Une idée mondialisée

26 avril 2012

À l’heure même où PKP se désole que les concepts télés d’ici ne soient pas exportés à l’étranger ( pour rapporter à qui au juste ? ) la compagnie Dreamworks a décidé de produire la version américaine de Starbuck.

Alors que dire de plus.  Mon nom sera au générique d’un film américain à côté de celui de Steven Spielberg !!!!!!!

(je redescend du plafond)

C’est un rebondissement final spectaculaire et surtout rapide. Il y a moins de 3 ans je partageais à Ken Scott cette idée de film d’un homme qui a 9 mois pour conjuguer l’arrivée d’un premier enfant et un recours collectif de centaines d’enfants issus de ses dons de sperme.

Nous avons écrit le scénario avec le stress constant de voir l’annonce d’un film sur le même sujet.  Depuis, plusieurs cas de « Starbuck » au USA et en Angleterre sont apparus, ce qui a donné énormément de pertinence à cette histoire.

Maintenant c’est la Mercedes des compagnies de cinéma qui va propulser cette histoire aux 4 coins du globe.

J’avais vécu ça à plus petite échelle avec les Bizarroïdes, où nos sketchs visuels avaient fait le tour du monde avec les émissions Juste Pour Rire, mais là, c’est intense.

Je sais que ça parait surréaliste que mon premier projet en cinéma se retrouve dans les mains de Steven Spielberg, et ce l’est.  Mais en même temps, j’ai toujours cru qu’au delà des réputations des CV, des égos, du glam et du StarSystem, le monde des arts doit être mené ni par l’argent ni par le sexe, mais par des idées.

L’exportation québécoise, ne peut que passer par l’originalité des idées, si j’étais PKP, j’investirais simplement dans ceux, ici, et ils sont nombreux, qui en ont…et je m’arrangerais pour que ce soit financièrement intéressant pour eux advenant un succès.  :-)

Femmes je vous aime

12 mars 2012

J’aime les femmes pour plein de raisons mais depuis quelques années j’apprécie vraiment ceci, qu’elles ne sont pas jalouses.

Mes amies Facebook, Twitter, ou lectrices de blogues, je pense à mes amies Geneviève Lefebvre, Catherine Voyer-léger, et combien d’autres, âmes sensibles et sereines, qui ne cessent de m’encourager quand un évènement heureux arrive.

J’ai compris aussi que je ne le suis pas de nature, j’ignore pourquoi.  J’avais 20 ans, rien devant moi, et mon amitié avec Michel Courtemanche, qui était alors vedette millionnaire et artiste vénéré, ne générait absolument pas une once de jalousie.

Je ne le suis pas car je ne considère pas être en compétition avec personne mais en combat avec moi-même.  C’est contre moi-même que je lutte pour arriver à quoi que ce soit.  C’est contre mon inertie , ma paresse, mes défauts, mon manque de talents que je lutte tous les jours pour créer quelque chose de cohérent.  Personne n’aura une plus grande part de responsabilité que moi-même dans ce que je rate.

Quand on réussit quelque chose c’est toujours au prix d’un effort réel.  Je ne connais pas de succès facile.

Les femmes sont sûrement jalouses par moment, entre elles, mais avec moi on dirait que la compétition disparait et laisse place à une relation qui est beaucoup plus constructive.

Pourtant j’ai beau travailler fort, c’est tellement pas ce que je suis, ça me définit si peu, que je me demande de quoi on peut être jaloux.

En ce lendemain de Jutra, j’ai une pensée pour ce vieux chum de Phillippe Falardeau, qui au bout de son clavier d’ordi, devant sa boîte de courriel, ne lui écrira pas la fierté qu’il éprouve pour son ami, par jalousie, ce sentiment qui fait rapetisser.

En bref, changez pas les filles, vous n’avez pas besoin de talons hauts quand vous êtes assez grandes pour dire bravo.

—-

L’argent qui fait le bonheur

24 février 2012

Le nouveau quadragénaire Patrick Lagacé pilote un dossier très pertinent sur notre relation avec l’argent. Un sujet tellement riche qu’on pourrait y revenir pendant des mois tellement l’argent organise nos vies intimes.

Mais dans la foulée de la relation de l’argent avec le bonheur j’ajouterais ce petit fait vécu.

