parlé hier à la radio…Beurk!

    Nous demain, on a une rencontre de bloggers! C’est super le fun, on est une petite gang qui « bloggons » et échangeons des commentaires depuis octobre environ. Et demain on se rencontre en personne! Wow! J’ai super hâte à ce « tailgate party »… Ce sera d’ailleurs mon premier Superbowl! J’y connais rien en football et à vrai dire, j’m'en fou pas mal! J’y vais pour rencontrer mes pairs!

    Bon superbowl à tous!

  6. Pas certaine des produits laitiers dans les crottes de fromage (si on parle des pseudo-chips oranges). C’est compliqué, y’a les crottes de fromage de vrai fromage, et les crottes de fromage orange. Bref.

    Dimanche soir allez-vous diffuser le SuperBowl en même temps que les lectures?

  7. inkogntho dit :

    Lundi, on parlera plus des pubs que du match. À moins qu’un artiste décide de nous montrer une partie de son anatomie, ou que ça dégénère comme en Italie (ce qui me surprendrait beaucoup). Mardi, on n’en parlera plus.

  8. Lyne-la-lune dit :

    @Mary: la différence c’est que les vraies font « qui-quick » !

    Je déteste le football. Je haie le football. Je boude ! «Ze voulais Z’aller aux auteurs du dimanche voir Matthieu Simard ce soir !!! Zut de zut, c’est vraiment trop inzuste !»

  9. Sébas dit :

    Martin, j’aime bien tes points de vue en général, mais que veux-tu dire par capitalisme sauvage? On dirait que c’est à la mode de tout mettre sur le dos du capitalisme, ces temps-ci. Le capitalisme n’est qu’un concept économique qui, quand on le connaît, révèle de très bons points pour la société en général.

    Mais bien des gens parle de capitalisme sauvage comme si le mot sauvage en lui-même était un argument. C’est poche. C’est comme si on préférerait faire la file pour sa pinte de lait comme dans l’Union Soviétique d’antan.

    Pour ce qui est du show de statistiques… les médias aiment généralement être les têtes d’affiche, alors ils rivalisent d’imagination pour sortir des stats stupides qui leur donnent de quoi à dire dans leur bulletin de nouvelles.

    Le match est fini, les Colts ont gagné. Bonne nuit!

  10. Le capitalisme sauvage, c’est la disparition de la classe moyenne. Les gens riches s’enrichissent encore plus, et ce, sur le dos des gens pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres.

    Il y a une marge entre le capitalisme et le communisme: un capitalisme pas sauvage haha

  11. Patrick Dion dit :

    J’sais pas si c’était le but visé mais cet excellent texte porte beaucoup à réflexion.

  12. Martin dit :

    C’est toujours mon but Patrick. Merci, mais ce qui m’intéresse c’est de savoir quelle réflexion…

  13. Patrick Dion dit :

    Des réflexions avec la tête Martin! Sans blague, j’ai adoré ce paragraphe au grand complet:

    « Certains diront que c’est l’Amérique à son meilleur : les pauvres et la classe moyenne regardant des millionnaires jouer avec un ballon pour faire de la pub à des milliardaires. Un intermède dans la lutte des classes, noyée dans la bière, les grillades cancérigènes et le pepperoni bon marché. »

    Tu as résumé en 4 lignes le paradoxe d’une nation. C’est vrai qu’on est aussi niaiseux que ça comme nation. On subventionne l’écart des classes dans nos faits et gestes quotidiens. Et après, on est les premiers à chialer quand tout le système perd pied. Faudrait s’arrêter plus souvent pour constater la grosseur de quelques-unes de nos bêtises.

Laisser un commentaire

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

est fièrement propulsé par WordPress
Flux RSS des entrées et Flux RSS des commentaires.