La prise de l’ours politique

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Marc Béland lance avec son masque en main: «Qu’est-ce qu’on attend pour se faire un pays?»

J’ai été vraiment pris de cour. Faut dire que j’étais en pyjama avec un gros verre de lait au chocolat.

Je viens de finir un rush de fou avec la radio, les shows et j’ai un bonhomme de factures qui me fait peur quand je rentre dans mon bureau.

C’est pas que j’ai pas le temps Marc, mais c’est le temps des fêtes.  J’ai plein d’amis à voir, il fait noir de bonne heure, faut que je refasse le filage de mon cinéma maison qui n’a jamais fonctionné normalement.  J’essai de me planifier une game d’Axis and Allies avec des chums et j’ai pas encore trouvé un cadeau pour ma blonde. Pi il parait que c’est le fun des sodokus…

En plus je me suis booké un dîner mercredi. Je dois aller porter mon appareil photo chez L.L. Lozeau. Comme tu vois je suis méga-loader

Trompe toi pas Marc, je ne dis pas non pour le pays, au contraire. C’est seulement que l’hiver commence…Soyons réaliste et surtout lucide, il va finir par neiger à un moment donné.

Le printemps, je suis souverainiste à l’os.  Aucun doute. Quand il fait beau, je suis prêt à bénévoler pour la cause, pas de trouble! Je camperais même devant le parlement s’il le faut (en fait je planterais ma tente et j’irais coucher subtilement au Capitol mais n’empêche) l’été je suis un top-patriote. Je dirais même plus, je suis un felquiste caniculaire.

Mais là, je sais pas, le frett, c’est gris…

Peut-être que si j’avais un foyer j’aurais plus le feu? Mais la pollution…

Voici ce que je propose, mon Marc. On relaxe pendant les fêtes, on ne pense pas à ça, on s’amuse, on rit, on s’engueule, on boit, on mange et on se masse les pieds (moi ça me calme au boutte) puis, en janvier, on se rappelle, on attend qu’il fasse beau et on se fait un pays. C’est ti-pas un beau programme ça?

Mais faut que ce soit avant la mi-novembre 2007, sinon oublies moi.

Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver et l’hiver on met le pays sur la glace, c’est connu, c’est pas moi qui l’a dit, c’est l’autre là…

 

12 commentaires pour “La prise de l’ours politique”

  1. Yan dit :

    “Mais faut que ce soit avant la mi-novembre 2007, sinon oublies moi.”

    Nice quote ca!

    Je crois que le monde on peur de l’apres-souveraineté avant que tout roule comme sur des roulettes. Il va bien y avoir quelques semaines/mois/années qui vont être assez dur à vivre.

  2. martin dit :

    Tout a fait raison, car se n’est pas parce qu’on n’est souvrainiste qu’on doit juste pensé a cela de la fin de semaine.
    Relaxons un peu, notre moment viendra un jour et j’en suis sur marc et martin seront la pour la faire la souvrainté.
    mais en attendant moi je vais aller déjeuner……………

  3. Isabelle dit :

    C’est surtout la désinvolture de Marc quand il a fait sa déclaration. Il aurait pu dire: “Qu’est-ce que je voulais dire… Ah oui. J’aime les fraises et les framboises.” Et il aurait eu la même candeur.

    Et je suis obligé de dire, que je fais parti de la même “nation” que toi. L’hiver, on a tellement d’autres choses à fouetter et tellement de conversation de météo à alimenter. Sérieusement, il nous suffit souvent d’une sortie comme celle-là, pour que l’idée se gonfle à nouveau dans notre tête, mais pour combien de temps…

  4. Martin dit :

    La souveraineté se doit d’être faite au printemps.
    Prenons ici l’exemple des bars sans fumée. On applique la loi dès qu’il fait beau, ensuite on a tout l’été pour s’habituer puis quand l’hiver arrive la moitié de la population en est revenue.

    Ce qui me fait penser qu’un bon politicien doit connaître sa météo.

    Gardons un oeil sur Yannick Marjo….

    Martin P

  5. isag. dit :

    Je suis pas mal d’accord avec la théorie du printemps.
    Le Québec embaume le lilas en fleur. C’est assez pour embrouiller les esprits réfractaires!