Aujourd’hui une personne très importante dans ma vie a reçu une excellente nouvelle sur une opération qui consistait à enlever une masse cancéreuse.  Les nouvelles sont excellentes, le cancer ayant été pris à temps. Sans entrer dans les détails le médecin a résumé cela ainsi, un mois plus tard seulement, et la virulence de la maladie aurait été considérablement augmentée.

Je vous dit ça pcq cette discussion a eu lieu dans une clinique médicale privée.  Ces endroits où il en coûte plus cher pour avoir ce qu’on vient d’obtenir, du temps.  Temps que le réseau public ne pouvait vraiment pas nous donner.

De l’argent, quand ça peut acheter du temps, ça fait vraiment le bonheur.

C’est le plus beau cadeau que je me suis fait depuis très longtemps. Je dis « me suis fait » car c’est une générosité égoïste que de donner pour garder près de soi les gens qu’on aime.

Et regardez qui vient me rejoindre pendant que j’écris ça……Ça ne s’invente pas

p.s.

(il ne s’agit pas de mes enfants ni de ma blonde ni de moi, heureusement, je le dis pcq ma mère m’a appelé ce matin toute inquiète….Et soyez sans crainte si c’était le cas je ne le bloguerais pas)

Le tabou de l’ordre social

20 février 2012

Vous avez encore peur des pauvres vous?

Fascinant qu’on ait tant parlé des fameuses gated communities, de cette peur des pauvres, de ce besoin de se protéger des méchants pauvres.

Suivre l’actualité depuis 15 ans il est évident que c’est du côté des très riches que les plus grands maux arrivent.  Où sont les mécanismes de défense contre ceux qui mettent en péril la majorité de la population?

La classe moyenne ici comme ailleurs est incroyablement servile malgré toute l’information qu’elle possède.

L’état lui joue le jeu des puissants avec une arrogance insoutenable.

Comment cela peut-il durer? Puisque rien n’est éternel, cela ne durera pas éternellement.

Au moins il y a des petits comiques comme celui-là

50 conseils applicables en humour (ou presque )

12 février 2012

Dans cet article de blogue, plusieurs conseils pour des designers graphiques mais qui se transposent au métier d’humoriste (et plein d’autres évidemment).

J’aime cette vision du succès comme étant une source illimitée, trop souvent les gens ont l’impression que le succès de l’un empêche le leur.

J’ai vu bien des humoristes faire de très mauvais choix (moi inclus) parce que l’entourage ou l’équipe du moment ne donnait pas l’heure juste.

…et quand on échoue. Assumer notre part de responsabilité.

Être contre la semaine du suicide (façon de parler)

8 février 2012

Parlons tabou, je la trouve très mal nommée cette semaine de prévention du suicide.

Car il me semble qu’on veuille parler de prévention de la détresse psychologique?  C’est la détresse qui mène à l’idée du suicide non? Cette détresse a de nombreuses causes, le suicide est le point final à des histoires souvent différentes.

Parler de détresse psychologique ça ouvre le sujet à toute la société, en fait, ça oblige à remettre en cause cette même société qui est toxique mentalement pour des milliers de personnes.

Voir noir, perdre espoir, s’imaginer le pire, se sentir à bout de souffle, sans ressources, vidé,   oublié et rejeté, ça arrive à nous tous au cour d’une vie.

En fait, je me souhaite de me tromper et que cette semaine soit bien nommée, car c’est trop important pour que le message rate sa cible.

Le tabou des cultures nationales

31 janvier 2012

Dans La Presse de samedi dernier, un reportage fascinant sur la soeur de la femme meurtrière du clan Shafia.  La soeur afghane, qui habite toujours là-bas, dans une famille où l’honneur est central au point de justifier le meurtre de ses propres enfants.

Ça écoeure.

Ça écoeure de savoir que des québécois sont morts en Afghanistan pour défendre des gens comme ça aussi.

Ça écoeure de constater un fossé de civilisation aussi vaste.  Impossible à combler.

Comme quoi les cultures ne se valent pas toutes.

Les cultures ne sont pas toutes égales.  Voilà le tabou du multiculturalisme.

Il y a des cultures minables et méprisables d’un point de vue occidental.

