2 oeufs bacon critique
12 mai 2008Richard Therrien, Le Soleil:
“Oui, on peut réinventer les galas. Martin Petit et son équipe ont réussi ce tour de force hier en offrant un gala souvent surprenant, drôle et encore drôle, et surtout pas paresseux. Si ce n’était que de moi, Petit pourrait attraper le contrat pour les trois prochaines années.
Pour son deuxième gala, l’humoriste a donc été d’une efficacité redoutable, surtout durant la première heure. Après un numéro d’ouverture rappelant les 10 ans, avec nul autre que Patrick Bruel sur l’air de Place des grands hommes, on a eu droit à ce clin d’oeil génial : une équipe tournant un making of du gala, et cette autre tournant un making of sur le making of! Une mention spéciale à l’imagerie de ce gala, colorée et vivante.”
*

Le gala les Olivier était fini depuis 2 heures et on riait encore. Dans le concert d’éloges que des collègues m’ont offert spontanément, je riais avec l’équipe car on savait que pour chaque Guy Lepage, Louis-José Houde et François Avard qui ont aimé, on trouverait des journalistes qui démoliraient notre show, voilà, c’est pour ça que Brathwaite n’en peut plus. Bref hier ça été un gros party de bureau, les photos suivront.
(*tout compte fait, je dois amender ce texte, les critiques étant majoritairement favorables je dois m’excuser d’avoir prévu le pire)
C’est un vieux cliché journalistique de ne pas aimer les drôles. * Mais je dois féliciter Hugo Dumas, le chroniqueur de LaPresse qui a trouvé le moyen de renouveler le genre. Je comprends pas ce qui lui arrive, mais sa sortie catholique pré-gala était tellement bizarre que, comme j’ai entendu hier “ça sent le problème de médicament”. Reste que le pauvre est devenu en 48 heures le journaliste le plus détesté du milieu, loin devant madame Bombardier, faut le faire. Je trouve ça dommage, car je collabore et discute avec la majorité des critiques culturelles, mais le pauvre Dumas vient de se faire beaucoup d’ennemis de talent.
Conclusion: un gala d’humour, c’est un gala. Les moments ratés servent à rappeler à ceux qui peuvent l’imaginer, que notre métier est dangereux et difficile. On les aime autant que nos moments réussis. On est comme des cascadeurs, on fonce et même quand on se blesse, on rit à s’en casser les côtes.
1.2.
Je suis mort de rire. Ceux qui ont vu le gag hier concernant les prouesses vocales de Guy a Lepage qui me font saigner du nez. Appréciez ce courriel, reçu il y a quelques secondes sur le site de l’APIH. C’est vrai de vrai, vrai:
“Il etait evident que l’animateur a pris de la drogue (cocaine) durant le
show … saigne du nez a la television … dommage … ”
wow!
1.2
Ces photos ne sont pas pour diffusion et m’appartiennent, mais vous pouvez les yeuter en masse!

Notre hôtesse, 19 ans, 6 pieds 5 pouces, une vraie soie, et grâce aux recherches de notre équipe, c’était la première fois de sa vie qu’elle portait des talons (3 pouces). Ma blonde lui a même donné un cour d’utilisation avant de rentrer sur scène. Julie porte des 16. Cocasse, 3 gars pendant le party m’ont avoué s’être accidentellement rentré la face dans sa poitrine. C’est qu’elle est un peu clumsy, naturellement.
Et puis Dieudonné! Après avoir dédié le gala au caricaturiste danois Kurt Westergaard on rejoignait un Dieudonné “jack Bauerisé” à la botte des Chinois. De l’humour politique comme je l’aime. De loin le sketch préféré des humoristes présents au gala.

Haaa et mon pirate préféré, un des plus généreux et bon joueur de la colonie. Dominic Sillon et Diane notre vinicologue-régisseure.