  6. Frédéric dit :

    Bonjour Martin Petit,

    Premièrement, merci beaucoup d’avoir glisser un mot à la radio se rapportant à moi le 15 décembre, ce fut une belle pensée et cela m’a fait chaud au coeur, merci encore :) .

    Deuxièmement, au risque de me faire huer par ceux qui ne regardent pas les deux cotés de la médaille, je crois qu’il est rendu un peu trop tard pour se séparer du canada. On est plus en position forte et on ne ferait que devenir plus vulnérable. On a pas d’armée en tant que tel, on a pas un PIB assez élevé pour subvenir à nos propres besoins, on ne sait même pas ce que l’on veut et aucun gouvernement actuel provincial mérite de diriger un “pays”.

    Nous avons besoin de plus de préparation et du temps. Avant de faire ça, il faudrait tenter de payer la dette publique, nous faire entendre au fédéral pour réclamer nos droits et faire nos devoirs en condition que le fédéral font aussi leur devoir…

    Bref il faudrait regarder d’autre alternative et après lorsque le québec sera prêt OSER repenser a se séparer.

    Ps: Joyeux temps des fêtes Martin, bien à vous et reposez-vous.

    Frédéric Brophy Nolan

  7. karine dit :

    Quel argument fort!!!!!! On a pas d’armée!!! puis les rocheuses dans tout ça? nos belles rocheuses frédéric, oublis -les surtout pas……

    Martin, je suis comme toi sur ce sujet, j’y crois aussi……

    Karine

  8. jeff dit :

    karine
    descendez de votre nuages magique pour un pays avec plusieurs ressources naturelle se doit d’avoir une armé!
    enlevez vos lunette rose le monde n’est pas tout beau et gentil!

  9. jeff dit :

    karine en fait ce n’est même pas un argument c’est un fait et c’est la réalité!
    la seul raison que je serais pour une séparation éventuelle c’est parce que cela ne ferais que accélérer le processus pour devenir une nouvelle étoile sur le drapeau américain!
    ne vous en faite pas cher amie souveraineux oncle sam ne fait qu’attendre silencieusement le temps de vous conquérir pour vos ressources et ne vous en faite pas ca va se faire sans violence car notre cher gouvernement vont leur offrir votre pays sur un plateau d’argent

  10. Anna Louise dit :

    Salut Martin

    Je sais pas… moi je suis une grand-mère de 65 ans et je trouve que la polémique pour bâtir notre pays est dépassée….

    Sincèrement, le français sur la planète ça représente quel pourcentage?
    10% 15% peut-être…. Alors moi je trouve qu’envoyer nos jeunes d’aujourd’hui défendre le fait français au Québec est bien déplorable.

    C’est pas que je n’aime pas ma langue française; mais je pense que je suis réaliste en disant que : oui protégeons notre langue et nos coutumes et nos moeurs, mais ouvrons l’oeil et restons vigilants car bientôt nous serons appelés à transiger dans la mondialisation et là toutes les langues se rivaliseront.

    Non, plutôt moi je dirais que la bataille faut la faire au niveau techologique:
    voyons ça - si tout à chacun possédait un petit bidule électronique qui ferait que quand une personne nous parle, notre bidule traduit immédiatement les paroles dites dans notre langue!!!! Ca serait pas merveilleux!!!

    On pourrait alors toujours faire un grand sourire à notre interlocuteur et jaser comme bon nous semble - fini la guerre des langues et vlan pour le commerce international. Les caisses enregistreuses de tous les pays pourraient même être équipées de téléscripteur qui traduirait immédiatement le prix et les détails fournis par le caissier… Il me semble qu’on est pas loin de cette réalité - juste à prendre les GPS qui nous amènent si bien à destination….

    Moi je dis, vive la traduction et mettons donc tous nos efforts de ce côté, alors là seulement pourrons nous espérer vivre en harmonie avec toute notre belle planète…

    Merci de m’avoir donné l’opportunité de bloguer.

    Anna Louise

  11. jeff dit :

    P.s.: Rien de plus choquant que remarquer des fautes APRÈS avoir envoyé son commentaire non corrigible… ggrrrr.

  12. Martin Petit dit :

    à Jeff on t’aime pareil :)

    Anna-louise:

    merci de laisser ta trace, on a pas fini de me convaincre que l’avenir du Québec est à Ottawa!!!

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