Ça se dit pas souvent mais ça se dit, c’est une question d’honneur.

Le Québec emporte encore le Canada au Oscar

25 janvier 2012

Premièrement je sais, mon blogue est plate à suivre….

Je suis jamais en panne d’inspiration pour écrire des niaiseries mais puisque j’essaye ici d’être un tantinet pertinent, ça bloquait au niveau éditorial.

Il y a aussi cette impression « d’exister médiatiquement » un peu pas mal à mon goût pour un début d’année.  Passage à Tout le monde en parle, plusieurs articles dans les journaux, d’abord pour le spectacle puis pour Starbuck.  Je sentais pas que j’avais pas grand chose à vous raconter de différent de ce que les médias rapportaient.

Évidemment ma vie ne manque pas de piquant, je conduis une Smart en hiver alors je suis toujours entre la vie et la mort.

En fait la seule chose qui m’apparaît limpide, c’est la méticuleuse stratégie des conservateurs, d’isoler le Québec, de l’appauvrir médiatiquement et d’entretenir un climat où la zizanie vient à bout de tous les efforts, un climat qui use, qui rogne, qui endors.

Puis il y a M. Lazhar de P. Falardeau produit par cinémascope qui va au Oscar. Un moment de lumière dans la grisaille.  Avant c’était le hockey, maintenant c’est le cinéma qui nous donne des raisons d’être fiers collectivement de notre acharnement à exister en Amérique avec peu de moyens, mais cette audace qui force l’admiration.

Merci M. Falardeau

et vive vous !

31 décembre 2011

L’an dernier je me souhaitais de ne pas crouler sous mon horaire de tournée ! Mission réussie grâce à cette prudence mais je ne vous cacherai pas qu’il y a eu des moments très difficiles où la fatigue était comme un mur.

Bref c’est passé, 2012 sera autre et j’ai vraiment hâte d’avoir le droit de vous confiez ce qui s’en vient, mais c’est très excitant.

Merci à vous tous qui êtes allés voir Starbuck et/ou Le Micro de feu, votre support et votre intérêt expliquent leur succès !

Bonheur et expériences sensorielles positives !!!

L’année des élastiques

13 décembre 2011

2011 fut l’année des élastiques.

L’élastique tendu pendant 33 mois par Jean Charest avec son refus de commission d’enquête sur le domaine de la construction.  Un élastique qui a faillit décapiter Jean-Marc Fournier lorsqu’il a été lâché.

L’élastique entre l’auteur des discours de Jean Charest et sa conscience.

L’élastique entre ce qu’Amir Khadir est capable de dire et ce que le maire Labeaume est disposé à entendre.

L’élastique entre ce que DSK est capable de faire aux femmes et ce que les femmes sont prêtes à endurer.

L’élastique entre ce que Wajdi Mouawad veut que l’on pardonne à ses amis et ce qu’on est disposé à applaudir.

L’élasticité entre le concept d’émission de divertissement familial et Occupation Double.

L’élastique entre ce qu’on rêve pour le Québec et ce que le Canada devient sous les conservateurs

Occupy Wall Street, un preuve de l’élastique du manque de justice sociale entre les milliardaires et ceux qui saignent leur vie dans un jeu perdu d’avance.

L’élastique du double jeu du Pakistan qui cachait Oussama Ben Laden et celui des Etats-Unis qui ont purement et simplement exécuté leur ennemi en dehors de leurs frontières.

L’élastique entre les partisans de Hockey et une ligue qui protège mal ses meilleurs joueurs des commotions cérébrales.

L’élastique qui casse.  Deux suicides.

C’est l’immolation d’un jeune Tunisien excédé du système politique qui a créé la révolte qui a embrasé le monde arabe.  Ici, le suicide de Marjorie Raymond, a allumé chez moi une envie de ne jamais baisser les bras devant l’éducation de la violence qui règne dans le silence de trop d’écoles.

Cette année, les travailleurs abusés d’Amérique, d’Europe et du monde arabe se sont reconnus dans cet élastique trop tendu entre la vie qu’ils méritent et le pain qu’ils mangent.

Pour 2012, l’élastique entre les pauvres et les mégariches est maintenant bien en place.

Une dernier suicide, collectif celui-là ? L’avenir nous le dira….Kyoto.

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